Quel repos, quel céleste repos !

Valleraugue Dimanche 11 Juillet 1999

Valleraugue 30 mars 2003

Les Vans 22 Juillet 2007

Rousses 3 Mars 2013

Saint-Jean de V. 28/12/2014

Saint Jean 6 Janvier 2019

  1. Quel repos, quel céleste repos !

Lecture :

        1. Genèse 1 v 31 à 2 v 3

Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin, ce fut le sixième jour. Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée. Dieu acheva au septième jour son oeuvre, qu’il avait faite, et il se reposa au septième jour de toute son oeuvre, qu’il avait faite. Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu’en ce jour il se reposa de toute son oeuvre qu’il avait créée en la faisant. (Genèse 1:30-2:3 NEG)

  1. Introduction :

Je voudrais inscrire cette prédication dans la suite de ce qui a été dit ici dimanche dernier. Je n’étais pas là, je ne me reposais pas, je travaillais ailleurs…

Le repos…

Un sujet que j’aime bien, un sujet sur lequel je reviens souvent. J’ai déjà présenté le contenu de ce message cinq fois, c’est aujourd’hui la sixième et la deuxième fois à Saint-Jean.

Donc plusieurs des mêmes textes qui ont été lus ici il y a une semaine, et d’autres encore. Non pas que je considère qu’il y ait eu des manques ou qu’il faudrait absolument préciser ceci ou cela, juste c’est important. Comme sur la scène d’un spectacle, un projecteur de plus pour éclairer selon un angle différent et avec une couleur différente la même chose, afin de la mettre encore plus en valeur.

Un sujet important donc et reconnu comme tel depuis bien longtemps. Dans l’ancienne Union Méthodiste qui n’a pas survécu à l’an 2000, il y avait peu d’obligations pour les pasteurs qui avait globalement le libre choix de leurs sujets de prédication. Une seule obligation en fait, une obligation significative, prêcher au moins une fois par an sur le jour du repos. C’était inscrit dans les statuts.

Donc à la veille de la rentrée, évoquer le repos comme par provocation. Au moment ou beaucoup pensent à planifier leur vacances, leur dire qu’ils ont raison. Au moment ou commence une nouvelle année dire que le repos n’est pas pour dans six ou sept mois, mais qu’il est là, disponible, qu’il suffit de se l’approprier.

  1. Les bases de la notion de repos

2,1) La fatigue

Pourquoi le repos est il nécessaire ? Parce que les hommes se fatiguent de travailler, le repos est une nécessité physiologique. Si l’on travaille trop le corps lâche et cela peut devenir dangereux. Dans les entreprises nous sommes mis en garde contre une trop lourde charge de travail des employés qui risquerait de causer des accidents de travail.

Ce danger purement physique en cache un autre:

Genèse 25:27-34 NEG

Ces enfants grandirent. Esaü devint un habile chasseur, un homme des champs; mais Jacob fut un homme tranquille, qui restait sous les tentes. Isaac aimait Esaü, parce qu’il mangeait du gibier; et Rebecca aimait Jacob. Comme Jacob faisait cuire un potage, Esaü revint des champs, accablé de fatigue. Et Esaü dit à Jacob, Laisse-moi, je te prie, manger de ce roux, de ce roux-là, car je suis fatigué. C’est pour cela qu’on a donné à Esaü le nom d’Edom. Jacob dit, Vends-moi aujourd’hui ton droit d’aînesse. Esaü répondit, Voici, je m’en vais mourir; à quoi me sert ce droit d’aînesse? Et Jacob dit, Jure-le moi d’abord. Il le lui jura, et il vendit son droit d’aînesse à Jacob. Alors Jacob donna à Esaü du pain et du potage de lentilles. Il mangea et but, puis se leva et s’en alla. C’est ainsi qu’Esaü méprisa le droit d’aînesse.

Le danger de la fatigue excessive c’est qu’elle nous fait perdre notre discernement et nous amène à faire n’importe quoi. Il vient un moment ou le repos est nécessaire pour éviter non seulement de « casser la machine » mais encore pour lui permettre d’aller dans la bonne direction.

Combien de disputes terribles ont pour cause un excès de fatigue ?…

Il y a donc ici, dans notre communauté une grande fatigue, quelque chose de lourd et pressant, sommes nous sur que cette fatigue ne nous aveugle pas ? Sommes nous encore capables d’une analyse raisonnable ? Et même savons nous de quoi vraiment nous sommes fatigués ?

