Pâques, comment ?

Saint Jean le 16 Avril 2017

Pâques, comment ?

Philippiens 2 :4-11

4 …que chacun regarde, non ses propres qualités, mais celles des autres.

Tendez à vivre ainsi entre vous, car c’est ce qui convient quand on est uni à Jésus-Christ.

Lui qui, dès l’origine,
était de condition divine,
ne chercha pas à profiter
de l’égalité avec Dieu,

mais il s’est dépouillé lui-même,
et il a pris
la condition du serviteur.
Il se rendit semblable
aux hommes en tous points,
et tout en lui montrait
qu’il était bien un homme.

Il s’abaissa lui-même
en devenant obéissant,
jusqu’à subir la mort,
oui, la mort sur la croix.

C’est pourquoi Dieu l’a élevé
à la plus haute place
et il lui a donné le nom
qui est au-dessus de tout nom,

10 pour qu’au nom de Jésus
tout être s’agenouille
dans les cieux, sur la terre
et jusque sous la terre,

11 et que chacun déclare:
Jésus-Christ est Seigneur
à la gloire de Dieu le Père.

1 Corinthiens 15


20 Mais, en réalité, le Christ est bien revenu à la vie et, comme les premiers fruits de la moisson, il annonce la résurrection des morts.

21 Car, tout comme la mort a fait son entrée dans ce monde par un homme, la résurrection vient aussi par un homme.

22 En effet, de même que tous les hommes meurent du fait de leur union avec Adam, tous seront ramenés à la vie du fait de leur union avec le Christ.

23 Mais cette résurrection s’effectue selon un ordre bien déterminé: le Christ est ressuscité en premier lieu, comme le premier fruit de la moisson; ensuite, au moment où il viendra, ceux qui lui appartiennent ressusciteront à leur tour.

24 Puis viendra la fin, lorsque le Christ remettra la royauté à Dieu le Père, après avoir anéanti toute Domination, toute Autorité et toute Puissance hostiles.

Exode 12:1-20

La Pâque

1 L’Eternel parla à Moïse et à Aaron en Egypte. Il leur dit:

—Ce mois-ci sera pour vous le premier mois de l’année.

Donnez à toute la communauté d’Israël les instructions suivantes: Le dixième jour de ce mois, que chaque maison ou chaque famille se procure un agneau.

Si dans une maison on est trop peu nombreux pour manger un agneau, qu’on s’associe à la famille voisine la plus proche en tenant compte du nombre de personnes; et l’on choisira l’agneau en fonction de ce que chacun peut manger.

Vous prendrez un agneau ou un chevreau sans défaut, un mâle âgé d’un an.

Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour de ce mois: ce jour-là, tout l’ensemble de la communauté d’Israël immolera ces agneaux à la nuit tombante.

On prendra de son sang et l’on en badigeonnera les deux montants et le linteau de la porte des maisons où il sera mangé.

On en rôtira la viande et on la mangera cette nuit-là avec des pains sans levain et des herbes amères.

Vous n’en mangerez rien qui soit à moitié cuit ou bouilli dans l’eau, tout sera rôti au feu avec la tête, les pattes et les abats.

10 Vous n’en garderez rien pour le lendemain. S’il reste quelque chose jusqu’au lendemain, vous le brûlerez.

11 Vous le mangerez à la hâte, prêts à partir: la ceinture nouée aux reins, les sandales aux pieds et le bâton à la main. Ce sera la Pâque que l’on célébrera en l’honneur de l’Eternel.

12 Je parcourrai l’Egypte cette nuit-là et je frapperai tout premier-né dans le pays, homme et bête, et j’exercerai ainsi mes jugements contre tous les dieux de l’Egypte; je suis l’Eternel.

13 Le sang sera pour vous un signe sur les maisons où vous serez; je verrai le sang, je passerai par-dessus vous. Ainsi le fléau destructeur ne vous atteindra pas lorsque je frapperai l’Egypte.

La semaine des pains sans levain

14 —De génération en génération, vous commémorerez ce jour par une fête que vous célébrerez en l’honneur de l’Eternel. Cette fête est une institution en vigueur à perpétuité.

15 Pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain. Dès le premier jour, vous ferez disparaître tout levain de vos maisons; car si quelqu’un mange du pain levé, entre le premier jour et le septième, il sera retranché du peuple d’Israël.

