Engagez vous…

Saint-Jean le 17 juin 2018

Engagez-vous…

Engagez vous, rengagez vous qu’ils disaient…

Cette phrase célèbre empruntée à la BD « Astérix » sera notre leitmotiv d’aujourd’hui. Les légionnaires romains y expriment ainsi leur frustration après s’être fait démonter par les irréductibles gaulois.

L’engagement semble être un problème de notre temps, la peur de s’engager est une réalité de la société du XXIéme siècle qui se manifeste sous bien des aspects différents et de façon très aiguë en ce qui concerne les relations homme/femme.

S’engager…

C’est une façon, une autre façon de répondre à cet ordre de la Parole qui a retenti pour nous en ce mois de juin et que nous trouvons dans Romain 6 au verset 13 :

« 13 Ne mettez pas vos membres et organes à la disposition du péché comme des armes au service du mal. Mais puisque vous étiez morts et que vous êtes maintenant vivants, offrez-vous vous-mêmes à Dieu et mettez les membres et organes de votre corps à sa disposition comme des instruments pour faire ce qui est juste. »

Mettre ses membres à la disposition de Dieu…

Nous avons vu deux premières façons de mettre en pratique cette recommandation. La première étant d’attendre les ordres d’en haut et de s’y soumettre et ceci au risque du silence, ma vie comme une page blanche où tout est à écrire. L

a deuxième manière c’est de vivre notre vie d’humain en comptant que Dieu « orientera » nos gestes pour leur donner un sens conforme à sa volonté et cela au risque de la confusion. Une existence « pâte à modeler ». Aujourd’hui, je vous propose une troisième voie, celle de l’engagement.

Engagez-vous, rengagez vous…

Au départ, cela nous laisse un peu dubitatif, au-delà des tribulations de l’engagement personnel dans un siècle ou il ne va pas de soi, suite à l’installation de l’hyper individualisme comme constante de notre société. L’engagement reste une décision qui fait appel à note volonté d’homme et nous sommes en tant que pécheurs perpétuellement repentants très méfiants quand à notre volonté, nous la savons faiblarde.

Notre volonté ne suffit pas sur la voie de la sanctification dans laquelle nous devons avancer. Nous savons en toute certitude ne pas pouvoir faire confiance à notre volonté…

 Nous bronchons tous de plusieurs manières. Jacques 3:2

Toujours nos engagements s’effritent, s’étiolent, se fondent dans les soucis et les plaisirs. L’exemple type étant celui des régimes alimentaires dont on sait bien que sur la durée ils ne sont pas une solution.

Je persiste à croire que cette voie est une bonne voie, une voie privilégiée, pour offrir nos membres à Dieu, pour autant qu’elle soit appuyée sur les recommandations que Dieu nous fait dans sa Parole.

Appelons cela la « V.A.D. », la Volonté Assistée par Dieu et cherchons les bases sur lesquelles nous pourrions construire.

Nombres 6

6 L’Eternel parla à Moïse en ces termes: Dis aux Israélites: Lorsqu’un homme ou une femme se consacre d’une manière spéciale à l’Eternel en faisant vœu de consécration, il s’abstiendra de vin et de boissons fermentées, il ne consommera ni vinaigre de vin ni vinaigre d’une autre boisson enivrante, il ne boira pas de jus de raisin et ne mangera pas de raisins, qu’ils soient frais ou secs. Durant tout le temps de sa consécration, il ne mangera aucun produit confectionné à partir du fruit de la vigne, depuis les pépins jusqu’à la peau du raisin.Pendant toute cette période, le rasoir ne devra pas toucher sa tête; jusqu’à ce que s’achève le temps de sa consécration à l’Eternel, il sera saint et se laissera pousser librement les cheveux et la barbe. Durant tout le temps pendant lequel il est consacré à l’Eternel, il ne touchera aucun corps mort. Il ne se rendra même pas rituellement impur pour son père, sa mère, son frère ou sa sœur si ceux-ci viennent à mourir, car il porte sur sa tête la marque de sa consécration à son Dieu. Tout le temps de sa consécration, il est saint pour l’Eternel.

Si quelqu’un meurt subitement près de lui, sa tête consacrée se trouve rendue impure. Sept jours plus tard, le jour de sa purification, il se rasera les cheveux et la barbe. 10 Le huitième jour, il apportera au prêtre deux tourterelles ou deux pigeonneaux, à l’entrée de la tente de la Rencontre. 11 Le prêtre en offrira l’un comme sacrifice pour le péché et l’autre comme holocauste, ainsi il fera le rite d’expiation pour la faute qui a été commise par le contact avec un mort. Ce même jour, il consacrera de nouveau sa tête, 12 et se consacrera lui-même de nouveau à l’Eternel pour le temps de consécration qu’il avait fixé. Il offrira un agneau dans sa première année à titre de sacrifice de réparation. Les jours déjà écoulés ne compteront pas, du fait que sa période de consécration a été profanée.

