Les fruits de l’Esprit – La paix et la patience

Jean 14v1-7

Jésus dit :

Que votre cœur ne se trouble pas. Ayez foi en Dieu : ayez aussi foi en moi.

Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures ; si ce n’était pas vrai, je vous l’aurais dit : en effet je vais vous préparer une place.

Lorsque je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que vous soyez, vous aussi, là où je suis.

Mais vous connaissez le chemin de l’endroit où je me rends.

Thomas lui dit :

-Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas, comment pourrions-nous savoir par quel chemin on y parvient ?

-Le chemin, répondit Jésus, c’est moi, parce que je suis la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi.

Si vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Et maintenant déjà vous le connaissez, vous l’avez même vu.

13-16

Et quoi que ce soit que vous demandiez en mon nom, je le réaliserai pour que la gloire du Père soit manifestée par le Fils.

Je le répète : si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai.

-Si vous m’aimez, vous suivrez mes enseignements.

Et moi, je demanderai au Père de vous donner un autre Défenseur de sa cause, afin qu’il reste pour toujours avec vous :

26-28

Mais le Défenseur, le Saint-Esprit que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit moi-même.

Je pars, mais je vous laisse la paix, c’est ma paix que je vous donne. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. C’est pourquoi, ne soyez pas troublés et n’ayez aucune crainte en votre cœur.

Vous m’avez entendu dire que je pars, mais aussi que je reviendrai auprès de vous. Si vous m’aimiez, vous seriez heureux de savoir que je vais au Père, car le Père est plus grand que moi.

 

Galates 5

Mais le fruit de l’Esprit c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité, 23 la douceur, la maîtrise de soi. La Loi ne condamne certes pas de telles choses.

Après avoir vu les le choix d’obéir au commandement de marcher par l’Esprit, de rejeter volontairement les ouvres de la chair afin de glorifier notre Dieu, nous avons vu les quatre premiers fruits de l’Esprit. L’amour qui n’est pas juste une émotion que l’on a, un sentiment où des gentillesses que l’on fait à d’autre, mais bien plutôt une connaissance du sacrifice de Christ qui nous remplit d’assurance. L’amour de Dieu qui nous rappelle notre valeur interne. L’amour de Dieu qui nous remplit de confiance nous pousse à aimer en retour sans rien attendre en retour car Dieu nous a aimé le premier. C’est un changement d’attitude par rapport à ce que l’on pense de nous et de notre prochain. Et puis nous avons vu lu joie, qui là encore n’est pas juste une expression à avoir quand les choses vont bien et que l’on a enfin eu la guitare de ses rêves, mais bien plutôt une attitude profonde qui n’est pas liée aux circonstances, mais à l’assurance de notre salut. Ce n’est pas la joie que l’on a pour quelques instants quand vous passez un bon repas ou bien que vous receviez cette promotion tant attendue, mais plutôt la joie qui est ancrée sur notre réalité spirituelle de savoir que le Seigneur est notre force, la joie que nous avons car nous sommes sauvés chaque jour et que Christ a tout donné pour nous. Oui, la joie comme l’amour est ancrée dans l’œuvre de Christ et c’est cette joie que l’Esprit de Christ offre.

Et puis il y a les autres fruits que nous n’avons pas encore vu, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi. Tous ces fruits qui méritent à chacun une exposition complète car ils sont une caractéristique complète de l’œuvre de Dieu dans nos vies. Ces fruits qui parfois nous semblent bien loin ou inatteignables sont pourtant liés les uns aux autres. Nous avons étudié l’amour et la joie, les 2 premiers de la liste. Nous avons vu combien ils étaient ancrés dans l’œuvre de Christ, dans cette assurance que nous avons que Dieu nous aime vraiment par Jésus-Christ et son sacrifice. Cela produit un changement profond. Le même principe est valable pour chaque autre fruit. Et si vous commencer à prendre vraiment le temps de connaitre Christ pour prendre conscience de l’amour et la joie que nous recevons le jour où nous acceptons Christ et qui nous accompagnerons chaque jour où nous le suivons alors le reste du fruit grandit en même temps. Bien sur que nous recevons alors aussi sa paix. Voici ce que Jésus dit dans Jean 14v27 :

Je pars, mais je vous laisse la paix, c’est ma paix que je vous donne. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. C’est pourquoi, ne soyez pas troublés et n’ayez aucune crainte en votre cœur.

Dans ce passage il est déjà dit beaucoup de choses. Jésus part. Il ne part pas en voyage ou dans un pays lointain, il va mourir. Et pour ceux qui ont déjà connu l’accompagnement d’un être cher quittant ce royaume terrestre pour rejoindre Dieu c’est un des moments les plus traumatisants d’une vie. Parmi ces moments qui vous marquent profondément dans votre cœur. C’est ce moment là que Jésus et ces disciples sont en train de traverser.