Ne sommes nous pas plus fatigués par notre impatience et nos espoirs déçus que par la réalité d’une charge qui n’est pas si grande puisque notre Eglise est petite. Notre Eglise est petite et donc il n’y a pas beaucoup d’activités, pas d’évangélisation structurée, pas de catéchisme pour adultes, et même certaines de nos activités n’existent que grâce au secours de chrétiens d’ailleurs, je pense au café théo. Notre Eglise est petite et en soi c’est un vrai repos.

Objectivement ne sommes nous pas plus fatigués par l’idée que nous nous faisons de la situation que par la situation elle même ? Peu importe en fait car la fatigue est là et notre vision en est brouillée.

Le repos est donc une nécessité dictée non seulement par une réalité objective, mais encore par la prudence.

2,2) On se repose de quelque chose

Comme il y a des niveaux de qualité dans le travail, il y a des niveaux de qualité dans le repos, il y de bons et de mauvais repos:

(Amos 6:4-7 NEG)

Ils reposent sur des lits d’ivoire, Ils sont mollement étendus sur leurs couches; Ils mangent les agneaux du troupeau, Les veaux mis à l’engrais. Ils extravaguent au son du luth, Ils se croient habiles comme David sur les instruments de musique. Ils boivent le vin dans de larges coupes, Ils s’oignent avec la meilleure huile, Et ils ne s’attristent pas sur la ruine de Joseph! C’est pourquoi ils seront emmenés à la tête des captifs; Et les cris de joie de ces voluptueux cesseront.

Le repos nécessaire n’est pas la justification de la mollesse et le texte que nous avons lu est fondateur: Dieu s’est reposé d’avoir créé le monde. Ce qui justifie le repos c’est l’œuvre accomplie précédemment.

(Apocalypse 14:13 NEG)

Et j’entendis du ciel une voix qui disait, Ecris, Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur! Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs oeuvres les suivent.

C’est une dimension très oubliée du repos de nos jours. Si la fatigue explique la nécessité du repos elle n’en est pas la justification, la justification du repos c’est l’œuvre accomplie. On se repose parce que l’œuvre est achevée.

Notre place au ciel est une place de repos (nous verrons plus loin que le repos est très associé à la notion de récompense) la qualité de ce repos dépendra des œuvres accomplie.

La qualité de notre repos dépend de notre satisfaction du travail accompli.

2,3) Le repos récompense suprême des hommes

Le travail c’est la santé proclamait Henri Salvador, au delà de la galéjade nous devons constater que le repos, le juste repos, c’est agréable, très agréable. C’est tellement agréable que c’est la définition même de ce que Dieu nous promet comme récompense suprême :

(Hébreux 4:1-3 NEG)

Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard. Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent. Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos…

La récompense suprême des croyant c’est de se reposer de se reposer vraiment, de se reposer avec Dieu. Cette récompense est donnée par Dieu, par Jésus-Christ :

(Matthieu 11:28 NEG)

Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.

  1. L’hygiène…

3,1) L’hygiène du travail selon Dieu

3,1,1) Travail quotidien

Le repos, le vrai repos, le repos véritablement justifié est donné aux hommes par Dieu en souvenir de ce repos qu’il prit lui même au temps de la création. Dans une époque ou les français pensent beaucoup au repos, aux vacances qu’ils vont prendre, à celles qu’ils sont en train de vivre, nos journaux sont souvent occupés à des supputations sur des lois réglementant le repos. Remplis par exemple d’interrogations sur les 35 heures hebdomadaires… Il est donc bon de s’interroger sur les conditions que Dieu prévoit pour le repos des hommes.

L’exemple que Dieu nous donne est celui d’un agriculteur vivant en Palestine aux temps bibliques. Dieu fixe à cet homme un plan de travail somme toute assez précis.

Tout d’abord, le travail quotidien. La cela commence par une généralité en forme de Lapalissade:

(Matthieu 6:34 NEG)

Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine.

Bien sur qu’a chaque jour suffit sa peine mais quelle est cette peine suffisante ? Nous verront un peu plus tard.