13 Voici la loi concernant le consacré pour le jour où il aura achevé le temps de sa consécration. Ce jour-là, on le fera venir à l’entrée de la tente de la Rencontre, 14 et il offrira son sacrifice à l’Eternel: un agneau dans sa première année, sans défaut, comme holocauste; une brebis dans sa première année, sans défaut, comme sacrifice pour le péché, et un bélier sans défaut comme sacrifice de communion. 15 Il y joindra une corbeille de pains sans levain faits avec de la fleur de farine pétrie à l’huile et des galettes sans levain arrosées d’huile, ainsi que les offrandes et les libations accompagnant ces sacrifices. 16 Le prêtre approchera le tout devant l’Eternel, et offrira son sacrifice pour le péché et son holocauste; 17 il offrira aussi à l’Eternel le bélier comme sacrifice de communion, avec la corbeille de pains sans levain et il y joindra son offrande et sa libation. 18 Alors, le consacré rasera sa tête consacrée à l’entrée de la tente de la Rencontre, il prendra les cheveux et les poils de barbe de sa tête consacrée et les jettera sur le feu qui brûle sous le sacrifice de communion. 19 Le prêtre prendra l’épaule du bélier quand elle sera cuite, ainsi qu’un gâteau sans levain de la corbeille et une galette sans levain, et il les déposera dans les mains du consacré, après que celui-ci se sera rasé sa tête consacrée. 20 Puis le prêtre accomplira le geste de présentation devant l’Eternel. Ces aliments sont une chose sainte qui revient au prêtre, tout comme la poitrine avec laquelle le geste de présentation a été accompli, et le gigot qui a été prélevé. Après cela, le consacré pourra de nouveau boire du vin.

21 Telle est la règle relative au consacré qui a fait un vœu, et voilà ce qu’il offrira à l’Eternel pour sa consécration, sans compter les dons volontaires qu’il pourra promettre si ses moyens le lui permettent. Il agira conformément au vœu qu’il aura prononcé, en plus de ce que prévoit la loi relative à sa consécration.

De ce texte, nous n’examineront pas les détails qui relèvent d’une loi sous laquelle nous ne sommes plus, nous considéreront plutôt les principes et leurs conséquences.

Lorsque un homme ou une femme fait un vœu…

Remarquons que la nature du vœu, la nature de l’engagement, n’est pas précisée. Il n’est même rien suggéré. Quelqu’un s’engage et c’est lui qui choisit, c’est lui qui décide en son âme et conscience. La Bible nous donne quelques exemples de personnes qui s’engagent de cette manière. La prophétesse Anne, par exemple, qui accueille le petit enfant Jésus dans le temple avait vu sa vie perturbée par son veuvage d’où avait découlé son engagement dans le jeûne et la prière au temple tous les jours (Luc 2:37).

Nos convictions d’engagement peuvent alors se construire au sein de nos vie (chacune est particulière). Les inspirations de nos âmes deviennent des aspirations et finalement passées au crible de la Parole est adossées à l’Esprit Saint, confortées par l’analogie de la foi, appuyées sur l’exemple de ceux qui nous ont précédés cela débouche sur un engagement autre mot pour la notion de « vœu ».

Un engagement cela se construit à l’intérieur de l’âme, et cet engagement est alors mon engagement, du sur mesure en matière de vie chrétienne ; il n’y a pas de « prêt à agir » juste des gestes aboutissements de tout un chemin, de tout mon chemin.

La liberté en Christ s’exprime aussi ainsi. Je décide de la forme particulière de mon engagement. Ce que ma VAD (Volonté Assistée par Dieu) va devoir défendre ne m’est pas imposé de l’extérieur. Il ne s’agit pas d’adhérer à quelque chose, il s’agit de le construire. Il ne peut alors y avoir de réticence (consciente ou inconsciente) c’est un immense avantage un point de départ inattaquable.

Je veux maintenant considérer quelque chose de plus difficile, de plus contraignant, concernant cet engagement. Dans le creuset de mon esprit des éléments se mélangent et se cristallisent, une décision en découle. Une loi. Cette loi j’en suis le fabricant, le maître d’œuvre les anglais parlent de « lawmaker ». Dans mon parlement intérieur, cette loi est adoptée. Pour qu’elle prenne toute sa valeur, elle va être « ratifiée ». Ratifiée par Dieu.

Mon vœu, mon engagement je le soumet à Dieu, il devient loi particulière de Dieu pour moi. C’est dans la solennité de cet engagement que va résider sa force, que va résider l’assistance de Dieu à ma volonté.

La solennité de l’engagement du naziréen était marqué par des signes, des pratiques codifiées : Pas de boisson fermentée, pas de fruit de la vigne pas de rasoir sur la barbe et les cheveux… Nous ne nous astreignons plus à de telles pratiques mais il faut que l’esprit demeure, il faut que nous ayons conscience que la loi que j’ai construite est devenue la loi de Dieu pour moi, c’est officiel.

