L’évangile de Christ

En 1855, il y avait un homme qui s’appelait Edward Kimble. Personne ne se souvient bien d’Edward, il n’a pas écrit de livre, il n’était pas pasteur, il était membre d’une église indépendante à Boston. Aujourd’hui, nous savons qu’il était moniteur de l’école du dimanche et qu’il avait 15 jeunes garçons de moins de 20 ans à qui faire la leçon, une sorte de catéchisme adulte en fait. Il y en avait un qui n’arrivait pas à comprendre le besoin de suivre Dieu et malgré sa présence au culte parce que sa mère et son oncle l’obligeaient, il ne voulait pas suivre le Seigneur Jésus. Alors Edward se résolut d’aller voir le jeune homme sur son lui de travail, un samedi, chez son oncle qui vendait et réparait des chaussures. Voila comment Edward se remémore l’entretien :

« Je résolus de lui parler du Christ et de son âme. J’hésitai un peu avant d’entrer dans la cordonnerie, car je ne voulais pas déranger le jeune garçon pendant les heures de travail […] Je finis par entrer, décidé à lui parler sans plus attendre. Je le trouvais dans le fond de la boutique en train d’envelopper des chaussures. Je m’approchai de lui aussitôt, lui mis la main sur l’épaule et lui adressai ce qui me parut par la suite un bien piètre discours, une invitation à accepter le Christ. Je ne me souviens pas de ce que je lui dis ensuite, et lui-même, quelques années plus tard, ne pouvait s’en souvenir. Je lui parlai simplement de l’amour du Christ pour lui et de l’amour que le Christ attendait de lui en retour. Il me semblait que le jeune garçon était prêt à recevoir la lumière qui l’illumina à cet instant, et c’est là, dans le fond de la cordonnerie qu’il s’abandonna au Christ. »

Cet homme, il s’appelait Dwight L. Moody, alors ce nom ne vous dit peut-être pas grand-chose et cela est bien dommage, car Moody est souvent qualifié comme le plus grand évangéliste qui n’est jamais existait. Pour remettre les choses dans leur contexte, il aurait prêché l’évangile à plus de 100 millions de personnes, 1 million de personnes converti. Il a voyagé pratiquement 1,8 millions de km dans le monde entier pendant son ministère de 40 ans. Tout cela avant les années 1900, sans micro, sans avion et sans stade géant !

Parmi les personnes qui ont choisi de suivre Christ à la suite du message de Moody se trouvait Wilbur Chapman, un autre évangéliste, moins prolifique que Moody, il n’aurait prêché qu’à 60 millions de personnes pour plusieurs centaines de milliers de converti. Parmi les personnes qui ont choisi de suivre Christ à la suite du message de Wilbur Chapman, se trouvait Billy Sunday. Billy Sunday est très connu aux Etats-Unis, un autre « grand », plus de 20 000 prédications dans sa vie, soit une moyenne de 42 par mois (Moody en avait fait un plus grand nombre !), 100 millions de personnes participant à ses rallyes et 1 million de personnes sauvées. Parmi les personnes qui ont choisi de suivre Christ à la suite du message de Billy Sunday, se trouvait Mordecai Ham. Un peu plus petit, plus modeste, il n’a prêché qu’à plusieurs millions de personnes. Mais Mordecai Ham, quand il arrivait dans une ville avait une technique d’évangélisation particulière, il allait dans les bas-fonds de cette ville, là ou les gens de mauvaises fréquentations se trouvaient. Ceux qui ne croyaient pas, ceux qui avaient rejeté Dieu, et il prêchait l’amour de Christ. Pour vous donnez une idée de la manière dont il réussissait à convaincre les gens à qui il parlait, voici une petite histoire racontant comment il annonçait l’amour de Christ :

Ayant rencontré une personne athée, rejetant Dieu dans sa vie, Mordecai Ham lui parla ainsi :

