Aimez-vous

Éphésiens 4 : 1-4

Moi qui suis prisonnier à cause du Seigneur, je vous demande donc instamment de vous conduire d’une manière digne de l’appel qui vous a été adressé : soyez toujours humbles, aimables et patients, supportez-vous les uns les autres avec amour. Efforcez-vous de conserver l’unité que donne l’Esprit, dans la paix qui vous lie les uns aux autres.

Il y a un seul corps et un seul Esprit ; de même, Dieu vous a appelés à une seule espérance lorsqu’il vous a fait venir à lui. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous qui règne sur tous, qui agit par tous et qui est en tous.

Philippiens 2 : 1-4

N’avez-vous pas trouvé dans le Christ un réconfort, dans l’amour un encouragement, par l’Esprit une communion entre vous ? N’avez-vous pas de l’affection et de la bonté les uns pour les autres ? Rendez donc ma joie complète : tendez à vivre en accord les uns avec les autres. Et pour cela, ayez le même amour, une même pensée, et tendez au même but. Ne faites donc rien par esprit de rivalité, ou par un vain désir de vous mettre en avant ; au contraire, par humilité, considérez les autres comme plus importants que vous-mêmes ; et que chacun regarde, non ses propres qualités, mais celles des autres.

Introduction

S’il y a bien une chose que nous revendiquons dans notre foi chrétienne, c’est l’amour qui nous unit en Christ, cette union que procure le Saint Esprit. Oui, nous nous aimons. Nous sommes frères et sœurs ! Nous faisons partis de la même église, nous avons reçu la même grâce, les mêmes dons le même amour. Amen ! Amen ? vraiment ? De quels chrétiens parlons-nous ? De tous ceux qui confessent un attachement de prêt où de loin au Christ ? Des chrétiens orthodoxes ? Où c’est peut-être les chrétiens catholiques que nous aimons ? Déjà, ce n’est déjà pas clair à qui cet amour en Christ nous unis. Restons plus simple, surement il sera plus facile d’être unis avec les protestants ; avec les libéraux qui interprètent la parole en fonction des évolutions sociales… Les réformés, qui respectent scrupuleusement le verset « ne vous conformez pas au siècle présent, mais plutôt aux siècles passés… ». Resserrons notre entonnoir, restons juste sur les évangéliques, là ça va être plus facile d’être unis… Unis avec nos frères et sœurs charismatiques, vous savez, ceux qui reçoivent régulièrement des visions et des nouvelles prophéties de Dieu, qui parfois se trouvent dans de curieuses positions à cause du Saint-Esprit… Ou les pentecôtistes qui justifient leur foi par le signe du parlé en langue… Sommes-nous comme le dit Éphésiens dans la « paix qui nous unit les uns aux autres. Sommes-nous un avec ceux-là ? Est-ce que je continue avec les méthodistes, l’union à laquelle nous appartenons et dont nous voulons sortir, nous aimons-nous les uns les autres de l’amour de Christ ? Tout cela est déjà bien compliqué, simplifions-nous le travail et restons dans notre petite église locale, certainement, là nous vivons l’amour de Dieu, l’unité de l’Esprit. Certainement, ici, personne n’est déçu de l’attitude de certains frères ou sœurs. C’est sûr que dans notre église locale, personne n’a été blessée par le comportement d’un autre. C’est sûr que dans notre église locale, nous trouvons une joie immense et parfaite à nous retrouver et passer du temps ensemble. Oui dans notre église locale nous vivons pleinement l’amour de Dieu entre nous et nous pouvons chanter « Tous unis en l’Esprit pour proclamer à tous les hommes qu’il nous offre le salut » … Personnellement, et je pense que vous serez d’accord avec moi, l’état de notre amour est débattable, même dans notre communauté locale, et nous avons bien trop souvent tendance à être centré sur nous même et à pointer du doigt le manque d’amour envers-nous de l’autre chrétien.

Au cours de ces vacances, j’ai découvert un artiste et son personnage Anicet, notamment ce petit dessin dont je vous fais part maintenant :

« J’ai recomposé mon surmoi ! J’ai fait un tel travail sur moi-même que je trouve que vous pourriez faire un effort pour m’accepter comme je suis ; Et ne me demandez surtout pas d’indulgence envers-vous »

