Culte du 27 mai – Une église plein de grâce – Emmanuel

Le lien vidéo du culte :

Certains d’entre vous m’ont peut-être déjà entendu parler de cette histoire qui introduit le livre de Philip Yancey : Touché par la grâce. C’est un travailleur social à Chicago qui raconte sa rencontre avec une femme de mauvaise vie.

« Une prostituée vint me voir. Elle était dans une très mauvaise position, sans domicile fixe, incapable d’acheter de la nourriture pour sa petite fille de 2 ans. Malgré ses reniflements et ses pleurs elle m’expliqua qu’elle louait sa petite fille de 2 ans à des hommes intéressés par ce genre de sexualité dépravée. Elle pouvait faire plus d’argent comme cela en une heure, qu’en se prostituant elle-même tout une nuit. Elle était obligée de le faire selon ses dire, pour avoir assez d’argent afin de subvenir à sa dépendance à la drogue. J’avais du mal à entendre cette histoire si terrible et je ne savais que dire. Finalement je lui demandai si elle n’avait jamais eu l’idée d’aller à l’église pour chercher de l’aide. Je n’oublierai jamais l’expression qui apparut naïvement sur son visage, le pure choc, l’horreur de cette idée saugrenue. Aller à l’église pleura-t-elle, je me sens tellement horrible et coupable ; ils me feraient me sentir encore pire. »

Cette histoire choquante dit bien des choses. Nous ne nous arrêterons pas sur la torture de cet enfant qui nous surprend et dépasse notre compréhension. Arrêtons-nous un instant sur notre émotion, qu’elle est-elle ? Et surtout qu’elle aurait été l’émotion ressenti par Christ dans cette situation ? Voyez-vous, ce qui me choque vraiment dans cette histoire, c’est l’attitude de l’église. C’est cela qui m’attriste profondément. Nous aimons nous réconforter en disant que les gens ne rentrent plus chez nous, dans notre église, parce qu’ils sont fermés à l’évangile de Christ et que le monde aujourd’hui rejette Dieu. Je ne pense pas que cela soit généralement vrai. Bien sûr, pour certaines personnes cela est vrai. Mais pas pour toutes. Les gens rejettent l’église, ils ne rejettent pas Dieu, il rejette les chrétiens. Récemment, j’ai essayé de témoigner à ma nouvelle collègue de travail. Elle m’a renvoyé, comme cela arrive souvent, que pour elle la religion chrétienne était bien trop hypocrite et divisée avec toutes ses églises qui se sentent supérieures les unes aux autres et qui ont fait tant de mal au cours des siècles à tant de personnes innocentes. N’est-ce pas finalement le même sentiment qui anime ma collègue de travail que celui qui animait cette prostituée à l’histoire horrible ? Il n’y aurait rien a trouvé dans l’église, il n’y aurait pas de paix, pas d’espérance à découvrir. Il y aurait seulement de l’hypocrisie, du jugement et de la condescendance.

Réfléchissez, si cela n’est pas vrai. Si cela n’est pas ce que beaucoup trop de gens nous font savoir lorsque nous leur parlons de Christ, l’état de l’église. Bien sur vous me direz, ce n’est pas l’église de Saint Jean, nous portons ici le poids d’une religion qui depuis des siècles a fait des erreurs. Nous nous sommes différents. Mais le sommes-nous vraiment ? Qu’avez-vous ressenti pour cette prostituée ? De l’amour ? De la compassion ? Peut-être je l’espère. Avez-vous surtout ressenti de la grâce ? La grâce qui ne condamne pas, la grâce qui aime la personne, la grâce qui voit le sang de Christ, bien sur pour l’enfant torturé, mais avant toute chose pour la prostituée en face de nous. Ou avez-vous ressenti un jugement : Comment peut-on en arriver là ? Comment cette femme a pu se laisser aller comme cela dans le péché ? Cette femme doit être puni pour ce qu’elle a fait, condamner. On doit lui enlever son enfant le plus vite possible pour le protéger.

Quel serait votre émotion à cet instant présent devant cette femme. Quelle église allez-vous lui présenter, quel visage de Christ allez-vous monter. Car n’oubliez pas que la vraie tragédie de cette histoire n’est pas ce qui arrive à cette femme, ni même à son enfant. Non la vraie tragédie c’est qu’elle est sans espérance, sans Christ. C’est la tragédie de sa fille, c’est la tragédie de ma collègue de travail, c’est la tragédie de tous ceux qui n’ont pas accepté Christ. Ils vont en enfer où il y a des grincements de dents constants, là ou règne la mort, la souffrance et les pleurs à tout moment.