« Si tu ne crois pas en Dieu, cela ne te dérange pas que je le prie maintenant et que je lui demande qu’il te tue car tu fais de mauvaises choses et que tu es pécheur ? Je vais prier Dieu qu’il te tue là, maintenant car tu le déshonore en enseignant à tes enfants que Dieu n’existe pas et en le rejetant jour après jour ». Quand l’homme entendit cela, il prit peur et il demanda au prédicateur de ne surtout pas prier comme cela, alors Ham lui répondit : « d’accord, je vais donc prier que Dieu qui est plein d’amour sauve ton âme. »

Lors d’un rassemblement au cours d’un rallye, avec plus de 5000 personnes (ce qui apparemment était une campagne qui ne marchait pas !) Ham prêcha l’horreur de l’enfer et un jeune homme décida d’accepter le salut de Christ, cet homme s’appelait Billy Graham et Dieu se servit de lui pour annoncer l’évangile à plus de 2,2 milliard de personnes dont plus de 3,2 millions ont accepté le salut de Christ. Billy Graham a prêché en Corée du Nord, en URSS et en Chine. Il était le confident des présidents américains, de la reine d’Angleterre. Il connaissait le pape Jean-Paul II et mère Thérèsa. Il lutta contre la ségrégation auprès de Martin Luther King. Ce fut pour citer le journal le point un « prédicateur très cathodique qui a su habilement utiliser la radio et la télévision dès le début des années 1950 pour faire renaître le mouvement évangélique, devenant ainsi un pionnier du « télévangélisme ». Voici une citation de cet homme :

« Un jour, vous lirez ou entendrez que Billy Graham est mort. N’en croyez pas un traitre mot. Je serai alors plus vivant que je ne le suis maintenant. J’aurai juste changé d’adresse. Je serai alors dans la présence du Seigneur. »

Cette semaine, le 21 février Billy Graham est décédé ce qui m’a poussé à lire un peu plus sur cet homme qui s’est retrouvé encore une fois à la une des journaux comme un homme exemplaire ayant toute sa vie annonçait l’amour de Christ.

Je suis bien conscient que cela fait plus de 10 min que je parle pour vous raconter une succession d’événement et de personnages que j’ai même qualifié de grands chrétiens ! Mais ce matin je ne vous ai pas parlé de tout cela et de toutes ces millions de personnes touchées par l’évangile au travers de quelques hommes pour vous donnez le tournis ou des vertiges. Je n’ai pas cité tous ces grands hommes de la foi pour vous montrez à quel point nous sommes petits et combien Dieu pourrait faire de plus grandes choses avec nous si nous le laissions faire vraiment, imaginez :

Jean-Marc prêche devant 1235 personnes à Saint-Jean-de-Valériscle, 77 personnes sauvées !

Moi personnellement, ce ne serait pas Billy Graham, mais je prendrai bien quand-même !

Je n’ai même pas partagé tout cela pour vous dire que comme notre ami Edward Kimble, si vous êtes fidèle avec les petites choses que Dieu vous a confiées, comme les 15 jeunes adultes de son éveil à la foi, alors Dieu fera le reste. J’ai trouvé cette petite citation intéressante :

Vous pouvez compter les pommes d’un pommier, mais qui peut compter les pommes dans un grain de pomme ?

Ce n’est même pas vraiment pour parler de ces évangélistes qui ont travaillé sans relâche pour annoncer le salut. Qui croyaient tous en la même chose, la vérité complète et inhérente des écritures, le salut de Jésus-Christ, la réalité de l’enfer et la nécessité de suivre Christ. Ces hommes qui avaient placé Dieu au-dessus de tout dans leur vie, qui le craignait profondément et qui ne pouvait faire autrement que de tout soumettre à Dieu, tout lui abandonné pour le servir. L’un d’eux souhaitait d’ailleurs la bienvenue à ses étudiants en disant ceci :

Si vous n’êtes pas prêt à tout abandonner pour Dieu, êtes-vous au moins prêt à être changer pour le devenir ?

Car la parole de Dieu nous invite à être encouragé par l’exemple laissé par les témoins de Christ pour suivre Christ.

Hébreux 12 :

C’est pourquoi, nous aussi qui sommes entourés d’une si grande nuée de témoins, débarrassons-nous de tout fardeau, et du péché qui nous cerne si facilement de tous côtés, et courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée.