Cette phrase m’a beaucoup fait réfléchir de part sa simple vérité. On travaille sur soi-même, on se connait, on fait des efforts, on essaye et l’on s’attend tout naturellement à un peu de reconnaissance devant tant une si belle besogne, afin d’être accepté comme l’on est, et puis après tout nous ne sommes qu’humain ! Cependant, lorsqu’il s’agit de l’autre, alors, là ce n’est pas pareil, on ne sait pas tout ce qu’il a traversé, mais peu importe, nous montrons souvent beaucoup moins d’indulgence envers l’acceptation de l’autre que ce que nous attendons pour nous même. Naturellement, nous sommes centrés sur nous. Et étrangement cette petite caricature a été quelques jours après suivie d’une lecture sur ce sujet dans la Bible sur l’amour entres frères et sœurs. Mais qu’est-ce donc ? comment s’aimer ? Comment glorifier Dieu dans nos relations et vivre cette amour. Eh bien ce matin, je suis là pour vous dire que cet amour n’a absolument rien à voir avec notre relation et nos interactions entre frères et sœurs. Si vous commencer à réfléchir à l’amour que votre frère doit vous montrer, alors vous êtes complètement à coté de la plaque car l’amour entre frère et sœur doit premièrement être complétement altruiste, sans aucune attente en retour et lié à uniquement à Dieu. Et deuxièmement, nous ne pouvons rien attendre en retour car cela est uniquement de notre responsabilité personnelle.

Que cela soit dans Éphésiens ou Philippiens, dès que l’on parle de s’aimer entre chrétiens, il y a toujours le même lien : connaître Dieu et son œuvre. Dans Éphésiens :

Il y a un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous qui règne sur tous, qui agit par tous et en tous.

Dans Philippiens :

N’avez-vous pas trouvé dans le Christ un réconfort, dans l’amour un encouragement, par l’Esprit une communion entre vous ? (…) Ayez entres-vous les dispositions qui sont en Jésus-Christ

Dans les deux lettres citées ce matin, ces exhortations suivent des proclamations de l’œuvre de Dieu à la croix où l’amour de Dieu a été pleinement incarné. Cet amour qui s’est donné, offert, sacrifié sans rien attendre en retour, sans aucune condition, seulement par grâce, c’est un don, un cadeau non mérité. Il y a ensuite l’appel d’imiter Christ, de suivre son exemple.

La première chose quand on réfléchit à l’amour qui nous unit, c’est de se rappeler de Christ et de son Père. C’est tellement important. Quand nous pensons à l’amour entre nous, bien trop souvent nous pensons à des actions, des émotions, des interactions entre nous. Pourtant le point de départ de toute pensée et réflexion sur l’amour c’est Dieu, son œuvre, son plan et sa grâce. C’est-à-dire que la prochaine foi que vous réfléchirez à l’amour entre frères et sœurs, vous devrez commencer par Dieu. Vous devrez vous rappeler de ces caractéristiques. Le premier chapitre d’Éphésiens ou de Philippiens feront très bien l’affaire, ou bien si vraiment vous faîte la sourde oreille, alors lisez Philippiens 2 : 6 à 11. Si vous voulez vraiment honorez Dieu en parlant et méditant sur le lien qui nous unis, sur la réalité de l’amour, alors commencez toujours par cela. Car en effet, nous n’aimons pas pour recevoir de l’autre de l’amour, mais nous aimons pour ressembler à Dieu. C’est notre chemin vers la sanctification, aimez l’autre. Si vous voulez grandir, aimez l’autre. Si vous voulez être comme Christ, aimez l’autre. Discernez-vous qu’aimer l’autre n’a rien à voir avec l’autre, mais il est lié uniquement à notre compréhension de l’œuvre de Dieu à la croix pour chacun d’entre nous ?

Comment aimez l’autre pour ressembler à Dieu. C’est très simple, c’est marqué dans le texte que nous avons lu : c’est le lien de la paix. C’est-à-dire qu’en toute circonstance nous devons recherchez la paix. Non pas notre propre justice, non pas d’être accepté, non pas de réussir à montrer à l’autre que nous avons raison, ou qu’il a tort, mais bien le lien de la paix. On offre un cadeau, une grâce non méritée à notre frère, notre sœur pour garder la paix, car Jésus que nous suivons à fait de même envers-nous. Paul dans sa lettre aux Philippiens va encore plus loin, si nous avons compris que nous avons le même Dieu, si nous avons compris que seul Christ est notre réconfort, alors nous devons être en accord les uns avec les autres, le même amour, le même but, la même pensée. Et quel est ce but, cette pensée, cet amour ? La connaissance de l’œuvre du Père manifesté en Christ. Encore une foi, il n’y a aucune attente venant de l’autre, seulement une mise en œuvre de ce que j’ai reçu de la part du Seigneur. Et si mon frère me fait du mal, si nous n’avons pas le même but, alors là aussi Paul à la réponse :

Ne pas se mettre en avant, mais par humilité, considérez les autres comme plus important que vous-même.

