Culte du 30 décembre 2018 – Reposez-vous

Je suis fatigué. C’est la fin de l’année. Il y a eu beaucoup de changements cette année, beaucoup de traumatismes. Bien sur il y a eu beaucoup de bonnes choses aussi, mais ce n’est pas ce qui semble laisser le plus de traces dans mon cœur aujourd’hui. Je suis fatigué et ce matin je ne voulais pas prêcher. Je vous le dis bien humblement. Je suis en vacances après tout et je dois encore faire quelque chose, je voudrais simplement m’arrêter.

Ce matin je vous propose un message, qui sera je l’espère un peu plus personnel. Personnel car je vais parler de moi, mais aussi personnel parce que je désire qu’il parle de vous aussi.

Nous sommes allés en Angleterre cette semaine. Nous avons eu l’occasion d’aller visiter un couple d’amis que nous n’avions pas vu depuis longtemps. Lui est un ancien de l’église où nous allions Vicki et moi, il nous a mariés. Sa femme et lui ont été utilisés par Dieu pour faire grandir Vicki dans la foi après sa conversion. Je pourrais vous parler de Ross et Bertie pendant bien longtemps mais là n’est pas le but de ce message ! Dans ce genre de rencontre où il n’y a que très peu de temps pour tout dire et rattraper les années qui passent, on essai d’aller à l’essentiel. C’était bientôt le moment de partir et j’ai demandé à Ross une dernière question. Une toute simple, toute banale, vous savez le genre qui ne va pas prendre 2 heures à répondre, où il y a des réponses toutes faites. Je lui ai demandé :

Ross, notre église va mal, on se démène, on essai de faire plein de choses supères, on essai de se remettre à Dieu, de le suivre du mieux que l’on peut et pourtant on n’arrête pas de rétrécir. Je ne comprends pas ce que Dieu fait, les frères et sœurs se fatiguent, les frères et sœurs désirent autre chose, que devons-nous faire de plus pour que cela aille mieux ?

Je vous l’avais dit, une petite question toute simple. Ross qui malgré sa sagesse ne se perd que très rarement dans de grandes discussions m’a donné sa réponse. Quoi faire de plus je ne sais pas, mais je pense que vous devriez vous arrêter quelques semaines. Vous arrêter et remettre devant Dieu vos attentes, vos déceptions, ce que vous êtes et ce que vous voudriez être et prendre le temps de laisser Dieu vous conduire.

Cette conversation a bien sur pris un peu plus de temps, et je n’en fait ici que le résumé, mais cela nous a poussés, Vicki et moi, à réfléchir. Que pouvons-nous faire de plus pour que Dieu fasse grandir notre église, je ne sais toujours pas, mais je me demande si en cette fin d’année et au moment de prendre encore et toujours de nouvelles résolutions, il ne serait pas bon de s’arrêter. De s’arrêter vraiment et de se reposer.

Genèse 2 :1-3

Ainsi furent achevés le ciel et la terre avec toute l’armée de ce qu’ils contiennent. Au septième jour, Dieu avait achevé tout ce qu’il avait créé. Alors il se reposa en ce jour-là de toutes les œuvres qu’il avait accomplies. Il bénit le septième jour, il en fit un jour qui lui est réservé, car, en ce jour-là, il se reposa de toute l’œuvre de création qu’il avait accomplie.

Exode 31 :15

On travaillera six jours ; mais le septième jour est le sabbat, le jour du repos, consacré à l’Éternel. Celui qui fera quelque ouvrage le jour du sabbat, sera puni de mort.

