Jésus le plus grand théologien ?

Quel est votre théologien préféré ? Calvin ? Luther? John Wesley? Il y a quelque temps je vous aurais répondu un ou deux noms; si possible des personnes dont vous n’auriez jamais entendu parler, qui ont vécu une vie au service de Dieu et de la parole. David Brainard, Rober Murray McCheyne, John Owen. Aujourd’hui je me rends compte que l’on oublie souvent le plus grand théologien qui ait jamais existé et le seul qui compte vraiment : Jésus.

Jean 8 v. 1 à 8

Quant à Jésus, il partit pour le mont des Oliviers.

Mais le lendemain, il revint de bonne heure dans la cour du Temple et tout le peuple se pressa autour de lui; alors il s’assit et se mit à enseigner.

Tout à coup, les *spécialistes de la Loi et les *pharisiens traînèrent devant lui une femme qui avait été prise en flagrant délit d’adultère. Ils la firent avancer dans la foule et la placèrent, bien en vue, devant Jésus.

– Maître, lui dirent-ils, cette femme a commis un adultère; elle a été prise sur le fait.

Or, dans la Loi, *Moïse nous a ordonné de lapider les femmes de ce genre. Toi, quel est ton jugement sur ce cas?

En lui posant cette question, ils voulaient lui tendre un piège, dans l’espoir de trouver quelque prétexte pour l’accuser.

Mais Jésus se baissa et se mit à écrire du doigt sur le sol.

Eux, ils insistaient, répétant leur question. Alors il se releva et leur dit:

– Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre!

Puis il se baissa de nouveau et se remit à écrire sur le sol.

Après avoir entendu ces paroles, ils s’esquivèrent l’un après l’autre, à commencer par les plus âgés, laissant finalement Jésus seul avec la femme, qui était restée au milieu de la cour du Temple.

Alors Jésus leva la tête et lui dit:

– Eh bien, où sont donc passés tes accusateurs? Personne ne t’a condamnée?

– Personne, Seigneur, lui répondit-elle.

Alors Jésus reprit:

– Je ne te condamne pas non plus. Va, mais désormais, ne pèche plus

Quel est votre théologien préféré ? Calvin ? Luther? John Wesley? Il y a quelque temps je vous aurais répondu un ou deux noms; si possible des personnes dont vous n’auriez jamais entendu parler, qui ont vécu une vie au service de Dieu et de la parole. David Brainard, Rober Murray McCheyne, John Owen. Aujourd’hui je me rends compte que l’on oublie souvent le plus grand théologien qui ait jamais existé et le seul qui compte vraiment : Jésus. Parfois, il me semble que nous sommes capables de parler de ce que veut dire telle ou telle chose de la parole pendant tellement longtemps, expliquer les paroles de Paul qui nous agacent sur les femmes, sur les responsables, essayer de comprendre si l’on doit parler en langues, prophétiser, décoder les lois du Lévitique sur la pureté, la haine de Dieu pour l’homosexualité et la sexualité en dehors du mariage, que nous oublions l’essentiel. Nous oublions que la raison d’être de la parole est de nous parler de Christ. Tout ce qui est dans l’ancien testament est écrit pour nous faire comprendre la nécessité de Christ et le nouveau testament est une explication de ce qu’il a fait dans le monde au cours de ses 3 ans sur terre. Mais le cœur de la Bible, le plan de Dieu, sa volonté révélée sur Terre, c’est Christ. C’est Jésus.

Mathieu 28 : « Faîtes de toutes les nations des disciples ». Un disciple c’est celui qui suit le maître, qui l’observe, qui le regarde, qui l’écoute pour lui ressembler, c’est celui qui reçoit son enseignement et qui le met en pratique. Un disciple, c’est une personne qui est si impressionné par la vie de quelqu’un, qu’il choisit alors d’abandonner toute sa vie, tout ce qu’il croit lui-même, tout ce qu’il a vécu, tout ce qu’il sait, pour se soumettre à une personne et à son enseignement. Aujourd’hui, je ne veux pas vous encourager à faire de toutes les nations des disciples, je ne veux même pas vous encourager à partager l’évangile à aucune personne autour de vous. Aujourd’hui je désire parler de notre maître, de son enseignement et de voir avec vous si nous avons bien compris à quel point il savait de quoi il parlait.