Quelle église montrant nous au monde qui se perd ? Quel visage de Christ présentons-nous au monde devant nous qui vit dans le péché. La grâce où le jugement.

Jean 3 :16-19

Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle.

En effet, Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour que celui-ci soit sauvé par lui. Celui qui met sa confiance en lui n’est pas condamné, mais celui qui n’a pas foi en lui est déjà condamné, car il n’a pas mis sa confiance en la personne du Fils unique de Dieu. Et voici en quoi consiste sa condamnation : c’est que la lumière est venue dans le monde, mais les hommes lui ont préféré les ténèbres, parce que leurs actes sont mauvais.

La seule condamnation que le monde a à recevoir c’est celle qu’il a déjà depuis toujours pour ne pas avoir mis sa confiance en Jésus. La seule condamnation qu’il y a pour le monde c’est celle d’avoir rejeté Dieu. Le seul salaire du péché, c’est là mort. De même la seule réponse de Christ, c’est la grâce pour ceux qui l’acceptent et qui placent leur confiance en Dieu. La seule réponse de Christ face au péché c’est l’amour et le pardon qu’il a gagné à la croix.

En effet, Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour que celui-ci soit sauvé par lui.

Je vous ai rappelé encore et encore cette réalité, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. Je vous ai parlé de l’église, de ce rassemblement de Chrétien où l’amour entre frères et sœurs devrait régner à un tel niveau, que lorsqu’un frère s’éloigne on va le chercher, non pas pour le juger ou le condamner, mais pour lui montrer ce qu’il risque de perdre. Pour le gagner, pour remonter la pente avec lui, pour qu’il puisse continuer à jouir pleinement de la grâce de Dieu. J’ai eu quelques commentaires qui m’ont dit : mais il faut reprendre, il faut dénoncer le péché. Je n’ai pas dit que nous ne devions pas. J’ai dit que pour le faire notre raison et nos sentiments envers notre frères doivent être les bons, et cela est le plus important. Quand Jésus parle de la poutre dans notre œil, il ne nous dit pas d’ignorer la sciure dans l’œil de notre voisin, il dit enlève d’abord la poutre dans le tien et ensuite tu verras clair pour enlever la paille !

Jésus nous met en garde contre l’hypocrisie car c’est le mal qui détruit l’église et qui empêche la discipline. Lisons le texte choisit pour aujourd’hui, un texte qui parle justement encore de la discipline dans l’église, mais cette fois c’est Paul :

1 Corinthiens 5 : 1-13

On entend dire partout qu’il y a de l’immoralité parmi vous, et une immoralité telle qu’il ne s’en rencontre même pas chez les païens : l’un de vous vit avec la deuxième femme de son père !

Et vous vous en vantez encore ! Vous devriez au contraire en être vivement affligés et faire en sorte que l’auteur d’un tel acte soit exclu du milieu de vous. Pour moi, qui suis absent de corps, mais présent en pensée parmi vous, j’ai déjà, comme si j’étais présent, prononcé la sentence au nom du Seigneur Jésus contre celui qui a commis cette faute. Lorsque vous serez réunis, et que je serai présent parmi vous en pensée, appliquez cette sentence dans la puissance de notre Seigneur Jésus : qu’un tel homme soit livré à Satan en vue de la destruction du mal qui est en lui afin qu’il soit sauvé au jour du Seigneur.

Ah ! vous n’avez vraiment pas de quoi vous vanter ! Ne savez-vous pas qu’«il suffit d’un peu de levain pour faire lever toute la pâte » ? Faites donc disparaître tout « vieux levain » du milieu de vous afin que vous soyez comme « une pâte toute nouvelle », puisque, en fait, vous êtes « sans levain ». Car nous avons un agneau pascal qui a été sacrifié pour nous, Christ lui-même. C’est pourquoi célébrons la fête de la Pâque, non plus avec le « vieux levain », le levain du mal et de la méchanceté, mais uniquement avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité.