Matthieu 16v21

A partir de ce jour, Jésus commença à exposer à ses disciples qu’il devait se rendre à Jérusalem, y subir de cruelles souffrances de la part des responsables du peuple, des chefs des prêtres et des spécialistes de la Loi, être mis à mort et ressusciter le troisième jour.

Et c’est dans ces moments tragiques que Jésus choisit d’offrir sa paix, de laisser sa paix. Et cette paix n’est pas celle que le monde donne. Sur quoi est-elle basée ? n’hésitons pas encore une fois à nous ancrer dans le contexte de la parole de Dieu. Jésus vient de dire qu’il est le chemin la vérité et la vie. Il vient d’annoncer qu’en le connaissant, nous connaissons le père, sa gloire et son royaume. Qui est le Père ? C’est Dieu, l’Éternel, le Créateur de la terre, le Seigneur des Seigneurs, le Roi des rois ! Rien de moins. Il vient d’expliquer que comme lui est un avec le Père, alors nous aussi nous avons accès à cette union avec Dieu et à cette relation. Il vient de donner cette assurance qu’à cause de cette union entre nous, lui et le Père nous ferons les mêmes choses que lui, des plus grandes et que comme il part vers le père, tout ce que nous demanderons en son nom, il l’accomplira. Vous voulez de la joie, vous voulez de l’amour, vous voulez une relation avec celui qui est parfait ? être reconcilié avec Dieu, pardonné, aimé par le tout puissant d’un amour sans limite. Jésus annonce à ces disciples qu’ils ont reçu tout cela car ils le connaissent ! Ils annoncent à ses disciples qu’il recevront le Saint Esprit quand il sera retourné avec son père et que le Saint Esprit offrira la paix. Une paix qui est encore une fois basée sur les réalités de Dieu. Au milieu de l’annonce de sa mort, il offre sa paix, il donne l’espérance et explique que nous connaissons Dieu et que Dieu nous connaît. Il partage les secrets du royaume de Dieu, c’est au milieu des adversités que Dieu est avec nous par son Esprit. Dieu n’a pas promis de rendre le chemin parfaitement droit, facile et sans obstacle. Bien au contraire, Dieu au travers de Jésus-Christ nous a montré son amour. Ils nous a assuré de sa présence et assuré qu’il connaissait notre souffrance car il a vécu les mêmes. Jésus-Christ en repartant vers son Père nous a rassurer qu’au milieu des difficultés de la vie, nous aurions toujours sa paix, car nous lui appartenons. Et cela est vrai aujourd’hui comme au temps de Christ car Dieu ne change pas.

Nous avons reçu le consolateur, celui qui nous comble de l’amour de Christ, de la joie de Christ, de la paix de Christ. Celui qui nous montre le nouveau royaume auquel nous appartenons. Nous ne suivons plus le règles du monde, mais les règles du royaume de Dieu basées sur l’amour et le sacrifice de Christ. Alors notre perception du temps change car nos priorités change. Si nous avons reçu l’amour, la joie et la paix du fruit de Dieu nous recevons aussi la patience. Et même si je pense qu’être bloqué derrière 3 caddies pleins de victuailles à Leclerc et attendre patiemment que la caissière finissent de scanner ce produit qui n’est pas enregistré dans le système en ce répétant que comme j’ai reçu le fruit de l’Esprit, je dois être patient n’est pas exactement la patience que Paul décrit dans ce passage, il y a cependant un très fort lien entre les deux. Avec tout ce que nous avons déjà reçu, avec cette assurance de la vie Éternelle, cette confiance que nous avons en Christ qu’il nous aime, qu’il a prévu un plan pour chacun d’entre nous, qu’il nous accompagne chaque jour en nous remplissant de sa force, est-ce qu’attendre 10 min avec impatience qu’une chose se passe est vraiment la fin du monde ? Certainement pas, car la fin du monde, c’est la vie éternelle, c’est d’être réunit avec Dieu au paradis, là où il n’y aura plus de pleurs, plus de larmes, là où nous serons avec Dieu chaque jour et que nous comprendrons toutes choses. Et finalement c’est ce que nous devons attendre avec impatience dans nos vies. Je reparlerai de cela lorsque je parlerai de la vie dans le royaume de Dieu. La patience que le fruit de l’Esprit donne c’est bien la patience d’attendre dans ce monde qui n’a aucun sens notre vie Éternelle avec Dieu. La patience d’endurer les difficultés qu’elles soient à Leclerc où dans l’adversité que nous traversons. La patience d’attendre en nous confiant dans la volonté souveraine et suprême de Dieu et de savoir que ces promesses se réalisent. Et nous pouvons le faire car nous avons déjà compris son amour infini, la joie de notre salut et la paix que notre union avec Dieu procure. Nous sommes pardonnés, acceptés, graciés par Dieu, nous ne sommes plus en guerre avec nous même ni avec Dieu. Oui nous somme en paix. Alors cette patience suit, car nous savons que maintenant nous appartenons à Dieu et que tel un pèlerin sur cette terre nous retournons au Père là où nous attend la vraie vie. Nous avons reçu la caractéristique de la patience du fruit de l’Esprit non pas, parce que d’un coup nous sommes capable d’attendre avec le cœur plein de joie que notre mari où notre épouse daigne finir de se préparer à temps pour partir au culte ou ailleurs, nous avons reçu la patience de Christ car nous somme capable avec l’aide de l’Esprit de Dieu de nous rendre compte que nous appartenons à un autre royaume et que les priorités de la vie d’aujourd’hui non aucune valeur comparées aux réalités de ce que Dieu a déjà fait pour nous au travers de Jésus-Christ : ces promesses de notre maison célestes avec Dieu.