Ainsi bien que ce soit un engagement personnel, comme il est maintenant devant Dieu, il devient « consécration », quelque chose mis à part pour Dieu. Si je ne respecte pas mon engagement au lieu de parler simplement d’évolution, d’aléa, de libre choix, on va employer un autre mot, on va en appeler à une autre notion.

Si je ne respecte pas mon engagement, je pèche.

J’étais sensé vous encourager dans la voie de l’engagement et voila que je vous dit que si vous vous engagez, vous vous fabriquez une occasion de chute, un nouveau péché qui se rajoute à tous les autres qui sont notre lot, nous qui bronchons chaque jour et de plusieurs manières…

Mais :

Psaume 111 :10

 La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse; Tous ceux qui l’observent ont une raison saine. Sa gloire subsiste à jamais.

Proverbes 9 :10 

Le commencement de la sagesse, c’est la crainte de l’Éternel; Et la science des saints, c’est l’intelligence.

C’est cette crainte, cette crainte d’un péché nouveau, cette crainte d’une occasion de chute que j’ai moi même construite qui va m’aider. C’est cette crainte qui est l’assistance à ma pauvre volonté.

La crainte de mal faire devant Dieu devient un puisant levier qui vient au secours de ma faiblesse. Une force nouvelle trouvant son origine en Dieu lui même devient le moteur de … ma victoire.

J’en viens maintenant avec ce mot de « victoire » au dernier point que je veux évoquer aujourd’hui .

En ces temps de coupe de monde, je voudrais parler de foot… Si les 22 joueurs sur le terrain n’avaient pas ces cages de chaque coté du terrain, ce sport ne serait qu’un vague amusement. Il y a donc la notion de but, de but à viser de but à atteindre.

La Bible nous donne des commandements qui sont autant de buts à atteindre. Chaque fois que nous atteignons un but, nous remportons une victoire.

Le dixième commandement précise « tu ne convoiteras point ». Si j’arrive à me maîtriser, à ne pas convoiter, j’ai remporté une victoire, une victoire sur la convoitise.

Pour remporter une victoire il faut avoir un but, un but à marquer. Alors oui, s’engager c’est se fabriquer une occasion de chute, une occasion de pécher, mais c’est aussi et finalement surtout se fabriquer une occasion de victoire supplémentaire.

Engagez-vous, rengagez vous, vous remporterez des victoires, des victoires en plus. Vous grandirez dans le Seigneur.

D’autant plus que ces victoires là ne sont pas les plus difficiles à remporter…

Mon engagement, mon vœu, c’est moi qui me le suis fabriqué avec ma vie mes inspirations, mes convictions, il est donc avec l’aide de la sagesse venant de Dieu à ma mesure, il est je l’ai déjà dit « sur mesure ». La victoire est donc elle aussi à ma mesure, d’une dimension qui ne m’écrase pas.

La victoire est ainsi par nature possible. Je ne suis pas écrasé par une lutte qui me dépasserait.

J’ai donné mes membres, mes gestes, à Christ. J’ai donné comme j’ai pu et comme j’ai voulu. Je me suis engagé devant Dieu, solennellement. Je remporte ou, au pire, je vais remporter une nouvelle victoire. Ce cycle, ce cycle vertueux devient la fondation de ma vie en Christ, une vie ou la croissance est au rendez-vous.

Un dernier mot pour conclure. Un mot pour encore lever une hypothèque sur votre désir d’engagement.

Vous pourriez avoir l’impression au travers de vos engagement devant Dieu de vous enfermer dans une prison, de « rentrer dans les ordres ». Il y avait des naziréens qui s’engageaient pour toute leur vie, mais cela n’avait rien d’obligatoire. A priori, les vœux, les engagement étaient limités dans le temps.

Et cette limite n’était pas forcément fixée à l’avance. Les circonstances ayant changé le naziréen pouvait renoncer à son vœu. Simplement l’arrêt ne se faisait pas de façon sauvage. Il y avait des formes à respecter, des signes à respecter.

Un engagement chrétien n’est pas une prison, il peut changer, évoluer. Simplement, ce changement doit être lui aussi le fruit d’une conviction donnée par l’Esprit et être développé dans la méditation de la Parole et porté par la prière.

Engagez-vous, rengagez vous…

( Zacharie 4:6b)

« Mais cette œuvre, vous ne l’accomplirez ni par votre bravoure ni par la force mais par mon Esprit.

Le Seigneur des armées céleste le déclare . »

Amen !

Nombres 6:24-26

Que l’Eternel te bénisse et te protège!
Que l’Eternel te regarde avec bonté!

Et qu’il te fasse grâce!
Que l’Eternel veille sur toi et t’accorde la paix!

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