Culte du 13 Jan. 2019 – Marcher selon l’Esprit – La joie – Emmanuel M.

Galates 5
16 Je vous dis donc ceci : laissez le Saint-Esprit diriger votre vie, et vous n’obéirez pas aux désirs qui animent l’homme livré à lui-même. 17 Car ses désirs sont diamétralement opposés à ceux de l’Esprit ; et l’Esprit a des désirs qui s’opposent à ceux de l’homme livré à lui-même. Les deux sont opposés l’un à l’autre, c’est pourquoi vous ne pouvez pas être votre propre maître. 18 Mais si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes plus sous le régime de la Loi.
19 Tout le monde voit bien ce qui procède de l’homme livré à lui-même : l’immoralité, les pratiques dégradantes et la débauche, 20 l’adoration des idoles et la magie, les haines, les querelles, la jalousie, les accès de colère, les rivalités, les dissensions, les divisions, 21 l’envie, l’ivrognerie, les orgies et autres choses de ce genre. Je ne puis que répéter ce que j’ai déjà déclaré à ce sujet : ceux qui commettent de telles actions n’auront aucune part à l’héritage du royaume de Dieu.
22 Mais le fruit de l’Esprit c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité, 23 la douceur, la maîtrise de soi. La Loi ne condamne certes pas de telles choses.
24 Or, ceux qui appartiennent à Jésus-Christ ont crucifié l’homme livré à lui-même avec ses passions et ses désirs.
25 Puisque l’Esprit est la source de notre vie, conduisons-nous selon sa volonté. 26 Ne soyons pas vaniteux et évitons de nous provoquer les uns les autres et de nous jalouser mutuellement.


Dès le premier verset, nous sommes encouragés à marché par l’Esprit, et pour finir se passage à vivre selon la volonté de l’Esprit, ce qui revient à la même chose, marcher selon l’Esprit, faire le choix de ne plus vivre pour notre propre intérêt, selon notre ancienne chair, celle que nous avons crucifié à la croix le jour où nous avons accepté Christ. De plus si nous marchons selon l’Esprit, alors il nous empêchera de faire des choses qui font plaisir à notre nature déchue, c’est pour cela que c’est si dur, parce qu’il nous éloigne de ce qui nous attire et de ce qui nous mène à la mort spirituelle. Donc marcher selon l’Esprit n’est pas chose facile, c’est une bataille. Pour remporter la victoire et être fidèle, il est nécessaire d’utiliser les moyens de la grâce qui nous sont donnés : étudier la parole de Dieu, la prière et se fortifier entre frères et sœurs. Tout cela est ce qui nous permet de tenir ferme lorsque nous sommes tentés de suivre le désir de notre cœur.
Si les versets 19 à 21 nous parle de ce que produit le péché dans la vie de ceux qui suivent leur nature humaine, les versets 22 et 23 nous montre de quelle manière le Saint Esprit agit dans chacune de nos vies lorsque nous lui laissons la place. Pour les croyants, l’Esprit de Dieu fait naître un fruit totalement contraire aux œuvres de la chair. C’est un fruit singulier, composé de 9 virtus. Si vous marchez par le Saint Esprit alors vous possédez, ces 9 attitudes car nous les recevons comme un bouquet, un ensemble qui reflète l’action de l’Esprit dans nos vies. Et si ce fruit peut commencer petit, il va agrandir, se fortifier, murir tout au long de la vie chrétienne. Au cours de la vie du chrétien le fruit grandit et il est de plus en plus beau à voir car la présence de Dieu se manifeste dans chaque disciple qui suit Dieu honnêtement.