3,1,2) Repos hebdomadaire

Au niveau de la semaine la les choses sont plus claires, elles sont même très nettes, très claires:

(Exode 20:9-11 NEG)

Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Eternel, ton Dieu, tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l’Eternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour, c’est pourquoi l’Eternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié.

C’est inscrit dans les dix commandements, dans les dix choses les plus importantes concernant la vie des hommes. A noter déjà que ce jour de repos ne s’inscrit pas d’abord comme un jour de repos mais comme partie intégrante, fondamentale des relations de l’homme avec Dieu.

3,1,3) Repos Annuel

Dieu prévoyait pour ces hommes de son peuple d’autres repos, des échéances annuelles. Trois fois une semaine. Chaque année à Pâques, Pentecôte et à l’occasion de la fête des cabanes, le peuple était convoqué à Jérusalem pour participer au festivités. C’était de fait trois semaines de vacances.

(Lévitique 23:33-36 NEG)

L’Eternel parla à Moïse, et dit, Parle aux enfants d’Israël, et dis, Le quinzième jour de ce septième mois, ce sera la fête des tabernacles en l’honneur de l’Eternel, pendant sept jours. Le premier jour, il y aura une sainte convocation, vous ne ferez aucune oeuvre servile. Pendant sept jours, vous offrirez à l’Eternel des sacrifices consumés par le feu. Le huitième jour, vous aurez une sainte convocation, et vous offrirez à l’Eternel des sacrifices consumés par le feu; ce sera une assemblée solennelle, vous ne ferez aucune oeuvre servile.

3,1,4) Repos multi annuel

Le profil du repos préconisé par Dieu se précise: un jour par semaine et trois semaines par an, on s’approche de valeurs qui nous sont familières et l’on serait presque disposé à en rester là.

Mais Dieu en rajoute encore, il demande aux hommes de se reposer encore plus:

(Lévitique 25:3-7 NEG)

Pendant six années tu ensemenceras ton champ, pendant six années tu tailleras ta vigne; et tu en recueilleras le produit. Mais la septième année sera un sabbat, un temps de repos pour la terre, un sabbat en l’honneur de l’Eternel, tu n’ensemenceras point ton champ, et tu ne tailleras point ta vigne. Tu ne moissonneras point ce qui proviendra des grains tombés de ta moisson, et tu ne vendangeras point les raisins de ta vigne non taillée, ce sera une année de repos pour la terre. Ce que produira la terre pendant son sabbat vous servira de nourriture, à toi, à ton serviteur et à ta servante, à ton mercenaire et à l’étranger qui demeurent avec toi, à ton bétail et aux animaux qui sont dans ton pays; tout son produit servira de nourriture.

Une année complète de repos tous les sept ans, en plus du reste. une année ou l’homme doit compter uniquement sur la providence divine. Ça commence à faire beaucoup, ça commence à faire tellement que cette pratique a été un peu « oubliée »…

3,1,5) En chiffres…

Pour en revenir à notre époque qui se gargarise de chiffres, je vous propose de faire des comptes qui représentent une moyenne sur l’année:

52 sabbats, 18 jours de fête à Jérusalem, 42 jours correspondants à la répartition de l’année sabbatique, cela fait 112 jours de repos par an soit 253 jours de travail annuels en moyenne. A comparer à nos 225 jours légaux actuels et aux 280 jours des années cinquante.

Il a vraiment fallu beaucoup de temps aux hommes pour en arriver à des valeurs de repos proches de ce que Dieu proposait depuis le commencement…

3,2) L’hygiène du repos selon Dieu

Maintenant que la quantité de repos est fixée, précisément fixée, fixée dans l’abondance, il convient de se demander ce que contient de fait « repos ». De quoi est faite une journée de repos ?

Là encore les choses sont très claires. Pour l’homme et selon Dieu, le repos sera essentiellement consacré à Dieu. Le jour du sabbat doit être sanctifié.

Quand les israélites partent en vacances, il n’y a aucun étalement, ils partent tous ensemble et ils vont tous au même endroit: Jérusalem. Ils vont y faire tous la même chose adorer Dieu et en particulier offrir des sacrifices.

Si je reprends mes comptes d’apothicaires précédents, je constate que deux jours sur trois de repos sont entièrement consacrés à Dieu.

C’est un puissant avertissement pour nous qui avons un peu tendance à profiter des long week-end et des ponts pour partir ou pour avoir des activités particulières souvenons nous que ces longs week-end sont des fêtes chrétiennes et qu’il conviendrait de les consacrer entièrement à Dieu.

