Anonymat pascal…

Saint-Jean le 1er Avril 2018

Anonymat pascal…

Ce n’est pas parce qu’une tragédie finit par bien finir qu’elle est une comédie…

La résurrection est venue, la résurrection est venue le dimanche matin. Jésus-Christ est mort sur la croix et Jésus-Christ est ressuscité… Mais la fête que nous célébrons reste le souvenir d’une vraie et profonde tragédie. Un juste, le seul vrai juste a été accusé à tort, condamné à tort et exécuté à tort. Une tragédie qui résonne dans nos cœurs comme la plainte lugubre de notre culpabilité de pécheur. Cette tragédie, c’est aussi la notre, pas une tragédie par procuration, comme celles qui nous fascinent dans les films, non la tragédie qui nous est évitée ou peut nous être évitée, Christ est mort et moi je suis vivant, vivant de cette mort. Il n’y a maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ…

Comment vivre dignement le souvenir de cette tragédie ? Comment conserver un point de vue juste, digne ? Il nous faut absolument rester spirituels, c’est à dire se poser de vraies questions, des questions dont les réponses nous feront avancer. Aujourd’hui à cette heure, il ne s’agit pas d’occuper le temps mais de remplir nos vies.

Il me semble bien entrevoir une solution…

Dans la folie, la fureur et le tapage, le monde se repaît de femmes et d’hommes dont il fait des stars. Il prend leur noms et les transforme en lumière de néons en lumières de néant.

Andy Warhol, prophète de cette idolâtrie, a fait une annonce en forme de promesse : à l’avenir tout le monde aura son quart d’heure de célébrité.

Le nom…

En avançant des noms, en leur offrant le haut de l’affiche, le monde fait de ces noms des ombres qui tentent de masquer le nom suprême, le nom de celui qui est Dieu, le nom que l’on ne peut pas prononcer mais que l’on peut implorer ou louer.

Pour éviter ce piège du monde qui creuse encore un peu plus le tombeau du Christ, réfugions nous dans l’anonymat.

Le contraire du miroir aux alouettes de la fausse gloire, c’est d’être inconnu et quel meilleur moyen pour rester inconnu que de ne pas avoir de nom ? Sans nom, a-nonyme…

Il est très difficile de ne pas avoir de nom. Presque impossible. Même la Bible qui est le vérité et refuse l’esbroufe, fourmille de noms et même pour mieux les situer de généalogies. Pour rester dans le cadre de cette fête qui nous occupe, les noms sont nombreux et les vedettes reconnues. Il y a au générique des célébrités comme Pierre le renégat, Jean le confident, Marie la pécheresse, Marie la mère, Joseph d’Arimathée, Simon de Cyrène. De l’autre coté il y a Caïphe le souverain sacrificateur, Anne son beau père, Pilate le romain et entre les deux camps il y a Nicodème le faux hypocrite et Judas le vrai traître. Ma mémoire est infidèle et l’on pourrait en citer bien d’autres, Malchus le serviteur amputé d’une oreille ou Cléopas le disciple qui allait à Emmaüs. Mais il y a aussi de faux anonymes, le jeune homme qui s’enfuit tout nu quand l’on vient arrêter Jésus devait s’appeler Marc et le disciple qui connaissait le souverain sacrificateur devait s’appeler Jean. Leur anonymat ne tient qu’a l’impossibilité de dire « je » quand on est auteur de la Parole.

Aujourd’hui pour nous approcher avec une sincérité renouvelée d’un événement aussi grave et nécessaire que la passion du Christ, je vous propose d’accompagner dans ces lourdes heures, si ce n’est des inconnus tout au moins des anonymes.

Sept anonymes pour éclairer un événement bien connu et que nous ne considérerons pas de manière chronologique. Cinq hommes et deux femmes, il n’y a pas de souci de parité dans la Bible. Des anonymes il y en a dans les deux camps, et nous commencerons par ceux qui ont eu la peau du Fils de Dieu.

Le premier de ces anonymes ils sont deux si j’ose m’exprimer ainsi, deux que l’on peut facilement mettre dans le même sac :

Matthieu 26:59-62

59 Les chefs des prêtres et le Grand-Conseil au complet cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour pouvoir le condamner à mort. 60 Mais, bien qu’un bon nombre de faux témoins se soient présentés, ils ne parvenaient pas à trouver de motif valable.

Finalement, il en vint tout de même deux 61 qui déclarèrent: Cet homme a dit: «Je peux démolir le temple de Dieu et le rebâtir en trois jours.»

62 Alors le grand-prêtre se leva et demanda à Jésus: Tu n’as rien à répondre aux témoignages qu’on vient de porter contre toi?