Il y avait une immoralité sexuelle dans l’église de Corinthe telle qu’il ne s’en rencontre même pas chez les païens. Alors là on a du péché, alors là on a de la discipline à faire, il couche avec la femme de son père. Un vrai péché, clair précis à prendre en charge. Paul et l’église vont s’en donner à cœur joie et condamné. Et d’ailleurs que fait Paul ? Il livre sa sentence ! Cette personne doit-être livré à Satan. Alors vous allez me dire, cela fait des semaines que tu nous bassines avec il ne faut pas condamner et là, on livre le pécheur à Satan ! Je vous répondrai, oui, mais non ! Il y a d’autre indications très importantes dans ce verset, relisons le :

Lorsque vous serez réunis, et que je serai présent parmi vous en pensée, appliquez cette sentence dans la puissance de notre Seigneur Jésus : qu’un tel homme soit livré à Satan en vue de la destruction du mal qui est en lui afin qu’il soit sauvé au jour du Seigneur.

Nous sommes là en plein dans la discipline de Christ. Paul exhorte l’église toute entière à rejeter ce pécheur. Lorsque vous serez réunis. Nous sommes à la fin du cycle décrit par Christ, il y a eu probablement 1 personne qui a été voir cette personne, puis 2 ou 3 témoins, puis l’église entière, et cette personne continue de rejeter l’amour de l’église et la grâce de Dieu car il continue dans son péché. Alors à ce moment comme il ne veut plus profiter de l’amour de Christ et de son pardon du péché, il doit être livré à Satan, retourné dans le monde d’où il est venu.

Regardez pourquoi je suis sûr que nous sommes exactement dans ce cadre là du rejet de l’amour de l’église et de la discipline annoncé par Christ. Premièrement, qu’elle est le but de la manœuvre ? Que le frère soit sauvé au jour du Seigneur. C’est-à-dire que privé de l’amour de l’église, dont il ne veut plus être un membre actif car il refuse le pardon de Christ qui suit la repentance, il retournera dans le monde. Et il se retrouvera face à son péché et à sa condamnation de ne pas avoir mis sa confiance en Christ, comme le dit Jean 3 :18. L’église ne le condamne pas, l’église désire qu’il revienne et soit sauvé au jour du Seigneur. Mais cela n’est pas possible s’il reste à l’intérieur de l’église car il se mentirait à lui-même. Protégé par l’amour de Dieu qui est manifesté à l’intérieur de son église, il ne verrait pas son péché et ne serait pas amener à la repentance qui mène au salut. C’est justement à cause de cet amour qui unit l’église, à cause de cette grâce, de se désir de pousser son frère vers le haut, de le gagner pour Christ que le pécheur qui refuse de suivre Christ doit sortir de l’église, car il ne se rend plus compte que lui déshonore Christ en restant dans son péché. Donc voici le premier indice, le but n’est pas de condamner, mais de le gagner pour Christ. Un autre indice qui nous montre que nous sommes bien dans la discipline de Christ, l’église rassemblait agit avec puissance. Rappelez-vous le verset de Matthieu 18, après avoir justement expliqué comment gagner son frère :

Vraiment, je vous l’assure : tout ce que vous interdirez sur la terre sera interdit aux yeux de Dieu et tout ce que vous autoriserez sur la terre sera autorisé aux yeux de Dieu.

J’ajoute que si deux d’entre vous se mettent d’accord ici-bas au sujet d’un problème pour l’exposer à mon Père céleste, il les exaucera. Car là où deux ou trois sont ensemble en mon nom, je suis présent au milieu d’eux.

Paul exhorte l’église réuni à agir avec la puissance de Jésus-Christ qui est manifeste lorsque l’église se rassemble pour aimer.

Je sais que je commence à être long, mais j’arrive enfin au but de se message et au but que Paul recherche quand il a écri ce passage. Car si Paul parle de cet exemple, ce n’est nullement à cause de ce pécheur qui a besoin d’être accompagné par toute l’église dans la puissance de Christ pour revenir à son salut. Non, si Paul écrit c’est à cause de l’église : elle se vante ! Elle se vante, elle s’enorgueillit. Les chrétiens pensent-être meilleurs que les autres. Le problème n’est pas la paille du pécheur qui couche avec sa belle-mère, non le problème est la poutre des chrétiens de l’église qui pensent être parfait. Qui néglige l’agneau qui a été offert à Pâques et qui ont ajouté du levain dans la pâte. Ils ne bénéficient plus de la grâce de Dieu car ils laissent le péché grandir dans l’église. Ils sont hypocrites, et nous l’avons vu, Dieu et Jésus ne supportent pas l’hypocrisie. Le royaume de Dieu est fermé aux hypocrites.