16 Vous aurez une assemblée cultuelle le premier jour, ainsi que le septième. Pendant ces deux jours-là, on ne fera aucun travail, sauf ce qui sera nécessaire pour préparer le repas de chacun.

17 Vous célébrerez la fête des pains sans levain pour commémorer ce jour où j’aurai fait sortir vos tribus d’Egypte. Vous observerez ce jour-là de génération en génération comme une institution en vigueur à perpétuité.

18 A partir du soir du quatorzième jour du premier mois, vous mangerez des pains sans levain, jusqu’au soir du vingt et unième jour.

19 Pendant sept jours, on ne devra trouver aucune trace de levain dans vos maisons. Toute personne qui mangera du pain levé sera exclue de la communauté d’Israël, que ce soit un étranger ou l’un des vôtres.

20 Vous ne consommerez aucune pâte levée dans tous les lieux où vous habiterez, vous ne mangerez que des pains sans levain.

Jusqu’ici la Parole de Dieu…

La semaine de la fête de Pâques se termine. Pâques 2017 c’est déjà presque du passé… Quelques minutes de culte encore, une Agape, un temps de partage cet après-midi, et Pâques 2017 sera plié. Pour un retour sur terre en douceur, venu de je ne sais ou, un jour férié demain.

Une semaine, la semaine « Sainte », une semaine comme pour le peuple juif depuis la sortie d’Égypte. Une semaine pour honorer, pour rendre gloire à notre Seigneur Jésus-Christ. Une semaine qui commencée sous le signe du triomphe du Roi se termine en apothéose ce dimanche par l’évocation de l’événement qui a fait du Dimanche de Pâques le Dimanche de toutes nos semaines : la résurrection.

Pâques dorénavant ce sera 2018 et suivantes.

Normalement, habituellement, en ce jour et à ce moment, il convient d’évoquer un ou plusieurs des multiples aspects de ce qui restera quoi qu’on puisse en dire, quoi qu’on en dise la semaine la plus chargée de sens que l’humanité ait connue après celle de la création. Il y a de quoi alimenter les messages de toute une vie de prédicateur tellement le sujet est profond, important, multiple, et finalement toujours neuf.

Mais pour ce dimanche de Pâques 2017, je veux faire une exception. Je ne veux pas parler du pourquoi de la fête de Pâques, je ne veux pas évoquer directement le sens de cette fête, je veux en évoquer le comment.

Pour vous, comment est-ce que vous vivez Pâques ?

Comment est-ce que vous célébrez le Christ dans ce temps de fête ?

Comment est-ce que vous l’honorez ?

Comment est-ce que vous participez à ce qu’est Pâques réellement ?

Comment vivez-vous cette semaine du souvenir de la dernière semaine de Jésus-Christ homme parmi les hommes ?…

Ce que je sais, c’est que vous ne la vivez pas ici et pas ensemble. « Je suis dans la joie quand on me dit allons dans la maison de l’Éternel… » affirme le psalmiste, mais cela semble une réalité un peu lointaine quand il s’agit de vivre Pâques en 2017 à Saint-Jean de Valériscle.

Mercredi dernier donc faute de participant, la réunion d’études Bibliques n’a pas eu lieu. La réunion spéciale du Café Théo prévue à l’occasion du vendredi saint n’a pas eu lieu non plus et pour la même raison.

Semaine Sainte donc…

Vivre Pâques, le vivre pendant une semaine car c’est le temps fixé par Dieu, mais le vivre comment ? Si c’est un temps spécial il faut le vivre différemment, mais n’avons nous comme seule solution pour en faire un temps différent que de le vivre en «  vacances ». En laissant notre place vacante, car c’est cela le sens du mot « vacance » ?

Dés le début, dés la première Pâque, Dieu avait prévu pour son peuple, pour tous ceux qui sont associés à ce qui est plus qu’une fête, participants de ce qu’est Pâque, une manière, une pratique, un « comment vivre » pendant ce temps si spécial. Ces recommandations, ces ordres nous les avons lu dans le livre de l’Exode et ils tiennent en trois points, en trois pratiques essentielles.

Pâque, c’est l’Agneau de Dieu sacrifié et la délivrance qui en découle. Ainsi donc à Pâque le sang à coulé et comme il faut être et rester très pratique, il a coulé où ? Notre Dieu à tout ordonné, tout réglé, et ce sang il va dans une endroit très précis, surprenant.