Deux faux témoins. Les Dupond et Dupont de l’accusation. Ils sont tellement insignifiants que presque il aurait fallu les fabriquer ces témoins de l’accusation. Heureusement pour Caïphe et consorts ils se souviennent. Oui ils se souviennent des paroles de Jésus trois ans auparavant. Trois ans c’est long, mais ils croient avoir bonne mémoire :

« Je puis détruire le temple de Dieu… » accusent-ils. Comme accusation c’est grave, ce procès devient le procès d’une intention vandale.

Mais voilà, ils n’ont pas si bonne mémoire que ça. Ou plutôt leur mémoire est manipulée par les circonstances si ce n’est par leur volonté. Jésus n’a pas dit ça, Jésus a dit : « Détruisez ce temple… » ce n’est pas la même chose, surtout nous est-il précisé, il ne parlait pas de vieilles pierres, mais de son corps.

Hypocrisie et mensonge. Manipulation a tout les étages. L’anonymat pour ces hommes n’est que pure charité chrétienne des évangélistes unanimes. Ne les enfonçons pas plus.

L’anonyme suivant est d’une autre nature. D’abord c’est une femme et bien qu’elle soit dans le mauvais camp, on ne peut pas avoir d’animosité envers elle. Anonyme et pugnace :

Marc 14 : 66-69

66 Pendant ce temps, Pierre était en bas dans la cour intérieure. Une des servantes du grand-prêtre arriva; 67 elle vit Pierre qui se chauffait et le dévisagea; elle lui dit: Toi aussi, tu étais avec ce Jésus, ce Nazaréen!

68 Mais Pierre le nia en disant: Je ne vois pas, je ne comprends pas ce que tu veux dire.

Puis il sortit de la cour et entra dans le vestibule. Alors un coq chanta[j].

69 Mais la servante le vit et recommença à dire à ceux qui se trouvaient là: Il fait aussi partie de ces gens-là.

Pugnace la servante ! Un chat est un chat et un disciple de Jésus reste un disciple de Jésus. On ne la lui fait pas à elle.

Le rôle de cette femme est particulier, il n’est pas lié au fait qu’elle soit circonstanciellement dans le camp des accusateurs. En fait il me faut utiliser maintenant une image qui est en train de s’effacer de nos mémoires, celle du photographe qui « développe » des photos. Pour utiliser leur langage devenu obsolète, elle sert de révélateur.

Tout homme est un être un peu mystérieux dont la vérité reste le plus souvent cachée. Un peu comme quand il y avait des « pellicules » photos enfermées dans des conteneurs en plastique. Il faut l’obscurité d’un laboratoire et la complicité de produits chimiques pour savoir ce qu’elle contient vraiment. La servante avait donc le rôle précis de révéler la vraie nature de Pierre le disciple fonceur. Sans elle Pierre aurait laissé une illusion : celle d’une force impétueuse.

Qui à part les spécialistes connaît le nom des produits chimiques utilisés pour baigner le plastique des pellicules ? Personne. Pour les profanes, c’est un aspect technique avec très peu d’intérêt. De la même façon nous ne connaissons pas le nom de la servante, il ne nous est pas nécessaire. Elle restera anonyme, c’est à dire dans son cas efficace mais neutre.

Le prochain anonyme nous amène devant la croix. C’est un homme de devoir et pourtant il n’obéira pas jusqu’au bout :

Jean 19:31-34

31 Comme on était à la veille du sabbat, et de plus, d’un sabbat particulièrement solennel, les Juifs voulaient éviter que les cadavres restent en croix durant la fête. Ils allèrent trouver Pilate pour lui demander de faire briser les jambes[f] des suppliciés et de faire enlever les corps. 32 Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes au premier des criminels crucifiés avec Jésus, puis à l’autre. 33 Quand ils arrivèrent à Jésus, ils constatèrent qu’il était déjà mort et ils ne lui brisèrent pas les jambes. 34 L’un des soldats lui enfonça sa lance dans le côté, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau.

Le temps passe et la sale besogne devient encore plus sale. Avant la nuit ces trois hommes exécutés doivent être morts. Morts, décrochés et enterrés.

On va leur casser les jambes…

Je me suis bien une fois salement cassé une jambe, mais pratiquement j ne sais pas trop bien imaginer cela. Comment casse t-on les jambes à des crucifiés ? Il faut être soldat romain ou Mel Gibson pour imaginer cela , imaginer l’horeur.

Quoi qu’il en soit tout soldat est un homme de devoir, c’est à dire qu’il obéit aux ordres. Scrupuleusement. Le plus scrupuleusement possible.

Celui la aussi de soldat a des scrupules. Et ces scrupules le poussent en fait à désobéir, ou en fait à viser le fond plutôt que la forme. Pourquoi profaner un corps déjà mort ? Seul les vivants ont besoin de mourir, laissons les autres tranquilles. Jésus sera inhumé entier avec juste un trou là…

Ce soldat reste un homme. Ce soldat est habité d’un reste d’humanité. Ce soldat représentant de toute l’humanité n’a pas de nom. C’est le soldat inconnu, par nature il est anonyme.