Et je vous inviterai d’ailleurs à lire les biographies de tous ces hommes et femmes qui ont abandonné leurs vies à christ pour le servir, je vous promets que vous en sortirez encouragés.

Ce matin, ce n’est pas de tout cela dont je voudrais parler, bien que chaque point puisse être l’objet d’un message complet, ce matin, je veux parler du message de l’évangile qui était annoncé par ces hommes.

Et pour commencer, je vous invite à regarder un message complet de Billy Graham que certains ont peut-être eu l’occasion de voir sur internet cette semaine :

Vidéo

L’évangile en moins de 2 minutes, les points principaux :

  • Ce qu’il dit, il le prend de la parole de Dieu.
  • Dieu vous aime et il a un plan d’amour pour vous.
  • Nous sommes pécheurs.
  • Jésus-Christ est mort sur la croix pour porter et prendre notre péché.
  • Le poids de votre péché et ses conséquences sont sur lui.
  • Vous devez aujourd’hui changer pour trouver une raison à votre vie.
  • Confié lui votre vie, soyez bénis.

Ce qui est fascinant, c’est qu’à aucun moment il s’est demandé si son audience était prête, s’ils croyaient en Dieu, s’ils allaient accepter son message ou le rejeter ; s’il allait les choquer ou non. Il a prêché en 2 minutes la bonne nouvelle de Christ dès qu’il en eu la possibilité et il laisse la responsabilité à Dieu de toucher les cœurs. Reprenons ce verset Jean 3 : 16, tiré du discours de Christ à Nicodème. Ce que Jésus était en train de dire, il faut se rappeler que Nicodème n’y comprenait rien, mais alors, absolument rien ! Naître de nouveau quand on est vieux, suivre Dieu alors que lui était un maître de la loi et qu’il pensait le faire déjà ! Mais Jésus annonce la bonne nouvelle l’évangile et voici ce qu’il dit dans Jean 3 : 14 à 21

Dans le désert, Moïse a élevé sur un poteau le serpent de bronze. De la même manière, le Fils de l’homme doit, lui aussi, être élevé 15 pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui aient la vie éternelle. 16 Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle.

17 En effet, Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour que celui-ci soit sauvé par lui. 18 Celui qui met sa confiance en lui n’est pas condamné, mais celui qui n’a pas foi en lui est déjà condamné, car il n’a pas mis sa confiance en la personne du Fils unique de Dieu. 19 Et voici en quoi consiste sa condamnation : c’est que la lumière est venue dans le monde, mais les hommes lui ont préféré les ténèbres, parce que leurs actes sont mauvais. 20 En effet, celui qui fait le mal déteste la lumière ; il se garde bien de venir à la lumière de peur que ses actes soient révélés. 21 Mais celui qui a une conduite conforme à la vérité vient à la lumière pour qu’on voie clairement qu’il accomplit ses actes dans la communion avec Dieu.

C’est Jésus lui-même qui nous laisse le modèle pour évangéliser. Premièrement, ce n’est pas grave ni important que votre interlocuteur comprenne ce que vous dîtes. Je ne dis pas de lui parler en chinois ou de refuser d’expliquer certains points si vous le pouvez, mais le plus important n’est pas de s’assurer que mon prochain comprenne le message mais de le dire. Je sais qu’aujourd’hui, nous sommes tellement soucieux de bien annoncer l’évangile que nous passons un temps considérable à préparer la terre. Nous attendons le moment favorable, nous préparons des bons repas, nous ne voulons pas choquer, déranger les gens, alors nous y allons doucement. On laisse les gens parler, exprimer leur besoin, nous prenons en considération leur ressenti, on les laisse poser les questions, on prie pour eux. Nous attendons le moment où finalement mon prochain va avoir le cœur ouvert pour entendre ce que nous avons à dire et finalement, il est trop tard, la personne part et nous nous retrouvons bien souvent avec tout notre amour pour la personne et plus personne pour entendre la vérité du salut.

Et qu’elle est-elle cette vérité ? Nous l’avons lu : l’homme qui ne suit pas la lumière de Christ est condamné. Il est condamné par l’acte lui-même de rejeter Christ :

Et voici en quoi consiste sa condamnation : c’est que la lumière est venue dans le monde, mais les hommes lui ont préféré les ténèbres, parce que leurs actes sont mauvais.

Si un homme ou une femme ne suit pas le Christ alors leur vie est un enfer, sans aucune espérance, sans aucun sens, sans aucune raison d’être. C’est une vie qui mène à la perdition éternelle tant que l’individu n’aura pas mis sa confiance et sa foi dans le travail de Christ à la croix. Voilà la vérité que nous connaissons et qui nous motive pour aller annoncer l’évangile, mais est-ce que notre prochain la connaît cette vérité. Nous disons, il ne croit pas en Dieu, cela ne veut rien dire pour eux, et alors est-ce une raison pour ne pas leur dire ? Notre responsabilité et d’annoncer l’évangile, pas de convertir. S’il y a une chose dont je suis sure, cela est qu’à aucun moment, parmi ces milliards de personnes qui ont été touchées par l’évangile de Christ ce soient les paroles des évangélistes qui aient fait la différence. Ils n’ont rien dit de nouveau, aucune nouvelle révélation, c’était juste le temps que Dieu avait choisi pour agir et laisser son esprit toucher les cœurs.

Alors ne soyons pas plus fier et orgueilleux que nécessaire, c’est encore le temps du salut, c’est encore le temps où l’Esprit de Dieu touche les cœurs, mais comment le fera-t-il si personne ne dit au non-croyants que sans Christ ils vont tout droit à la perdition ? Comment deviendront-ils chrétiens si personne ne leur dit que leurs péchés sont pardonnés par le sacrifice de Christ à la croix ? Comment auront-ils l’espérance si personne ne leur dit que Christ est celui qui donne du sens et une raison d’être à leur vie.

Nous aimons souvent parler que Dieu aime, en fait c’est tout ce que le monde entend aujourd’hui ! Dieu vous aime, et le monde nous renvoit alors, je ne peux pas croire en un Dieu qui aime et qui laisse le mal librement agir dans le monde ! Le monde veut entendre que Christ a vaincu le mal, le monde veut entendre qu’il y a une justice en Jésus-Christ. Le monde veut entendre qu’il a payé le prix pour que le péché ne soit plus présent devant la sainteté de Dieu. Mais allons-nous le lui dire ? Ou allons-nous tout faire pour être sûr que notre message soit bien pris et qu’il ne soit pas rejeté au point de ne même plus dire le message du salut de Dieu.

Mes chers frères et sœurs, ce matin je nous accuse de ne plus prêcher l’évangile aujourd’hui. Nous avons de bonnes excuses, mais nous ne prêchons plus. Le message de l’évangile est simple et ce n’est pas à nous de nous assurer qu’il soit compris ou qu’il porte du fruit.

  • Dieu est amour.
  • L’homme est pêcheur et il va en enfer, sans la lumière de Christ.
  • Dieu a envoyé la lumière, Christ, pour qu’il porte notre péché et que nous soyons sauvés.
  • Aujourd’hui choisissez Christ.

Voilà le message, rien d’autre, c’est l’Esprit qui fera le reste du travail.

Soyons des Edward Kimble, faisons notre travail et laissons Dieu faire le sien car nous ne savons pas combien de pommes sont dans un pepin de pomme. Je finirai avec une citation de Billy Graham :

« Le message que je prêche n’a pas changé, les circonstances ont changé, les problèmes ont changé, mais au plus profond de lui l’homme n’a pas changé et l’Évangile n’a pas changé. La croix nous montre la gravité de notre péché – mais elle nous montre aussi l’amour incommensurable de Dieu. »

Jean 3 : 16

Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle.

Bénédictions :

Hébreux 12 : 1-2

C’est pourquoi, nous aussi qui sommes entourés d’une si grande nuée de témoins, débarrassons-nous de tout fardeau, et du péché qui nous cerne si facilement de tous côtés, et courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée. Gardons les yeux fixés sur Jésus, qui nous a ouvert le chemin de la foi et qui la porte à la perfection. Parce qu’il avait en vue la joie qui lui était réservée, il a enduré la mort sur la croix, en méprisant la honte attachée à un tel supplice, et désormais il siège à la droite du trône de Dieu.

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