Alors si le problème de l’église ne vient pas de celui qui pêche, ni du péché, d’où vient-il ? Il vient de notre hypocrisie, il vient du fait que non seulement, nous condamnons car nous ne sommes pas constamment dans cet état de grâce envers nous-même et les autres que nous avons reçu par le sang de Christ et son sacrifice ; mais en plus, nous ne vivons pas la conséquence de cette grâce et de cette non-condamnation. Reprenons ce que dit Jésus à la femme adultère, face à son péché qui méritait la mort :

Je ne te condamne pas non plus. Va, mais désormais, ne pèche plus.

La boucle est bouclée, oui nous ne sommes plus sous la condamnation car nous sommes à Jésus-Christ, mais nous sommes exhortés à ne plus pécher, individuellement. Jésus lorsqu’il a rencontré la femme adultère ne l’a pas condamnée, il n’a même pas parlé de son péché, il lui a montré de l’amour, il l’a gagné pour le royaume de Dieu. Voilà la grâce de Dieu, tout ce que nous devons faire pour ne pas être condamné : RIEN. Ensuite vient notre réponse à ce que nous avons reçu, cet amour merveilleux ce pardon, ce privilège d’être appelé enfant de Dieu : Va et ne pèche plus. Se mettre en route, sur le chemin de la sanctification.

Voulons-nous être une église qui porte du fruit ? Voulons-nous être une église qui glorifie Dieu ? Voulons-nous vivre une vie de croyant pleine ? Alors aimons complétement, nous-même et les autres. Jouissons pleinement de cette promesse, il n’y a plus de condamnation. Mais ne soyons pas hypocrite à nous croire plus juste qu’un autre, ne soyons pas hypocrite en rejetant un frère pour sa faute avant de lui avoir donné toutes les chances de jouir du privilège de l’église, de l’amour qui est au milieu de ce groupe de personnes pas comme les autres. Encourageons-nous, soutenons, supportons-nous. Vivons cette réalité de pardon et de grâce. Occupons-nous chacun de suivre Christ en fonction de ce que nous avons reçu, c’est notre responsabilité et c’est déjà un travail à plein temps. Rappelez-vous que vous ne pouvez agir que sur votre propre vie. On ne peut pas changer l’autre, seul Dieu au travers de son Esprit peut le faire. Et la puissance de son Esprit agit lorsque nous somme unis ensemble, en accord dans la prière, car là où deux ou trois sont réunis en mon nom je suis au milieu d’eux.

Prière

  • Unité de l’église.
  • Ne pas rejeter et montrer de l’amour afin d’être la lumière du monde, que des fleuves d’eau vives coulent de notre sein.
  • Que chacun de nous s’éprouve soi-même, notre responsabilité, cela vient de nous.

Sainte Cène

Nous avons pensé au sacrifice de Christ et cette liberté qu’il a acquise à la croix pour nous, afin que nous ne soyons plus prisonniers mais libre :

Faites donc disparaître tout « vieux levain » du milieu de vous afin que vous soyez comme « une pâte toute nouvelle », puisque, en fait, vous êtes « sans levain ». Car nous avons un agneau pascal qui a été sacrifié pour nous, Christ lui-même. C’est pourquoi célébrons la fête de la Pâque, non plus avec le « vieux levain », le levain du mal et de la méchanceté, mais uniquement avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité.

Que chacun s’éprouve soi-même, non pas pour être condamné, mais pour jouir complètement de notre statut de racheté, d’homme et femme libre ne vivant plus sous la condamnation.

Bénédiction

Maintenant donc, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ. 2 Car la loi de l’Esprit qui nous donne la vie dans l’union avec Jésus-Christ t’a libéré de la loi du péché et de la mort.

Car ce que la Loi était incapable de faire, parce que l’état de l’homme la rendait impuissante, Dieu l’a fait : il a envoyé son propre Fils avec une nature semblable à celle des hommes pécheurs et, pour régler le problème du péché[b], il a exécuté sur cet homme la sanction qu’encourt le péché.

Il l’a fait pour que la juste exigence de la Loi soit pleinement satisfaite en ce qui nous concerne, nous qui vivons, non plus à la manière de l’homme livré à lui-même, mais dans la dépendance de l’Esprit.

En effet, les hommes livrés à eux-mêmes tendent vers ce qui est conforme à l’homme livré à lui-même. Mais ceux qui ont l’Esprit tendent vers ce qui est conforme à l’Esprit.

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