Une question pour terminer sur ce point:

D’abord à vous qui êtes ou qui allez être en vacance: quelle part de vos vacances allez vous consacrer à glorifier Dieu ?

Et vous maintenant qui refusez les vacances comme indignes de votre rigueur absolutiste (si, si, cela existe…) savez vous de quoi spirituellement vous vous privez ?

  1. Les obstacles au respect de cette hygiène

4,1) La cupidité des hommes

Il faut bien le constater, les hommes refusent très énergiquement d’appliquer quantitativement et qualitativement, le plan de repos que Dieu a prévu.

Même si l’on en arrive maintenant seulement depuis une cinquantaine d’années à des valeurs proche de ce plan les motivations et la qualité du repos sont tellement éloignés de la volonté de Dieu que l’on aurait vraiment du mal à considérer cela comme un progrès.

Le principal problème c’est la cupidité et le manque de foi des hommes.

Les hommes veulent toujours être plus riches, plus forts, plus puissants. Les anglais ont un adage bien connu et révélateur:

« Time is money »

Le temps du repos est considéré comme du temps perdu, de l’argent perdu. La tendance a souvent été individuellement ou collectivement de travailler plus pour gagner plus (j’ai écrit cette phrase en 1999, j’en revendique la paternité face à des usurpateurs plus jeunes…). La cupidité est mauvaise conseillère pour vraiment avoir plus, c’est sa vie avec Dieu qu’il faut cultiver, c’est du bon repos qu’il faut prendre.

L’inquiétude aussi est mauvaise conseillère, le travail serait la garantie de subvenir à nos besoins, la il s’agit d’un manque de foi caractérisé:

(Lévitique 25:20-21 NEG)

Si vous dites, Que mangerons-nous la septième année, puisque nous ne sèmerons point et ne ferons point nos récoltes? je vous accorderai ma bénédiction la sixième année, et elle donnera des produits pour trois ans.

Dieu qui donne le repos donne aussi le moyen de le vivre, à condition bien sur que le repos que nous prenons soit celui donné par Dieu. Il y a sûrement là des choses à creuser pour notre communauté…

Cette attitude de manque de foi et de cupidité a des conséquences qui dépassent notre propre existence.

(Deutéronome 5:13-14 NEG)

Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Eternel, ton Dieu, tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton boeuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni l’étranger qui est dans tes portes, afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi.

Si nous travaillons trop nous imposons aux autres de travailler… Nous les empêchons de vivre le repos que Dieu leur destine aussi. Exemple la généralisation constatée du travail le dimanche.

4,2) La jalousie des hommes

Autre écueil à la mise en place du plan de repos selon Dieu: la jalousie des hommes.

J’ai laissé tout à l’heure en suspens le fameux « a chaque jour suffit sa peine », il me faut maintenant y revenir. Quelle est la limite de la peine quotidienne d’un homme? 12 heures, 10 heures, 8 heures ? La Bible répond d’une façon très imagée :

(1 Samuel 30:1 NEG)

Lorsque David arriva le troisième jour à Tsiklag avec ses gens, les Amalécites avaient fait une invasion dans le midi et à Tsiklag. Ils avaient détruit et brûlé Tsiklag,

(1 Samuel 30:9-10 NEG)

Et David se mit en marche, lui et les six cents hommes qui étaient avec lui. Ils arrivèrent au torrent de Besor, où s’arrêtèrent ceux qui restaient en arrière. David continua la poursuite avec quatre cents hommes; deux cents hommes s’étaient arrêtés, trop fatigués pour passer le torrent de Besor.

(1 Samuel 30:18-25 NEG)

David sauva tout ce que les Amalécites avaient pris, et il délivra aussi ses deux femmes. Il ne leur manqua personne, ni petit ni grand, ni fils ni fille, ni aucune chose du butin, ni rien de ce qu’on leur avait enlevé, David ramena tout. Et David prit tout le menu et le gros bétail; et ceux qui conduisaient ce troupeau et marchaient à sa tête disaient, C’est ici le butin de David. David arriva auprès des deux cents hommes qui avaient été trop fatigués pour le suivre, et qu’on avait laissés au torrent de Besor. Ils s’avancèrent à la rencontre de David et du peuple qui était avec lui. David s’approcha d’eux, et leur demanda comment ils se trouvaient. Tous les hommes méchants et vils parmi les gens qui étaient allés avec David prirent la parole et dirent, Puisqu’ils ne sont pas venus avec nous, nous ne leur donnerons rien du butin que nous avons sauvé, sinon à chacun sa femme et ses enfants; qu’ils les emmènent, et s’en aillent. Mais David dit, N’agissez pas ainsi, mes frères, au sujet de ce que l’Eternel nous a donné; car il nous a gardés, et il a livré entre nos mains la troupe qui était venue contre nous. Et qui vous écouterait dans cette affaire? La part doit être la même pour celui qui est descendu sur le champ de bataille et pour celui qui est resté près des bagages, ensemble ils partageront. Il en fut ainsi dès ce jour et dans la suite, et l’on a fait de cela jusqu’à ce jour une loi et une coutume en Israël.

La fatigue n’est pas égale pour tous et la charge qui suffit dépend selon les personnes. La fatigue n’est pas une déchéance, nous ne devons pas mépriser ceux qui se fatiguent vite. Nous ne devons pas leur en vouloir ce n’est pas leur faute.

Nous ne devons pas leur imposer plus qu’ils ne peuvent faire.

A noter que ces hommes fatigués ont quand même perçu leur salaire…

Nous entrons donc la dans la dimension éthique du travail, la quantité que nous pouvons faire et donc que nous devons faire c’est nous même qui devons en être juge. (je ne parle pas simplement du travail salarié mais aussi de tous les gestes que nous accomplissons et qui font qu’au bout d’une journée nous sommes fatigués.)

Dieu nous rappelle que lui en six jours il a fait tout son travail et que nous devons faire de même. La charge de travail qui nous correspond c’est celle qui nous permet de faire tout ce que nous devons mais rien de plus. Il y a la un examen personnel et permanent.

4,3) La folie des hommes (la perte de la notion utilitaire du travail)

Malgré ce que certain pensent déjà, je n’ai pas voulu aujourd’hui faire l’apologie de la paresse. Elle reste un écueil lui aussi très important à l’accomplissement du plan de Dieu.

Nous sommes à cause du péché condamnés au travail, le travail est notre lot il doit être accompli et il doit nous fatiguer…

Le travail reste une obligation naturelle (liée à la nature) si je ne gagne pas mon pain, et si j’ai du pain, c’est que quelqu’un la gagné à ma place… Si l’on perd cette dimension : porte ouverte à la paresse et son corollaire l’exploitation des autres.

  1. Conclusion

Le travail et le repos présentent de telles dimensions éthiques que leur hygiène ne peut-être envisagée sans une dimension éthique et donc pour nous chrétiens sans une dimension spirituelle.

Le repos physique est indissociable du repos de l’âme. C’est la même expérience sur deux plans différents.

Et je vous propose comme conclusion un projet biblique de vacances bien construites:

(Romains 15:30-32 NEG)

Je vous exhorte, frères, par notre Seigneur Jésus-Christ et par l’amour de l’Esprit, à combattre avec moi, en adressant à Dieu des prières en ma faveur, afin que je sois délivré des incrédules de Judée, et que les dons que je porte à Jérusalem soient agréés des saints, en sorte que j’arrive chez vous avec joie, si c’est la volonté de Dieu, et que je jouisse au milieu de vous de quelque repos.

Paul est sur la brèche depuis longtemps, il est en butte à tous ceux qui refusent la foi chrétienne, il est persécuté, mais en plus il porte sur ses épaules l’existence de toutes les Eglises qu’il a créé, c’est lourd et il a besoin de repos.

Il va donc aller à Rome, une ville dans laquelle il ne sera pas à la merci des juifs, une ville dans laquelle l’Eglise qui va l’accueillir ne lui doit rien, une ville ou sa présence n’est pas particulièrement nécessaire mais ou elle sera un « plus ».

Ce projet pourrait sûrement nous inspirer pour les vacances que nous prenons ou que nous devons prendre: rencontrer d’autres chrétiens pour leur apporter le plus de notre présence

En attendant que vienne le vrai repos, celui qui nous est destiné, celui qui est notre récompense:

(Hébreux 4:9-10 NEG)

Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu. Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes.

Amen

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