Lévitique 25 :11

Sur le mont Sinaï, l’Éternel s’adressa à Moïse en ces termes :

Dis aux Israélites : Quand vous serez entrés dans le pays que je vais vous donner, la terre elle-même se reposera ; pour l’Éternel, vous la laisserez se reposer. Pendant six ans, tu ensemenceras ton champ, et pendant six ans, tu tailleras ta vigne et tu en récolteras les produits. Mais la septième année sera un sabbat, une année de repos pour la terre, on la laissera se reposer en l’honneur de l’Éternel ; tu n’ensemenceras pas ton champ et tu ne tailleras pas ta vigne. Tu ne moissonneras pas ce qui poussera tout seul de ta moisson précédente, et tu ne vendangeras pas les raisins de la vigne non taillée, afin de donner une année de repos à la terre. Vous vous nourrirez de ce que la terre produira pendant son temps de repos, toi, ton serviteur, ta servante, ton ouvrier journalier et les étrangers résidant chez vous, ainsi que ton bétail et les animaux sauvages qui vivent dans ton pays : tout produit des terres leur servira de nourriture.

Vous compterez sept années de repos, soit sept fois sept ans, c’est-à-dire une période de quarante-neuf ans. Le dixième jour du septième mois, le Jour des expiations, vous ferez retentir le son du cor à travers tout le pays. Vous déclarerez année sainte cette cinquantième année et, dans tout le pays, vous proclamerez la libération de tous ses habitants. Ce sera pour vous l’année du jubilé ; chacun retrouvera la possession de sa terre, et chacun retournera dans sa famille. La cinquantième année sera donc pour vous l’année du jubilé : vous ne sèmerez pas, vous ne moissonnerez pas ce que les champs auront produit d’eux-mêmes durant cette année, et vous ne vendangerez pas la vigne non taillée, car c’est l’année du jubilé ; vous la tiendrez pour sainte ; vous mangerez ce qui aura poussé dans les champs. En cette année jubilaire, chacun de vous retournera dans sa propriété.

Je viens de vous lire des textes magnifiques de la Bible. Des textes qui bien qu’étant une partie intégrale de la loi de Moïse sont remplis de la grâce de Dieu. Voyez-vous aujourd’hui nous nous répétons à tue-tête « quand je suis faible, c’est alors que je suis fort », mais nous ne faisons pas grand-chose d’autre pour laisser Dieu nous renforcer. Et pourtant Dieu dès la création Dieu à mis en place une protection pour l’homme, un moyen de résister, un moyen de se ressourcer, un moyen de se reposer : le jour du repos. Mais cela ne suffisait pas, alors, il a aussi créé l’année du repos, et comme une bonne chose n’arrive jamais seul, il a créé l’année du jubilé ou tout recommençait à zéro.

Le jour du Seigneur ? un jour où l’on se rappelle ce que Dieu à fait et on se repose. Consacré à Dieu et à ce qu’il a fait. Pas à ce qu’il va faire, non, simplement à ce qui vient d’être accompli par le Seigneur au cours de la semaine. L’année sabbatique ? une année où tout le monde se repose, les hommes, les bêtes, la terre. Une année sans travail et une année où Dieu a promis de fournir assez à manger. Ça vous tente une année sabbatique, tous les 7 ans ?

Je ne prône pas là bien sur un retour à la loi, il faut observer le sabbat sinon vous serez mis à mort ! Non je nous encourage à réfléchir à la sagesse et à l’amour de Dieu. Si Dieu à pris le temps d’accorder une place si importante au repos dans sa loi et à une journée, voire une année dédiée à le chercher et se rappeler de ce qu’il a fait, c’est que les hommes et les femmes que nous sommes en avons besoin. L’alliance qui nous unit à Dieu à changer, sa grâce est là et nous avons la vie éternelle dès aujourd’hui, mais nos corps sont bien mortels, nos esprits sont bien pécheurs et nous avons besoin de nous arrêter comme Dieu lui-même l’a fait le septième jour.