Connaissez vous la ville de Dublin ? C’est une ville agréable, jolie. A cause en particulier d’un détail agréable qui contribue à la personnalité de cette ville.

Les portes.

Les portes des maisons sont très soignées et peintes de couleurs pimpantes et vives. Chaque propriétaire imprime sa marque, donne une première impression sur lui au travers de la couleur de la porte d’entrée de sa maison.

Il existe même un poster célèbre qui est la juxtaposition de dizaines de portes toutes plus « brillantes » les unes que les autres. Doors of Dublin…

Pour le croyant c’est la même chose, sauf que la couleur est uniforme, rouge, rouge vif, rouge sang.

Car c’est là que va le sang de l’Agneau. Sur les montants et les linteaux des portes de nos vies. Si quelqu’un veut nous connaître, nous visiter, il va falloir qu’il passe par cette porte pour s’approcher de nous. Il va devoir passer au travers de cet arc teinté, badigeonné de sang.

Le sang de l’Agneau est la marque du Salut, la marque qui fait que l’acte qui nous condamnait est maintenant effacé.

La preuve.

Cette marque n’est pas cachée, secrète, elle est sur la façade, sur le chemin de nous mêmes. Tous vont la voir et ceux qui viendront vers nous passeront dessous, au travers.

Nous ne mettons plus de sang sur nos portes, mais il y a dans nos vies des gestes, des pratiques, qui révèlent que nous sommes au bénéfice du sang de l’agneau. Ces pratiques cela s’appelle la « piété », notre piété, ces gestes qui n’ont de sens que par et pour Jésus-Christ. Ces gestes ne sont pas secrets, ils ne sont pas seulement à usage interne, le Seigneur les veut, le Seigneur les voit, mais comme les montants et les linteaux des portes des hébreux étaient teintés du sang , ces gestes, cette piété, sont extérieurs, publics. Ils sont aussi notre façon de nous présenter aux autres, de les accueillir. Notre piété est tournée vers Christ mais elle accueille aussi ceux qui nous visitent. Pour accéder à nous il faut qu’ils passent sous cet arc sanguinolent.

Et c’est à Pâques, lors de cette semaine très particulières que tous les ans nous repeignons avec du sang les montants et les linteaux de nos portes. Pâque, le renouveau annuel de notre piété. La couleur de notre porte d’entrée est elle éclatante pour cette année qui vient ?

Le deuxième ordre donné par Dieu ne concerne pas la maison, mais ceux qui l’habitent. Ils sont à l’abri, ils sont à l’intérieur de la maison, seulement comme c’est Pâques, ils sont habillés, ils ont leur souliers, leur ceinture serrée, leur bâton de marche à la main. Cela me fait penser à ces pilotes de chasse qui sont chargés de nous défendre. Ils sont quelques uns, une vingtaine peut-être, ils sont selon le jargon de l’armée de l’air en « alerte cinq minutes ». Ils sont dans leur caserne, mais dehors leur avion est prêt, pleins faits, armes chargées, moteurs chauds. Ils sont dans leur caserne à l’abri, mais ils sont habillés avec leur tenues de vol, leur casque et leur masque à oxygène à portée de main. Quand la sirène sonnera, si elle sonne, dans les cinq minutes suivantes ils seront en l’air pour intervenir, pour affronter le danger, pour nous défendre.

Nous les habitants de la maison à la porte badigeonné du sang de l’agneau, nous sommes aussi en « alerte cinq minute ». Et Pâque nous rappelle cela aussi. Le Seigneur peut nous envoyer en mission quand il veut, notre responsabilité c’est d’être prêts, toujours prêts… C’est aussi dans cette semaine que nous nous renouvelons sur ce plan la. Quand la troupe est venu arrêter le Seigneur Jésus il ne leur a pas dit « revenez la semaine prochaine… ». Si le Seigneur à son tour a besoin de nous, il faut qu’il nous trouve disponibles en état. Et c’est à Pâque que nous remettons en ordre notre tenue pour qu’avec le temps elle ne finisse pas par se déglinguer. C’est à Pâque que nous vérifions la validité de notre équipement pour être encore et toujours en alerte cinq minutes. Nous resserrons notre ceinture et nos lacets.

Si nous sortons du terrain militaire et nous tournons vers l’Église de Christ, cette disponibilité immédiate et permanente a un autre nom : cela s’appelle la consécration.