Honnêtement ces attitudes de cœurs ne sont pas des actions à faire, une sorte d’acte, de mascarade que nous devrions avoir pour montrer que nous sommes des bons chrétiens, mais plutôt un changement de cœur profond. Accepter de ressembler à christ plutôt que de suivre les penchants de notre cœur. Nous l’avons vu la dernière fois, la première attitude, c’est l’amour. Savoir être aimer par Christ, trouver son réconfort dans l’œuvre et l’amour de Jésus manifestés à la croix, mais aussi savoir donner l’amour que nous recevons. Suivons l’exemple de Christ qui trainait avec ceux qui ne le méritaient pas, avec ceux que la société, méprisaient. Oui Christ aimait quand il ne devait pas, Christ donnait à ceux qui prenaient. Christ pardonnait ceux qui étaient impardonnables. Voila donc cette amour que nous avons reçu et l’amour que nous devons répandre, non pas dans notre propre intérêt, mais dans l’intérêt du royaume de notre Dieu. Oui savoir aimer, c’est savoir donner, savoir s’oublier soi-même et mettre la volonté et le royaume de Dieu avant toute choses comme Christ nous en a montré l’exemple. Changeons notre attitude, prenons au fond de notre cœur cette décision d’aimer ceux qui nous haïssent, ceux qui nous dérangent et ceux que les autres rejettent. Oui si nous prenons la décision d’aimer, d’offrir et pardonner quand la raison nous dit le contraire, de ne plus penser à nous même, mais plutôt placer notre objectif de vie comme Dieu dans tout ce que nous faisons, alors cette attitude de cœur se transformera en actions. L’attitude n’est pas une action mais les actions découlent de notre attitude. Allez-vous ce matin décider d’aimer comme l’Esprit de Jésus vous y encourage, l’amour parfait, AGAPE, celui qui aime tout le monde, même lui-même. Celui qui accueille même quand il est fatigué, celui qui montre son amour en se sacrifiant pour ces amis. Oui ce matin, allez vous manifester l’attitude de l’amour qui vient du Saint Esprit en vous mettant de côté et accepter d’aimer votre prochain exactement comme Dieu vous a aimé ?

Voilà donc un rappel pour l’attitude de l’amour que nous avons reçu lors de notre union avec Christ. Qu’en est-il de la seconde valeur, la joie ? La joie c’est un mot bien courant. Mais la joie de l’Esprit n’est pas une émotion superficielle. C’est la encore une attitude profonde qui n’est pas liée aux circonstances, mais à l’action de Christ dans nos vies et le plan et l’amour de Dieu pour le monde.

Je ne parle pas de la joie que l’on a quand quelque chose de bien se passe dans nos vies. Ces bons moments que nous recherchons si souvent. Ce bon repas que nous passons entre amis, cette promotion, cette revalorisation de salaire que nous recevons enfin, la naissance d’un enfant, la réussite à un examen. Cela nous procure une certaine joie, cela nous rend heureux pour un temps. Mais ce n’est pas la joie que l’Esprit apporte. Cette notion d’être heureux qui nous serait un dû est assez nouvelle, je crois, dans notre société. Aujourd’hui tout le monde aurait droit au bonheur. Il semble que l’individuel aspire au bonheur comme jamais auparavant. Pourquoi est-ce le cas ? Parce qu’aujourd’hui, il est inacceptable que des évènements négatifs puissent toucher notre vie. Les médias, les publicités, les magazines et les livres aiment nous vendre le bonheur en boite et nous devenons convaincus que c’est le but à atteindre dans notre vie. Ce moment où enfin il n’y aura plus de problèmes, tout marchera comme il faut, je ne serais plus triste, je ne souffrirai plus, je serai constamment heureux, je serais dans une joie constante. La bonne nouvelle, c’est que ce moment, ce temps existe. Il existe pour ceux qui appartiennent à Jésus-Christ, le jour où ils seront glorifiés avec leur sauveur. Mais aujourd’hui, ce bonheur, cette joie constante à laquelle tout le monde pense avoir droit, où nous sommes heureux constamment et tout va bien dans le meilleur des mondes n’existe pas, elle est illusoire. Cette joie profonde que le monde cherche elle vient de l’Esprit de Dieu. Cette joie n’est pas rattachée à des circonstances, positives ou négatives ; cette joie n’est pas liée à ce que nous vivons ; cette joie est liée à Dieu qui ne change pas, qui est immuable et à son œuvre. C’est une joie profonde qui est ancrée dans les profondeurs de notre vie et n’est pas aux tempêtes qui rugissent en surface.