C’est bientôt la nouvelle année, et je vous partage donc cette méditation qui m’a été donnée. Nous sommes petits, nous sommes faibles et nous avons besoin de Dieu pour nous ressourcer. Bien sur que nous voulons voir Dieu agir, bien sur que nous voulons le servir activement. Mais où allons-nous ? Que devons-nous faire, que se passe-t-il en ce moment dans l’église de Saint Jean de Valériscle, quel est le plan de Dieu. Aujourd’hui je n’en ai aucune idée et je ne sais pas quoi faire. Si l’un d’entre vous à la réponse, qu’il n’hésite pas à la partager dès que possible car je veux l’entendre. Pour le moment, j’ai reçu cette phrase « Repose toi et remet-toi devant Dieu »

Peut-être est-il temps de s’arrêter beaucoup, d’avoir une année, un moment sabbatique. Nous faisons beaucoup, nous nous fatiguons, non pas parce que ce que nous faisons est mal, bien au contraire, mais parceque nous ne nous arrêtons jamais pour nous reposer en temps qu’église, pour se remettre devant Dieu et repartir de plus belle. Je ne suis pas en train de dire de fermer l’église et de rester chez soi, bien au contraire. Juste changer notre attitude du cœur. Ne pas chercher à toujours en faire plus, mais plutôt moins pour une période de temps. Admettre nos faiblesses, admettre nos limitations et nous remettre devant Dieu. Le format du culte par exemple, nous sommes 9 membres actifs et il faut un minimum de 5 personnes responsables par dimanche pour faire un culte. Peut-être prendre quelques semaines de repos pour nous ressourcer en Dieu, prier ensemble, profiter de la communion fraternelle tout simplement, limiter la maison de retraire pour un temps, mais surtout chercher Dieu. Accepter de prendre des temps de repos sans culpabilité, mais avec reconnaissance parce que Dieu l’a ordonné, parce que c’est une bonne chose que de tout arrêter pour mieux se consacrer à notre Dieu.

Aujourd’hui, oui, je me fais du souci pour notre église, car je le sais nous sommes fatigués et chacun à ses propres frustrations dans son cœur, personnellement je les ressent et j’ai peur que nous soyons à bout, j’ai peur que si l’on n’y prend pas garde, du jour au lendemain tout peut casser et que cela soit la fin pour l’église de Saint Jean de Valériscle. Bien sur que Dieu nous tient, bien sur que Dieu ne permettra pas cela. Je suis convaincu que Dieu veut l’église de Saint jean de Valériscle, il désire cette communauté, elle a du sens. Mais si je sais ce que Dieu veut faire, je nous encourage à lui laisser l’opportunité d’agir, à nous arrêter un temps pour nous remettre devant lui, chercher sa volonté, nous reposer et repartir, ressourcer pour le servir dans son royaume.

Voilà donc mon message d’aujourd’hui, reposons-nous, le Seigneur nous le demande. Peut-être ne serez vous pas d’accord avec cela et vous allez simplement mettre ce message de coté comme les autres, mais si vous êtes fatigués, si l’église est fatiguée, alors j’espère que nous prendrons ensemble les décisions nécessaires pour nous arrêter, nous reposer et chercher Dieu humblement.

Apocalypse 2 : 2-4 & 9-10

Je connais ta conduite, la peine que tu prends et ta persévérance. Je sais que tu ne peux pas supporter les méchants : tu as mis à l’épreuve ceux qui se prétendent apôtres et qui ne le sont pas, et tu as décelé qu’ils mentaient. Tu as de la persévérance, tu as souffert à cause de moi et tu ne t’es pas lassé. J’ai cependant un reproche à te faire : tu as abandonné l’amour que tu avais au début. (…)

Je connais ta détresse et ta pauvreté, et pourtant tu es riche. Je sais les calomnies de ceux qui se disent Juifs mais qui ne le sont pas : c’est une synagogue de Satan. N’aie pas peur des souffrances qui t’attendent. Voici, le diable va jeter plusieurs d’entre vous en prison, pour vous tenter, et vous connaîtrez dix jours de détresse. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la vie comme prix de ta victoire.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :