Culte du 29 avril – Celui qui demeure uni à lui ne pêche pas

Celui qui demeure uni à lui ne pèche pas

1 jean 3 v1 à 10

Lors de mon dernier message, nous avons médité sur la qualité de Jésus en tant que théologien. Jésus, qui est la parole, est lui-même la théologie à regarder, méditer et suivre, bien au-delà de ses paroles, ses actes et ses faits. Je vous ai présenté l’histoire de la femme adultère, dans ce passage où Jésus ne dit vraiment pas grand-chose, il y a tout le message de l’évangile : Je ne te condamne pas non plus. Il n’y a donc pas de condamnation pour ceux qui sont graciés en Christ et nous avons vu qu’il y a 2 groupes de pécheurs ayant accepté Christ, qui bénéficient de cette même grâce de Christ.

Premièrement, les autres : aucune condamnation pour les humiliés, aucune condamnation pour les avares et les ivrognes, aucune condamnation pour les calomniateurs et les malhonnêtes, aucune condamnation pour les adultères et les homosexuels. Tous ces gens Jésus ne les a pas condamnés, alors pourquoi le ferions-nous ?

Le deuxième groupe de pécheurs ayant accepté Christ qui n’est pas condamné, n’est pas un groupe, mais une personne bien définie. Cette personne vous la connaissez très bien. C’est moi, c’est toi, c’est chacun d’entre vous individuellement. Oui, au travers de la parabole de la femme adultère, j’ai eu l’occasion de rappeler que les héritiers du royaume de Dieu, ceux qui ont compris le sacrifice de la croix ne sont pas condamnés et si parfois cela est difficile à comprendre chez les autres, cette grâce de ne pas juger, cette grâce de pardonner comme Jésus l’a fait, cela est encore plus difficile à comprendre lorsque cela nous touche personnellement. Car nous connaissons bien ce qui est dans notre cœur. Nous connaissons très bien nos manquements, nos promesses brisées, nous connaissons bien tout ce que nous nous sommes promis de faire, nos résolutions, notre engagement envers Dieu, envers notre prochain et surtout nous savons très bien au fond de notre cœur notre échec, nos failles et la noirceur de notre cœur. Nous savons qu’au fond de notre cœur il y a des pensées impures, nous savons qu’au fond de notre cœur il y a nos doutes, nos peurs, nous savons qu’au fond de notre cœur il y a notre péché. Alors oui, il y a bien un deuxième groupe de personnes que nous ne devons jamais oublier quand nous prêchons le message de l’évangile, et c’est le moi. Il n’y a aucune condamnation pour moi qui suis en Christ, Jésus le dit, je ne te condamne pas non plus et Il sait exactement ce qui est dans notre cœur, dans nos pensées.

Alors voici pour ce petit rappel de mon culte précédent, il n’y a donc aucune condamnation. J’espère que certains d’entres vous seront encouragés, bénis par cette vérité, cette réalité, mais peut-être certains d’entre vous sont en train de bouger inconfortablement sur vos chaises avec une frustration naissante. Un drôle de frustration car bien sûr vous ne pouvez pas aller à l’encontre de ce que je viens de dire, c’est la Bible qui le dit, mais quand même, aucune condamnation pour personne ayant accepté Christ ? On fait grâce à tout le monde et on laisse tout passer ? On finit par accepter tout et « tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil ». J’entends déjà Bernard chantonner son refrain sur les Massons et leur pays des Bisounours…

Galates 5 v.1

Christ nous a rendus libres pour que nous connaissions la vraie liberté. C’est pourquoi tenez bon et ne vous mettez pas à nouveau sous le joug de l’esclavage.

Nous sommes libres, c’est une réalité. Quand Paul écrit aux Galates, aux Corinthiens, il ne remet pas en doute la foi des chrétiens qui composent ces églises, sinon il ne leur écrirait pas. Il est le témoin de leur éloignement de la parole, mais il les reprend. Leur salut n’est pas en jeu, car il n’y aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ, mais leur sanctification est en danger. Nous sommes libres, c’est une réalité, ne l’oubliez jamais, nous sommes libres de nos péchés sans être condamné, en tant qu’enfant de Dieu sous la grâce de Dieu.

1 Jean 1 v. 8 à 9

Si nous prétendons n’être coupables d’aucun péché, nous sommes dans l’illusion, et la vérité n’habite pas en nous. Si nous reconnaissons nos péchés, Dieu est fidèle et juste et, par conséquent, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis.

 

1 Jean 3 v.4 et 10

Celui qui commet le péché viole la Loi de Dieu, car le péché, c’est la violation de cette Loi. Or, vous le savez : Jésus est apparu pour ôter les péchés, et il n’y a pas de péché en lui. Par conséquent, celui qui demeure uni à lui ne pèche pas et celui qui pèche ne l’a jamais vu et ne l’a jamais connu.

Dans sa première épitre, Jean nous enseigne deux principes qui semblent paradoxaux. Si nous prétendons n’être coupables d’aucun péché, nous sommes dans l’illusion. Car Dieu est bien mort pour nous pardonner de notre péché. Et quelques versets plus loin, celui qui demeure uni à lui ne pèche pas et celui qui pèche ne l’a jamais vu. Nous retrouvons ici la frustration dont je parlais un peu plus tôt. Comme pouvons-nous ne jamais être condamné et continuer à pécher ? Finalement n’est-ce pas ce paradoxe qui nous trouble au fond de notre cœur ? N’est-ce pas cette question à laquelle nous n’arrivons pas à répondre ? C’est la tension qui rend nos relations envers les autres si difficiles, nous voulons aimer mais le péché nous en empêche. Comment faire pour accepter le pécheur sans accepter le péché ? Comment faire pour ne pas constamment rejeter le pécheur mais rejeter le péché ? C’est ce qui rend notre cœur si divisé, nous voulons croire que Dieu nous a lavés, mais nous continuons chaque jour à nous salir. Sachez que la Bible nous enseigne très clairement ce problème, rappelez-vous la parabole de Christ du blé et de l’ivrai, les deux poussent toujours ensembles.

Ce matin je vais vous dire quelque chose qui change beaucoup de choses. Christ n’est pas venu abolir le péché. Christ n’a pas vaincu le péché lorsqu’il est mort à la croix. Lorsqu’il est mort, Jésus a parfaitement accompli la loi comme il l’avait annoncé lors du sermon sur la montagne :

Matthieu 5 v17

Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.

En payant de son sang à la croix, il a payé le prix de notre péché. En laissant son corps être brisé il a accompli ce que la loi demandait, lui qui ne le méritait pas, il a offert son corps en rançon pour moi, en rançon pour toi. Trop souvent nous pensons que le péché est vaincu, mais pas encore, Satan sera vaincu lorsque Christ reviendra, le péché n’existera plus, cela sera le paradis et nous en ferons partie. Cela sera le royaume de Dieu, plus de pleurs, plus de larmes, plus de frustrations, plus de doutes, plus de combats, une paix avec Dieu éternelle… Mais si aujourd’hui notre place est assurée, même si aujourd’hui nous sommes déjà rentrés dans la vie éternelle, nous ne sommes pas encore au ciel. Alors aujourd’hui nous vivons sur terre, avec le péché, mais libre de la loi. Grace au sacrifice de Dieu, nous sommes libres de la loi par la foi en Christ. Voici ce que Dieu dit de la relation entre la loi et le péché :

Romains 7 v. 7

S’il n’y avait pas eu la Loi, je n’aurais pas connu le péché.

L’épitre au Romains est une lettre dédiée au sens de la mort de Christ dans nos vies et sur le péché. Un de ses points centraux est que le péché se révèle par la loi. Nous pouvons connaître la malédiction du péché à cause de la loi qui met en lumière le péché qui nous détruit. Mais lorsque Christ est mort il a accompli la loi, il a rendu son effet caduc, il a anéanti son action car la loi menait à la mort. Il a pris notre condamnation qu’amener (amenait par ?) la loi. La mort de Christ sur la croix pour ceux qui acceptent le prix payé. Je reviens donc au paradoxe de notre foi, pourquoi péchons-nous encore aujourd’hui et comment faisons-nous pour continuellement ne pas être condamnés, nous chrétiens qui avons choisi de suivre Christ ? La réponse : nous ne sommes plus sous la loi, et s’il n’y a plus de loi, alors il n’y a plus de péchés, et s’il n’y a plus de péchés alors nous sommes libres. Satan ne peut plus nous accuser. N’est-ce pas le grand passage de Romains ?

Romain 8 v. 33 à 34

Qui accusera encore les élus de Dieu ? Dieu lui-même les déclare justes. 34 Qui les condamnera ? Christ est mort, bien plus : il est ressuscité !