Néhémie 8 :10 nous rappelle : « la joie du Seigneur est notre force ». La joie du Seigneur appartient premièrement à Dieu et il nous la donne, il nous l’offre, il la répand sur ces enfants. C’est une joie, souvenez-vous en qui est ancrée sur les réalités divines.

1 Pierre 1 :8.

Jésus, vous ne l’avez pas vu, et pourtant vous l’aimez ; mais en plaçant votre confiance en lui sans le voir encore, vous êtes remplis d’une joie glorieuse qu’aucune parole ne saurait exprimer, car vous obtenez votre salut qui est le but de votre foi.

À quel moment recevons-nous cette joie, à quel moment le Saint Esprit nous donne ce changement de cœur ? Cette attitude ? Au moment où nous prenons conscience que nous sommes sauvés. La joie du Seigneur est liée à notre salut, la joie du Seigneur est liée au salut. Quoi qu’il ne nous arrive rien ne pourra nous ravir notre salut, rien ne peut changer notre appartenance à Dieu. C’est la source de notre joie, la promesse infaillible et la puissance de Dieu qui par grâce nous a extirpé, nous a fais sortir des ténèbres pour nous amener à sa lumière.

Nous venons de fêter Noël et c’était un moment joyeux, pourquoi ? Parce que c’est un temps lié à la naissance du sauveur du monde. Rappelez-vous les paroles des anges :

Luc 1 :10-13

N’ayez pas peur : je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple le sujet d’une très grande joie. (…) Et tout à coup apparut, aux côtés de l’ange, une multitude d’anges de l’armée céleste qui chantaient les louanges de Dieu.

La joie n’exclut pas la peine et la souffrance, Jésus l’a dit à ses disciples en parlant de sa future mort : « vous serez accablés de douleur, mais votre douleur se changera en joie ». Vous serez triste vendredi, mais vous serez heureux dimanche. Dans le même passage Jésus continue avec cette illustration en parlant de la souffrance que ressent une femme au moment de son accouchement et de la joie qu’elle ressent quand son enfant est né. Et voila comment ce finit ce paragraphe

Jean 16 : 22

Vous, de même, vous êtes maintenant dans la douleur, mais je vous verrai de nouveau : alors votre cœur sera rempli de joie, et cette joie, personne ne pourra vous l’enlever.

Vous vous rendez compte de cette promesse de Dieu ? Personne ne pourra nous enlever cette joie. Parce que notre sauveur est vivant, parce qu’il est ressuscité et qu’il vit à jamais. Il a payé le prix et maintenant nous ne sommes plus sous la condamnation. Le péché n’a plus de pouvoir sur nous et nous avons un héritage qui nous attend au ciel. Quelle joie ! Ne laissons pas les détresses de la vie recouvrir la réalité de notre salut. Nous appartenons à Dieu, nous avons mis notre confiance en lui et nous sommes dans la joie car nous allons au ciel, nous sommes sauvés.

Jean 15 :11

Tout cela, je vous le dis pour que la joie qui est la mienne vous remplisse vous aussi, et qu’ainsi votre joie soit complète.

Cette joie nous devrions la chercher. Les paraboles du royaume sont joyeuses.