Jean 3 v11 à 13

Vraiment, je te l’assure : nous parlons de ce que nous connaissons réellement, et nous témoignons de ce que nous avons vu ; et pourtant, vous ne prenez pas notre témoignage au sérieux. Si vous ne croyez pas quand je vous parle des réalités terrestres, comment pourrez-vous croire quand je vous parlerai des réalités célestes ? Car personne n’est monté au ciel, sauf celui qui en est descendu : le Fils de l’homme

Personne n’est monté au ciel, sauf celui qui en est descendu : le fils de l’homme, Jésus. Il est l’incarnation de tout ce que nous croyons. Max nous a rappelé la semaine dernière qu’il est la parole de Dieu, il est celui qui créa le monde, il est celui qui façonna l’homme, dès l’origine. Il est l’action de Dieu, il est la volonté de Dieu, il est Dieu. Quand Jésus vient sur terre, il connait le Père, le ciel, l’amour du Père pour l’homme. Mieux que personne, il connait le péché de l’homme, les conséquences du péché, la mort que subit l’humanité depuis la chute. Mieux que personne, Jésus connaissait Dieu et sa parole, il est la parole incarnée. Et pour moi c’est souvent un problème, on parle de paroles et je me dis, il faut que j’écoute ce que Jésus dit, et alors je lis les paraboles et là je suis en général bien embêté. En effet, il n’y a pas grand-chose à dire, à rajouter. Personnellement je trouve l’enseignement de Christ un peu trop simple. Pour faire pousser une graine il faut la planter dans de la bonne terre, un agriculteur aurait pu me dire cela, je ne peux pas polémiquer sur cela. Un grain de moutarde est petit mais il grandit… Jusque là je suis d’accord… Quand on trouve un trésor, il faut le garder, en prendre soin, amen ! La brebis égarée nous parle d’un berger qui prend soin de son troupeau, encore heureux ! Un patron qui paye ses employés le prix qu’il a convenu avec eux, mais quelle révolution… Oui les paraboles de Christ, la plus grande partie de son enseignement sont des histoires simples, compréhensibles, des vérités vraies. Il est difficile d’aller contre cela sans paraître un peu déraisonnable. Des milliers de personnes suivaient Jésus, ce n’est pas les paraboles qui ont tué Jésus, au contraire, les maîtres de la loi venait le voir car il reconnaissait en Christ une autorité spirituelle. Alors qu’est ce que l’enseignement de Christ a de si extraordinaire qui en fait le plus grand théologien de l’histoire, de si révolutionnaire, de si digne pour tout abandonner et parler de petites histoires faciles à comprendre ? Eh bien ce ne sont pas que ses paroles, c’est lui, c’est sa vie, c’est son action, son témoignage, ce qu’il est. Vous voyez, il n’est pas un théologien il est la théologie. La théologie c’est l’étude de Dieu à la lumière de la parole, et la parole c’est Christ. Pour étudier Dieu il faut étudier le fils, Jésus.

Colossien 1 : 16

Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui.

Jésus c’est un tout, ses actions, ses rencontres, ce qu’il fait, comment il le fait, pourquoi il le fait, sont à étudier, observer autant que la moindre de ses paroles. Et c’est pour cela que ce matin j’ai choisi le passage de la femme adultère. C’est pour moi une des histoires les plus extraordinaires de la parole. Car Jésus ne dit pas grand-chose, même pas une parabole, aucun enseignement, il dessine sur le sol poussiéreux, il n’arrive même pas à garder son audience, quand il finit il n’y a plus personne. Il n’apporte rien de nouveau, il n’explique même pas les choses cachées de la loi. Il dit même aux maîtres de la loi et au peuple d’appliquer la loi effectivement, de tuer cette pécheresse car elle est condamnée. Il n’y a rien de nouveau, pas de révolution et pourtant nous sommes complètement, parfaitement au cœur de la bonne nouvelle, au cœur du message de Christ, au cœur du royaume de Dieu.