Pour le troisième et dernier élément que Dieu attend de nous à l’occasion de Pâques nous revenons vers la maison qui nous abrite, nous revenons vers notre vie. Il s’agit de faire le ménage. De traquer le vieux levain dans tous les coins. Balais, serpillières, aspirateurs… Il faudra tout !

A Pâques une vie nouvelle commence. Et la caractéristique de cette vie nouvelle, c’est d’être toujours nouvelle. Le levain c’est ce qu’on garde de la veille pour faire le pain d’aujourd’hui. Ce qui fait que le pain de ce jour aura la consistance et le goût du pain d’hier.

Repartir à zéro, repartir à nouveau impose de changer, si nous gardons aussi peu que ce soit quelque chose d’hier, notre vie ne sera pas nouvelle. Elle sera de fait dans la continuité. Dans la continuité de l’échec, du malheur et de la mort. Se débarrasser de toute forme de levain, de toute forme de péché, pour que demain soit un jour nouveau, vraiment nouveau. Nous avons peut être peur qu’alors le pain soit plat et fade, mais non, Dieu nous le dit demain sera un jour nouveau vraiment nouveau et demain aura soin de lui même, entièrement. Ne rien garder d’hier, ne pas regarder en arrière.

Pour les chrétiens, ce ménage, cette traque permanente du vieux levain pour le faire disparaître a un nom un nom là encore particulier.

Cela s’appelle la sanctification.

La sanctification est une œuvre toujours en cours, « work in progress » disent les anglais. Mais pour faire le ménage dans nos maisons nous avons besoin d’outils en bon état et nous les renouvelons régulièrement. C’est aussi ce que Dieu attend que nous fassions à Pâques. Un nouveau balai, une serpillière neuve et un sac vide dans l’aspirateur. Pour que notre sanctification continue, pour que peut-être elle puisse repartir afin que ce jour soit vraiment un jour nouveau qui ne doive rien à hier. Le nouvel élan de notre vie toujours nouvelle.

Piété, consécration, sanctification… Voilà donc le programme de la semaine pascale, de la semaine sainte. Le programme fixé par Dieu depuis le commencement et pour toujours.

Une évidence saute aux yeux : ce n’est pas le programme d’une semaine de vacances. C’est le programme d’une semaine de fête et il ne faut pas confondre les deux même si notre monde égaré ne conçoit pas l’un sans l’autre.

A l’évidence nous avons foiré. Faudra t-il attendre 2018 avec une porte d’entrée un peu terne, débraillés et avec un vieux balai sans poils ?

Pas sur.

Pas sur, si nous le voulons vraiment. Pâques est la seule fête instituée par Dieu qui a deux dates possibles. Pour ceux qui pour telle ou telle raison ont manqué la première et vraie date, Dieu prévoit une session de rattrapage :

(nombres 9:9-12)
—Dis aux Israélites: Si quelqu’un d’entre vous — maintenant ou dans les générations à venir — se trouve en état d’impureté rituelle par son contact avec un mort, ou s’il est en voyage au loin, il pourra quand même célébrer la Pâque en l’honneur de l’Eternel.

11 C’est le soir du quatorzième jour du second mois qu’ils la célébreront, à la nuit tombante, en mangeant l’agneau avec des pains sans levain et des herbes amères.

12 Ils n’en laisseront rien jusqu’au matin et n’en briseront aucun os. Ils se conformeront à toutes les ordonnances relatives à la Pâque.

Vous étiez en vacance, vous étiez en voyage… Mais rien n’empêche de célébrer la Pâque une autre semaine d’un autre mois.

L’essentiel est de renouveler votre piété.

L’essentiel est de retrouver votre consécration.

L’essentiel est de relancer votre sanctification.

L’essentiel étant d’être participant actif de la fête de Pâques. Même si Pâques tombe une autre semaine d’un autre mois.

2 Chroniques 30 : 23-25-27


23 Toute l’assemblée décida de prolonger la fête de sept jours, et ces sept jours supplémentaires furent célébrés dans la joie,

25 Toute l’assemblée, Judéens, prêtres et lévites, tous ceux qui étaient venus d’Israël, ainsi que les immigrés venus d’Israël ou habitant dans le royaume de Juda, tous étaient dans la joie.

27 Finalement, les prêtres-lévites se levèrent pour bénir le peuple. Leur voix fut entendue et

leur prière parvint jusqu’à la sainte demeure

[de l’Éternel] dans le ciel.

Amen.

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