Son chef aussi était un homme habité d’humanité et cette humanité à son tour en fait notre anonyme suivant. Avec lui nous changeons presque de camp.

Luc 23:46-48

46 Alors Jésus poussa un grand cri: Père, je remets mon esprit entre tes mains.

Après avoir dit ces mots il mourut.

47 En voyant ce qui s’était passé, l’officier romain rendit gloire à Dieu en disant: Aucun doute, cet homme était juste.

48 Après avoir vu ce qui était arrivé, tout le peuple, venu en foule pour assister à ces exécutions, s’en retourna en se frappant la poitrine.

Il faut se méfier des soldats… De la parole des soldats. Souvent les soldat disent la vérité.Parce que leur métier c’est de risquer leur vie, ils n’ont que faire des chichis et des tralalas. Un soldat cela va droit au but en actes comme en paroles. Celui-la par sa franchise et son réalisme devient le bon sens près de chez nous.

« Cet homme était juste… »

Cela doit être dur à dire quand on est celui qui a commandé la manœuvre, qui a veillé à ce que tout se passe bien afin que le mal soit fait. Aussi sévère que soit la réalité, il faut la dire et il la dit même si elle doit fâcher. Il lui fallait du courage, et il l’a eu. Un homme droit. En fait il se condamne lui, ses chefs et ses subordonnés. Ce que nous avons fait n’est pas bien, c’est un forfait. Paroles de vérité qui pourraient passer pour des paroles de traîtrise. Traîtrise de celui qui s’apprête à changer de camp.

Si il ne veut pas être condamné à son tour, cet homme doit rester anonyme. L’anonymat est sa protection.

Bien que sa position soit un peu plus élevée (!) l’anonyme suivant n’était pas très éloigné des deux précédent et surtout avec lui nous pénétrons franchement dans l’autre camp.

Luc 23:39-43

39 L’un des deux criminels attaché à une croix l’insultait en disant: N’es-tu pas le Messie? Alors sauve-toi toi-même, et nous avec!

40 Mais l’autre lui fit des reproches en disant: Tu n’as donc aucune crainte de Dieu, toi, et pourtant tu subis la même peine? 41 Pour nous, ce n’est que justice: nous payons pour ce que nous avons fait; mais celui-là n’a rien fait de mal.

42 Puis il ajouta: Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras régner.

43 Et Jésus lui répondit: Vraiment, je te l’assure: aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis.

Fulgurante douleur pour cet homme quand ses jambes ont été broyées par la machine infernale d’une justice expéditive. Il est mort, il est mort bientôt et dans ces conditions, il valait mieux.

Quelques minutes à peine, quelques minutes d’une autre fulgurance, celle d’une vie chrétienne entièrement accomplie.

Il était déjà à moitié mort quand la vie éternelle lui a été donnée. Et il est mort bientôt. Tellement tôt, qu’il n’a pas eu le temps de se présenter, de dire son nom. Il avait autre chose à souffrir.

Son nom nous ne le savons pas mais nous le saurons un jour. Son anonymat est provisoire. Son anonymat est celui d’extrêmes trop proches, celui du manque de temps. Peut-être même l’anonymat de la confusion : est-ce que l’évangéliste savait exactement lequel des deux brigands s’était converti : celui de droite, ou celui de gauche ?

L’anonymat d’une vie chrétienne expédiée, mais non bâclée. L’anonymat de ceux qui partent trop tôt : ils ont tout prouvé mais ils n’ont rien montré. Ce pourrait être tragique mais par la foi, seulement par la foi, c’est heureux. Cet homme brisé pour ses fautes mais habité par une foi neuve à jamais mais entièrement agissante est notre anonyme compagnon de route.

Dans cette charade mystérieuse, ma sixième est une femme, une femme en fait pas si anonyme que ça. EN cherchant bien on lui trouverait une histoire dans l’histoire. Mais dans la Bible, rien qu’un verset, bien qu’elle soit illustre elle restera, pour nous, anonyme.

Matthieu 27:17-20

17 En voyant la foule rassemblée, Pilate lui demanda donc: Lequel de ces deux hommes voulez-vous que je vous relâche, Barabbas ou Jésus, qu’on appelle le Messie?

18 En effet, il s’était bien rendu compte que c’était par jalousie qu’on lui avait livré Jésus.

19 Pendant qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit parvenir un message disant: Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car cette nuit, j’ai été fort tourmentée par des rêves à cause de lui.

20 Cependant, les chefs des prêtres et les responsables du peuple persuadèrent la foule de réclamer la libération de Barabbas et l’exécution de Jésus.