Les spécialistes de la loi amènent une femme prise en flagrant délit d’adultère. Beaucoup pensait aimer Dieu et rechercher sa volonté. Ils avaient la loi de Moïse, ils passaient leur temps à étudier la loi, à la disséquer, à débattre, à rechercher ce qui était bon, ce qui était juste. Ils voulaient à tout pris comprendre comment être de bonnes personnes grâce à leurs efforts, à leurs actions, à leurs bonnes œuvres. Ils étaient centrés sur eux, sur leur justice, sur leur raisonnement. Avec cette idée en tête ils viennent à Jésus, ils vont enfin pouvoir le mettre à mal, lui qui prêche des choses faciles dans ses paraboles, lui qui dit qu’une graine pousse mieux dans du bon sol et qu’un trésor vaut le coup d’être gardé. Cette fois-ci, ils ont un vrai cas, un cas qu’il ne pourra pas rejeter, un cas où il va être obligé de se prononcer, de dire ce qu’il pense vraiment et ce que Dieu pense vraiment, lui qui a osé dire à Nicodème, un des leurs, qu’il connaissait les choses du ciel car lui seul venait d’en haut… Cette fois-ci, ils vont pouvoir le piéger et ils vont pouvoir montrer à Dieu à quel point ils sont fidèles à ses commandements, prêts à lapider une femme pour son péché. Cette horreur qu’eux ne feraient jamais, un adultère, pensez-vous, il est clair que Dieu hait cela, il est clair que leur vie de bons pharisiens est incomparable à celle de cette femme. Eux, ils ont fait les bons choix, eux ils suivent la volonté de Dieu et ses commandements. Oui c’est bien confiants qu’ils s’avancent vers Jésus pour défendre la justice de Dieu, ils s’avancent vers Jésus pour défendre l’honneur et la sainteté de l’Eternel qui ne tolère pas le péché. Et ils trainent avec eux une femme.

Cette femme, êtes-vous mis quelques instants dans la peau de cette femme ? Bien sur dans la situation où elle se trouvait, elle devait bien se dire qu’elle avait dû faire à un moment ou à un autre de sa vie des choix qui laissent à désirer, des choses qu’elle changerait définitivement à ce moment présent ! Prise en flagrant délit d’adultère, c’était la lapidation, une condamnation déjà actée, mais au lieu d’agir et d’en finir, ils la traînent, ils l’emmènent quelque part, la foule s’accumule… Je l’imagine toujours mal habillée, dévêtue, tout le monde sait qu’elle était en train de faire un adultère. Rien ne pouvait cacher sa nudité, rien ne pouvait cacher son péché, rien ne pouvait cacher sa honte, et on la trainait, on l’emmène vers un homme, Jésus. Peut-être le connaissait-elle, peut-être pas, il était au début de son ministère, mais les maîtres de loi la trainent devant lui, un homme différent. Et il y avait déjà tant de monde qui l’écoutait, au milieu de la cours du temple, un endroit saint où Dieu résidait. Ils l’emmènent dans ce lieu où elle n’a absolument rien à faire, elle qui est impure. Cette femme adultère, ils l’emmènent dans la cours du temple devant cet homme qui enseigne, n’y a-t-il donc pas de fin à la honte qu’elle doit endurer ? Tout le monde maintenant la regarde et on demande à cet homme ce que l’on doit faire avec elle ? C’est pourtant clair, tout est perdu, tout est fini, elle a eu sa chance à la vie et maintenant, elle l’a gâchée, elle va mourir dans la souffrance et l’humiliation et elle restera à jamais loin du Dieu de ses pères, ce Dieu que si souvent elle avait dû rejeter. Jésus s’est arrêté de parler, il les a écoutés, il baisse la tête, il plie les jambes et il dessine sur le sol avec son doigt. Que se passe-t-il ? Que fait-il ? Lui aussi veut-il quelle souffre encore longtemps la honte d’être paradée en public en attendant la mort ? A-t-il une sentence a donner encore plus dure que la lapidation, lui dont on dit que c’est un prophète ? Ou bien alors, s’abaisser pour un cas si impur, si mauvais, si déshonorable pour Dieu ne vaut-il même pas la peine pour lui ?

On pourrait continuer ainsi à méditer sur l’implication de chaque protagoniste de cette histoire, la foule, que recherchait-elle ? Jésus, que pensait-il ? Essayer de répondre à cette question qui me travaille depuis si longtemps, mais que dessinait-il dans la terre ? Savoir si nous sommes la foule, les maîtres de la loi, la femme, ou Jésus. Mais je veux maintenant que l’on arrive au point important de l’histoire : Jésus au travers d’une affirmation bien pensée, désamorce la situation et tous les accusateurs s’en vont, ils sont maintenant seuls. La femme est seul avec Dieu dans la cours du temple, dans le lieu où l’on rencontre Dieu, dans ce lieu où elle n’a strictement rien à faire avec sa vie et son état de péché. Elle attend toujours la condamnation. Elle mérite la condamnation, et Jésus peut parfaitement la condamner, il est le seul qui est sans péché, il connait cette femme, tout ce qu’elle a fait, il sait comment elle a rejeté son père céleste, il sait pourquoi, il sait tout et il peut tout. Et Jésus parle, mais il ne l’enseigne pas, il ne lui explique pas la loi, il la regarde d’en bas, il lève la tête vers la femme, elle est debout, il est assis, il lui pose une question, à elle qui mérite la mort et à elle, il lui demande quelque chose, il lui donne la parole, il lui donne une valeur à elle qui n’en a plus :

Où sont donc passés tes accusateurs ? Personne ne t’a condamnée ?

