Craignant que Gertrude ne s’étiolât…

Ce site est né il y a deux mois, il semble bien fonctionner, et son audience semble augmenter. Mais les germes de la sclérose ont été semés et le pire est en train d’arriver : Nous nous installons dans un train train immensément routinier.

Deux auteurs se partagent avec une régularité de métronome la une de cette page. Et vous, vous lisez. Le but n’est pas atteint.

Le but, c’est que vous participiez.

L’information et l’enseignement sont certes des choses importantes, nécessaires. Mais si ces choses ont pris la forme que vous leur trouvez sur ce blog, ce n’est pas seulement pour satisfaire un vague désir de modernité, de sens pratique, c’est aussi pour vous ouvrir la porte de la participation. Chaque fois qu’un mot est écrit sur cette page vous avez la possibilité de l’approuver, de le discuter, de lui en substituer un autre. Vous avez le pouvoir de commenter, d’écrire des articles, de les soumettre…
Ce lieu est un lieu ou la participation de chacun est un principe de base. Si cette participation n’est pas mise en oeuvre, ce lieu ne comblera jamais l’attente de ses créateurs d’en faire un lieu de partage. Et si il n’y a pas de partage en fait ce site perd une grande part de son sens. Le moindre soubresaut le balaiera.

Dans « La symphonie pastorale », André Gide écrivit en 1919 une phrase devenue célèbre à cause de l’emploi suranné du subjonctif  :« Craignant que Gertrude ne s’étiolât  à demeurer auprès du feu sans cesse, comme une vieille, j’avais commencé  de la faire sortir…« . J’écris ces mots avec la même pensée (le subjonctif en moins): Craignant que le site ne s’étiole…

Réagissez, Participez 

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