La femme du chef a mal dormi, la femme du chef a fait des cauchemars. Déjà, sa présence ici à Jérusalem est anormale, normalement les épouses des hauts dignitaires romains n’ont pas le droit de les suivre en mission, elles doivent rester à Rome. Mais les relations entre ces deux là sont spéciales et ils ne se quittent pas vu qu’ils ont obtenu une dérogation. Quand Pilate est là, elle n’est pas loin derrière. Aujourd’hui, elle a fait des cauchemars, mauvais augure ? Même pas, elle était en fait tourmentée par une réalité qu’elle ne comprend que maintenant :

Cet homme est juste, un juste.

Cette affirmation inspirée, va orienter la conduite de Pilate. Lui le procurateur sans pitié, l’homme sans hésitation capable de toutes les traîtrises pour affermir son pouvoir (n’a t-il pas fait massacrer par des soldats déguisés, une foule d’émeutiers sans armes?). Lui l’autorité ultime de cette contrée ultime, va sacrifier l’apparence de la force pour l’apparence de la lâcheté. Mais cela ne durera pas, il n’écoutera pas assez sa femme. Il finira par se suicider, en disgrâce, pas loin d’ici à vienne entre Valence et Lyon. En tous cas c’est ce que dit l’histoire.

L’anonymat de la femme de Pilate est un autre anonymat il est celui de ceux qui sont à l’arrière, qui sont des éminences grises.

Notre dernier anonyme a bien un nom, c’est Matthieu qui nous le donne, mais ce nom ne nous avance à rien. Parce que quand on parle de « Untel » (Mr So and so en anglais) on ne parle de personne en particulier. Écoutons quelqu’un nous le présenter.

Marc 14:12-16

12 Le premier jour de la fête des Pains sans levain, celui où l’on tue l’agneau de la Pâque, ses disciples lui demandèrent: Où veux-tu que nous fassions les préparatifs pour le repas de la Pâque?

13 Alors il envoya deux d’entre eux en leur donnant les instructions suivantes: Allez à la ville. Vous y rencontrerez un homme portant une cruche d’eau. Suivez-le.14 Lorsqu’il entrera dans une maison, parlez ainsi au propriétaire: «Le Maître te fait demander: Où est la pièce où je prendrai le repas de la Pâque avec mes disciples?» 15 Alors il vous montrera, à l’étage supérieur, une grande pièce aménagée, déjà prête. C’est là que vous ferez les préparatifs pour nous.

16 Les disciples partirent. Ils arrivèrent à la ville, trouvèrent tout comme Jésus le leur avait dit et préparèrent le repas de la Pâque.

Il semble que le coup était monté d’avance. UN disciple que seul Jésus connaît s’est entendu avec le maître, ensemble ils ont fixé le cadre de cette soirée spéciale. Personne d’autre que Jésus ne semble connaître cet homme. Trouver sa maison revient à une filature digne des plus mauvais romans policiers. Tout cela ressemble à une conspiration.

C’est que les temps sont durs ! La tension monte et les dangers aussi. Le traître a déjà pris contact avec ses employeurs. Il a touché son salaire, il agira vite. Mais Jésus a encore des choses à dire, des choses à faire. Instituer la cène, laver les pieds de ses disciples… Il faut préserver une bulle de temps pour finir tout cela. Il faut pour quelques heures encore protéger les futurs apôtres. Il faut le secret, le secret de la prudence, le secret d’un anonymat protégé. D’ou la discrétion et la filature. Intéressante révélation, les disciples du Seigneur ne se connaissent pas tous. Il y a des crypto chrétiens. Cet homme Jésus le connaît mais les disciples officiels l’ignorent, pourtant, c’est un vrai disciple, la preuve ? Il obéit.

L’anonymat de cet homme préserve le futur, il est tactique.

Au moment de terminer, juste une constatation : il n’y pas de honte à être anonyme, il y a juste de l’humilité, et vous qui êtes juste des chrétiens « lambda », continuez. Continuez à assumer à assumer une humilité qui est une vertu chrétienne et qui à ce titre vous va bien.

Deux derniers anonymes pour la fin, pour une dernière recommandation :

Luc 24:1-5

 Le dimanche matin de très bonne heure, les femmes se rendirent au tombeau emportant les huiles aromatiques qu’elles avaient préparées.  Elles découvrirent que la pierre fermant l’entrée du sépulcre avait été roulée à quelque distance de l’ouverture.  Elles pénétrèrent à l’intérieur, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus.  Pendant qu’elles en étaient encore à se demander ce que cela signifiait, deux personnages vêtus d’habits étincelants se tinrent tout à coup devant elles. Elles étaient tout effrayées et baissaient les yeux vers le sol. Ils leur dirent alors:


Pourquoi cherchez-vous parmi les morts

celui qui est vivant? 

Amen !

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