Luc 5 : 4 – 10

Si l’un de vous possède cent brebis, et que l’une d’elles vienne à se perdre, n’abandonnera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres au pâturage pour aller à la recherche de celle qui est perdue jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée ? Et quand il l’a retrouvée, avec quelle joie il la charge sur ses épaules pour la ramener ! Aussitôt rentré chez lui, il appelle ses amis et ses voisins et leur dit : « Venez partager ma joie, car j’ai retrouvé ma brebis qui était perdue. Ou bien, supposez qu’une femme ait dix pièces d’argent et qu’elle en perde une, ne s’empressera-t-elle pas d’allumer une lampe, de balayer sa maison et de chercher soigneusement dans tous les recoins jusqu’à ce qu’elle ait retrouvé sa pièce ? Et quand elle l’a trouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, j’ai retrouvé la pièce que j’avais perdue. » De même, je vous le déclare, il y a de la joie parmi les anges de Dieu pour un seul pécheur qui change de vie.

Si notre joie est liée à la joie du Seigneur, vous rendez-vous compte que Dieu, le ciel, les anges exultent de joie lorsqu’un pécheur se tourne Dieu et jouit du salut de Christ. Nous l’avons dit plus haut, quand le sauveur du monde est entré sur la terre, les anges n’ont même pas réussi à rester au ciel et ils sont apparus sur la terre pour célébrer la venue de celui qui allait sauver le monde. Nous qui appartenons à christ, trouvons-nous notre joie à prêcher le Salut de Christ ? Sommes-nous fier de l’Évangile car c’est la puissance de Dieu par laquelle il sauve tous ceux qui croient ? Il m’est arrivé de dire, nous devons prêcher l’évangile car le monde se perd, il va directement en enfer. Ce matin je vous dis, prêcher l’évangile car c’est la source de votre joie. Dieu veut sauver le monde, le berger va chercher la brebis perdue, la femme remue ciel et terre pour retrouver sa pièce. Et nous que faisons-nous ? J’ai prêché sur notre besoin de repos et l’importance de s’arrêter pour laisser à Dieu le soin de nous offrir son repos. Jean-Marc a complété en nous rappelant que nous sommes déjà dans le repos de Dieu, nous qui lui appartenons. Ce matin je continue cette pensée en disant que si nous voulons recevoir le repos, la joie de notre Seigneur comme notre force, alors nous devons annoncer l’évangile, nous devons partager que Dieu sauve au monde qui nous entoure. Car c’est à ce moment là que nous nous réjouirons en tant qu’église, c’est à ce moment là que nous nous réunirons pour faire un grand festin, comme le berger et la femme qui appelle leurs amis pour célébrer. Nous sommes fatigués, nous sommes tristes parce que nous ne laissons pas la joie de notre salut éclater, nous la gardons à l’intérieur et elle ne porte pas son fruit. Oui nous avons déjà reçu cette attitude du fruit de l’Esprit dans notre cœur et nous pouvons aujourd’hui l’utiliser.

Est-ce que notre caractéristique de chrétiens est que nous sommes remplis de l’amour et de la joie du Seigneur ? Est-ce que les gens lorsqu’ils nous regardent voit la joie de notre Salut qui est Éternelle et ancrée bien plus profondément que les circonstances qui nous assaillent ? Est-ce que le monde voient en nous des petits Christ, des chrétiens qui savons aimer comme Christ qui mènent le monde au salut et être joyeux malgré les souffrances ?

Romains 12 : 2

Gardons les yeux fixés sur Jésus, qui nous a ouvert le chemin de la foi et qui la porte à la perfection. Parce qu’il avait en vue la joie qui lui était réservée, il a enduré la mort sur la croix, en méprisant la honte attachée à un tel supplice, et désormais il siège à la droite du trône de Dieu.

Prière :

Merci de nous convaincre et merci pour ta parole, tes promesses. Merci pour ton Esprit qui éclaire ta parole et qui nous offre ta joie, ton amour.

Bénédiction :

Mais dans tout cela nous sommes bien plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Vos noms sont inscrits dans le livre de vie. Réjouissez-vous en tout temps de tout ce que le Seigneur est pour vous. Oui, je le répète, soyez dans la joie. Faites-vous connaître par votre amabilité envers tous les hommes. Le Seigneur est proche.

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