Depuis le début de cette série, mon but est de vous exposer à quel point notre appartenance à Christ n’entraine pas du jour au lendemain une obligation de nous soumettre à une série de règles ou de commandement pour recevoir l’approbation, l’acceptation de Dieu ; ni même la signature du règlement du parfait bon petit chrétien – règlement que vous pourrez trouver d’ailleurs dans mon sac, expliquant en 1273 points clairs et concis ce que j’attends de vous en tant que Chrétiens selon mon image… Non lorsque nous décidons d’appartenir à Dieu, nous lui offrons nos vies, parce qu’il a offert la sienne le premier ; et à ce moment-là, lorsque nous comprenons que nos péchés passés et futurs (et même les présents d’ailleurs) sont pardonnés définitivement et que nous acceptons ce pardon, alors l’Esprit descend sur vous et vous recevez le fruit de l’Esprit. Vous prenez part à partir de ce moment aux réalités spirituelles de toutes les promesses de Dieu. Le fruit de l’Esprit et reçu le jour où vous décidez de suivre Christ, c’est un cadeau et non un but à atteindre. Et ce fruit transforme votre être tout au long de votre vie. Si nous revenons un instant aux passages de Jean 15, où Jésus parle de la vie qu’il nous donne, de l’union avec le Père que nous recevons, de la paix qu’il nous offre, il parle aussi de notre réponse à cet amour :

Jean14v15

Si vous m’aimez, vous suivrez mes enseignements.

Si vous aimez Dieu vous suivrez ses enseignements, et non les votre. A partir du moment où vous êtes rempli de l’Esprit de Dieu, vous avez compris à quel point Dieu est le maître de votre vie et à quel point il est votre Seigneur et votre créateur. Si vous choisissez de lui faire confiance alors vous ne pourrez, vous ne pouvez plus faire confiance à votre esprit déchu, à cette volonté influencée, polluée par le Diable qui cherche à vous éloigner de l’amour de Dieu (mais qui ne peut pas), vous ne pouvez plus suivre votre chair. Si vous aimez Dieu vous suivrez ses enseignements. Ce n’est pas à moi de vous le dire et de juger si vous le faîte où non, j’ai déjà bien trop de soucis avec mon propre désir de suivre Dieu !

Jésus pose la question à chacun d’entre vous, « m’aimes-tu en réponse à ce que j’ai fait pour toi » si la réponse est oui, alors suis les commandements de Christ car il a laissé son Esprit qui agit en toi pour te transformer radicalement de l’intérieur. Oui le fruit de l’Esprit n’est pas une liste de chose à obtenir, à faire ou à suivre, mais bien la transformation de notre être intérieur lorsque nous saisissons la réalité de la vie spirituelle que nous avons en Dieu, le Seigneur et le créateur de l’univers au travers du sacrifice de Christ à la croix. Et alors, si vous êtes ancré dans l’amour de Dieu, si vous avez la joie de votre salut, si vous êtes en paix car vous connaissez la vie avec Christ et que vous attendez patiemment mais avec impatience votre réunion avec Dieu pour la vie Éternelle, vous ne pourrez que continuer à manifester l’amabilité car votre volonté est soumise à celle de Christ et non pas à vos pulsions, la bonté, la fidélité, la douceur et la maitrise de soi qui sont des caractéristiques qui découlent de notre relation avec Jésus-Christ et de l’engagement que nous avons pris avec Dieu. Mais nous verrons cela lors de mon dernier message sur cette série !

 

Bénédictions

Jacques 5v7-11

Frères, patientez donc jusqu’à ce que le Seigneur vienne. Pensez au cultivateur : il attend les précieuses récoltes de sa terre. Il prend patience à leur égard, jusqu’à ce que tombent les pluies de l’automne et du printemps. Vous aussi, prenez patience, soyez pleins de courage, car la venue du Seigneur est proche. Ne vous répandez pas en plaintes les uns contre les autres, frères, si vous ne voulez pas être condamnés. Voici que le Juge se tient déjà devant la porte. Frères, prenez comme modèles de patience persévérante dans la souffrance les prophètes qui ont parlé de la part du Seigneur. Oui, nous disons bienheureux ceux qui ont tenu bon.

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