Personne, Seigneur, lui répondit-elle.

Et Jésus reprit : Je ne te condamne pas non plus.

Si nous devions nous rappeler que d’une seule chose de la parole, rappelons-nous de cela. Je ne te condamne pas non plus.

Rappelez-vous donc de cela pour 2 groupes de personnes bien précis qui ont besoin d’entendre cela de notre part, « je ne te condamne pas non plus » :

Le premier groupe : les pécheurs, les humiliés, ceux qui méritent la mort, ceux qui rejettent Dieu, ceux qui ont des pratiques horribles pour Dieu et à nos yeux. Je peux vous donner des noms si vous avez du mal à les identifier autour de vous. Ceux qui pratiquent l’injustice, les débauchés, les idolâtres, les adultères, les pervers, les homosexuels, les voleurs, les avares, les ivrognes, les calomniateurs et les malhonnêtes. Tous ces gens, Jésus ne les a jamais condamnés, alors pourquoi le ferions-nous ? Pourquoi porter un jugement sur eux si Jésus lui-même ne l’a pas fait ? La femme adultère n’était pas convertie, le salut lui a été offert. Y avait-il besoin de lui rappeler son état, ne croyez-vous pas qu’au milieu de cette cours du temple l’Esprit de Dieu l’accablait déjà, la poussait à la repentance ? Pourquoi la condamner, elle était déjà morte, car il n’y a que 2 types de personne, ceux qui ont reçu la vie éternelle, ceux qui sont en Christ et puis ceux qui sont morts, déjà condamnés et qui attendent la sentence. Que pourrions-nous faire de plus en jugeant, en condamnant celui qui pêche, celui qui fait mal, celui qui est loin de Dieu ? Ajouter à sa sentence, rappeler à Dieu ce qu’il doit faire comme les maîtres de la loi, se proclamer plus juste que notre prochain ? Si Jésus a su aimer ceux qui étaient loin de lui, pourquoi ne le faisons-nous pas, pourquoi perdons-nous du temps à débattre, combattre, rechercher notre justice, plutôt que d’aimer et de ne pas condamner ?

Le deuxième groupe c’est moi, chacun d’entre nous, il n’y a pas de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. Si Dieu est pour nous qui sera contre nous. Nous pouvons nous tenir debout dans la cours du temple, devant Dieu, gracié, non condamné, héritiers de la vie éternelle. Alors pourquoi vous condamnez-vous, si Jésus lui-même ne nous condamne plus non plus ?

Certains d’entre vous me diront, et je n’ai pas le temps de développer, oui mais on ne peut pas tout accepter ? C’est la porte ouverte à tout si l’on ne juge plus. Et puis on est appelé à juger nos frères dans la Bible. Rappelez-vous pour le moment qu’à la base de notre foi, c’est Jésus, c’est ses actions, son comportement, sa vie, ses relations. Rappelez-vous que notre maître n’a jugé personne, n’a condamné personne et que c’est lui que nous devons suivre. Bien sur que Dieu le père juge, bien sur que le monde est condamné, mais pas par Jésus et nous ne changerons rien à cette sentence qui est prononcé depuis la chute sur l’homme. Nous sommes des disciples de Christ et notre devoir est de le suivre et de reproduire tout ce qu’il faisait. Alors aimons, pardonnons et ne condamnons plus notre prochain. Il y a deux autres parties à ce culte, la seconde en continuité de la première, sur nos interactions avec ceux qui pratiquent les choses que Dieu hait, et comment Jésus leur montre son amour. La troisième en conséquence à l’action de Christ dans la vie du pécheur et c’est encore Jésus qui le dit à la femme adultère « va et ne pêche plus ». J’espère vivement continuer cette prédication lors de mes prochains messages.

Jean 3 v. 14 à 21

Dans le désert, Moïse a élevé sur un poteau le serpent de bronze. De la même manière, le Fils de l’homme doit, lui aussi, être élevé pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui aient la vie éternelle.

Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle.

En effet, Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour condamner le monde, mais pour qu’il soit sauvé par lui. Celui qui met sa confiance en lui n’est pas condamné, mais celui qui n’a pas foi en lui est déjà condamné, car il n’a pas mis sa confiance en la personne du Fils unique de Dieu. Mais celui qui a une conduite conforme à la vérité vient à la lumière pour qu’on voie clairement que tout ce qu’il fait, il l’accomplit dans la communion avec Dieu.

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