Voilà comment Paul résume tout cela dans l’épitre aux Galates :

Galates 2 v20 et 21

Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. Ma vie en tant qu’homme, je la vis maintenant dans la foi au Fils de Dieu qui, par amour pour moi, s’est livré à la mort à ma place. Ainsi, je ne rejette pas la grâce de Dieu car si c’est l’obéissance à la Loi qui permet d’être déclaré juste, alors Christ est mort pour rien !

Vivre dans la foi au Fils de Dieu, qui par amour pour moi, s’est livré à ma place ! Il a porté mon péché, il l’a pris. Rendez-vous compte, c’est une chose de mourir pour les péchés que j’ai commis, mais c’en est encore une autre de mourir pour ceux que je vais commettre après avoir accepté le salut. Il n’est pas mort pour qu’il n’y ait plus de péché, Christ est mort pour que ne soyons plus sous l’emprise du péché, pour que nous ne soyons plus condamnés. N’est-ce pas extraordinaire ? N’est-ce pas une assurance merveilleuse que de vivre dans la foi au fils de Dieu ? N’est-ce pas extraordinaire de savoir que ce pardon non justifié est perpétuel ? De savoir que si nous n’avions rien à faire pour être sauvés, alors nous n’avons rien à faire pour le rester ? Notre salut est final et bien sûr que nous avons du mal à comprendre tout cela, cela n’a pas de sens pour notre petit entendement, pour nos petites têtes, mais pourtant tout cela à un nom, un nom que nous connaissons bien : la grâce de Dieu. Ce cadeau offert que nous ne méritions pas hier, ce cadeau offert que nous ne méritons pas aujourd’hui, ce cadeau offert que nous ne mériterons pas demain.

Voilà donc le second culte sur le thème « il n’y a donc plus de condamnation », j’avais initialement prévu de parler des interactions entre frères et sœurs qui ne sont pas condamnés, mais qui pratiquent le péché, finalement Dieu m’a dirigé vers une seconde partie sur la réalité de la vie chrétienne de celui qui n’est pas condamné. Ce n’est que partie remise pour mon prochain message.

Que pour ce moment de sainte cène, nous puissions vraiment nous mettre devant Dieu et nous réjouir de l’œuvre de Christ à la croix, car il est venu abolir la loi, il a payé le prix à notre place. Il a porté, il a ôté notre péché pour qu’aujourd’hui, justifié par la foi au fils de Dieu nous soyons en paix avec le père. Pour qu’aujourd’hui par la foi au fils de Dieu nous soyons réellement libres de la loi. Pour qu’aujourd’hui, malgré le péché qui nous environne si facilement, nous soyons continuellement lavés de notre péché, car il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.

Prions

Sainte Cène

Romains 8 v. 36 à 39

Qui accusera encore les élus de Dieu ? Dieu lui-même les déclare justes. Qui les condamnera ? Christ est mort, bien plus : il est ressuscité ! Il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous. Qu’est-ce qui pourra nous arracher à l’amour de Christ ? La détresse ou l’angoisse, la persécution, la faim, la misère, le danger ou l’épée ? Car il nous arrive ce que dit l’Ecriture :

A cause de toi, nous sommes exposés à la mort à longueur de jour.

On nous considère comme des moutons destinés à l’abattoir.

Mais dans tout cela nous sommes bien plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Oui, j’en ai l’absolue certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances, ni ce qui est en haut ni ce qui est en bas, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous arracher à l’amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ notre Seigneur.

Jean 6 v.34 à 35

Seigneur, dirent-ils alors, donne-nous toujours de ce pain-là.

Et Jésus répondit : Moi, je suis le pain qui donne la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim, celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif.

Jean 4 v.14

Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.

Bénédiction

1 Jean 3 v. 4 à 9

Celui qui commet le péché viole la Loi de Dieu, car le péché, c’est la violation de cette Loi. Or, vous le savez : Jésus est apparu pour ôter les péchés, et il n’y a pas de péché en lui. Par conséquent, celui qui demeure uni à lui ne pèche pas et celui qui pèche ne l’a jamais vu et ne l’a jamais connu.

Mes enfants, que personne ne vous trompe sur ce point : est juste celui qui fait ce qui est juste, tout comme Christ lui-même est juste. Celui qui commet le péché est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Or, le Fils de Dieu est précisément apparu pour détruire les œuvres du diable. Celui qui est né de Dieu ne pèche pas, car la vie qui vient de Dieu a été implantée en lui et demeure en lui. Il ne peut pas pécher, puisqu’il est né de Dieu.

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