L’amour donne. L’humilité n’est pas de se sentir petit, inférieur, un moins que rien. L’humilité, c’est le contraire, l’humilité c’est de connaitre sa valeur personnelle, mais de choisir de ne pas la mettre en avant. L’humilité c’est de savoir que l’on a raison, de savoir qu’il y a certaines choses que l’on comprend mieux que notre frère et plutôt choisir de se taire. L’humilité c’est de savoir que l’on peut gagner, mais choisir de perdre pour gagner son frère pour la cause de Christ. L’humilité c’est d’être fier de soi, mais choisir d’élever son frère plutôt que soi-même. L’humilité c’est un choix. Je choisis d’être humble.

Par humilité, considérez les autres comme plus important que vous-même ; et que chacun regarde, non ses propres qualités, mais celles des autres.

L’humilité, l’amour n’enlève en rien ce que nous sommes, c’est un choix de s’oubliez soi-même et de mettre l’autre en avant. Encore une fois, aimez l’autre s’est donner sans rien attendre en retour.

Aimez l’autre est de notre responsabilité personnelle. Bien trop souvent nous réagissons mal quand un frère ne nous montre pas l’amour que nous attendons. Nous avons un idéal caché dans nos pensées de ce que l’autre devrait faire pour nous montrer de l’amour. Pourtant l’appel de Dieu est clair, voila ce que Dieu attend de moi.

Éphésiens 5 : 9. Comportez-vous donc comme des enfants de lumière – car ce que produit la lumière c’est tout ce qui est bon juste et vrai.

Je dois me comportez comme un enfant de lumière qui produit ce qui est juste et bon. Bien sûr c’est un appel à tous les chrétiens, mais je ne peux m’occuper que de mon cœur. Dieu s’occupera du cœur de mon frère. Si un frère, une sœur vous fait du mal. Réfléchissez à votre réaction, nous devons nous comporter comme des enfants de lumière. Nous ne pouvons pas commencer à dire, toi tu ne te comportes pas comme il faut, toi tu n’es pas un enfant de lumière ou tu ne me montres pas assez de paix, assez d’attention, assez d’amour. Nous ne pouvons pas condamner l’autre pour ses manquements. Car l’amour que nous exprimons est dépendant seulement de notre relation avec Dieu. Il est tellement important de se remplir l’esprit et notre intelligence de la connaissance de l’amour et de l’œuvre de Christ. Pour cela il n’y a qu’une seule solution, méditer, étudier la parole de Dieu tous les jours et laisser l’Esprit de Dieu nous changer. C’est une promesse de Dieu que sa parole, l’épée à double tranchant qui pénètre à l’intérieur de notre intelligence ne reviendra jamais à lui sans effet. Donc concentrons-nous sur sa parole et non pas sur les manquements de l’autre. Nous sommes une nouvelle création en Christ et nous devons comprendre et vivre cette identité avec l’aide de l’Esprit. Bien trop souvent nous attendons de l’autre d’être le chrétien parfait, c’est bien sur plus facile que de se remettre devant Dieu et se laisser changer par l’action de son Esprit.

Si un de nos frères nous fait du mal, alors soyons un ouvrier de paix, soyons celui qui donne quand il devrait recevoir, ne laissons pas de place à Satan, ne nous couchons pas sur notre colère :

Éphésiens 4 : 27

que votre colère s’apaise avant le coucher du soleil. Ne donnez aucune prise au diable.

Voilà un bon conseil ! Soyons humbles car nous savons que nous avons raison, nous connaissons notre valeur en Christ, alors acceptons de montrer de l’amour à celui qui en a besoin en nous encourageant mutuellement à rechercher Christ et se remémorer que nous sommes chacun sous la même grâce. Il faut que moi je m’assure que mon frère, ma sœur est bien le récipient de l’amour de Christ et non le contraire. C’est ma responsabilité de donner, plutôt que d’attendre de l’autre de l’amour.

En conclusion, concentrons-nous sur Christ, celui qui rend parfait notre foi. Recevons de lui son amour, son pardon sa grâce. Chaque jour remplissons nous de lui au travers de l’étude de sa parole et offrons-nous. Offrons-nous à notre frère, à notre sœur sans attente, pour conserver le lien de la paix, pour honorer Christ et devenir un disciple fidèle de notre Seigneur.

Bénédiction

Philippiens 3 : 13 à 17

Non, frères, pour moi je n’estime pas avoir saisi le prix. Mais je fais une seule chose : oubliant ce qui est derrière moi, et tendant toute mon énergie vers ce qui est devant moi, je poursuis ma course vers le but pour remporter le prix attaché à l’appel que Dieu nous a adressé du haut du ciel dans l’union avec Jésus-Christ.

Seulement, au point où nous sommes parvenus, continuons à marcher ensemble dans la même direction. Quant à nous, nous sommes citoyens du royaume des cieux : de là, nous attendons ardemment la venue du Seigneur Jésus-Christ pour nous sauver. Car il transformera notre corps misérable pour le rendre conforme à son corps glorieux par la puissance qui lui permet de tout soumettre à son autorité.

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