Quelle idée !…

Dimanche 07 Octobre 2018

  1. Quelle idée !…

Zacharie 8:9-23

Ainsi parle l’Eternel des armées: Fortifiez vos mains, vous qui entendez aujourd’hui ces paroles de la bouche des prophètes qui parurent au temps où fut fondée la maison de l’Éternel des armées, où le temple allait être bâti. 10 Car avant ce temps, le travail de l’homme ne recevait pas sa récompense, et le salaire des bêtes était nul; il n’y avait point de paix pour ceux qui entraient et sortaient, à cause de l’ennemi, et je lâchais tous les hommes les uns contre les autres. 11 Maintenant je ne suis pas pour le reste de ce peuple comme j’étais dans le temps passé, dit l’Éternel des armées. 12 Car les semailles prospéreront, la vigne rendra son fruit, la terre donnera ses produits, et les cieux enverront leur rosée; je ferai jouir de toutes ces choses le reste de ce peuple. 13 De même que vous avez été en malédiction parmi les nations, maison de Juda et maison d’Israël, de même je vous sauverai, et vous serez en bénédiction. Ne craignez pas, et que vos mains se fortifient!

14 Car ainsi parle l’Éternel des armées: Comme j’ai eu la pensée de vous faire du mal lorsque vos pères m’irritaient, dit l’Éternel des armées, et que je ne m’en suis point repenti, 15 ainsi je reviens en arrière et j’ai résolu en ces jours de faire du bien à Jérusalem et à la maison de Juda. Ne craignez pas! 16 Voici ce que vous devez faire: que chacun dise la vérité à son prochain; jugez dans vos portes selon la vérité et en vue de la paix; 17 que nul en son cœur ne pense le mal contre son prochain, et n’aimez pas le faux serment, car ce sont là toutes choses que je hais, dit l’Éternel.

18 La parole de l’Éternel des armées me fut adressée, en ces mots:

19 Ainsi parle l’Éternel des armées: Le jeûne du quatrième mois, le jeûne du cinquième, le jeûne du septième et le jeûne du dixième se changeront pour la maison de Juda en jours d’allégresse et de joie, en fêtes de réjouissance. Mais aimez la vérité et la paix.

20 Ainsi parle l’Éternel des armées: Il viendra encore des peuples et des habitants d’un grand nombre de villes. 21 Les habitants d’une ville iront à l’autre, en disant: Allons implorer l’Éternel et chercher l’Éternel des armées! Nous irons aussi! 22 Et beaucoup de peuples et de nombreuses nations viendront chercher l’Éternel des armées à Jérusalem et implorer l’Éternel.

23 Ainsi parle l’Éternel des armées: En ces jours-là, dix hommes de toutes les langues des nations saisiront un Juif par le pan de son vêtement, et diront: Nous irons avec vous, car nous avons appris que Dieu est avec vous.

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Quelle idée !

Quelle idée… Acheter un une planche de 2,40m de long. C’est grand, ça s’accroche partout, et puis ces supermarchés sont tellement « serrés », qu’on a pas la place de tourner. Et en plus c’est lourd, et cela paraît d’autant plus lourd que c’est mal commode à porter. Ma main et mon bras sont tout tordus.

Pourvu qu’il n’y ait pas la queue à la caisse !

Chouette il n’y a personne. Je m’approche aussi lestement que me le permet mon chargement hors normes.

– Mais qu’est-ce qu’elle fait celle-la ?

J’étais presque arrivé, il me manquait un mètre tout au plus et voila qu’une dame, coiffure impeccable, tenue décontractée mais nette, un certain age, interpelle la caissière et occupe le peu d’espace qui me restait à parcourir.

– Ce sera mieux en blanc non ?

Elle parle de la lunette de WC qu’elle a choisi et qu’elle se met en devoir de payer maintenant.

Elle m’est passée devant ! Elle m’a volé ma place et maintenant je vais devoir attendre.

Je boue… Je rage…

Un reste de bonne éducation m’empêche d’éclater, de râler, de gronder, d’injurier…

Tout d’un coup elle semble prendre conscience de ma présence :

– Oh mais je crois que je vous ai pris votre place.

Elle esquisse un geste de recul.

C’est à moi de répondre.

La conscience de ce que je crois, de ce que je suis m’envahit. Je crois en Dieu, et Dieu attend de moi des sentiments nobles, de bon gestes. Je ne peux pas me laisser aller à la colère, c’est indigne de ma foi. Tremblant tout de même de colère, sourire crispé, je m’entends répondre d’une voix blanche :

– C’est bon, c’est bon, allez-y !

J’ai su renoncer. J’étais le premier, je suis devenu le dernier. J’ai obéi, je crois que j’ai obéi.

Oui mais…

Ça dure longtemps, parce qu’il n’y a pas que la lunette, il y a des perfums bizarres, à la mangue, il y en a tellement qu’elle en aura pour longtemps, c’est elle qui le dit.

Ça dure longtemps et moi je pense. Malgré mon geste mes pensées sont restées les mêmes. Je suis toujours en colère et cela doit se voir. Comme pour s’excuser une autre fois, la dame me fait un sourire.

Quand enfin, vient mon tour je suis toujours en colère, mes pensées sont confuses (euphémisme pour couvrir des mots ici censurés). Ça doit se voir encore et la caissière me fait un petit geste d’impuissance sûrement dans le but de m’apaiser.

J’ai bien agi. Je n’ai rien dit, j’ai su me maîtriser et pourtant tout le monde a su ce que je pense.

Point final ? Non !

Non parce que le problème c’est justement ce que je pense :

« …que nul en son cœur ne pense le mal contre son prochain… »

Petite histoire banale qui m’est arrivée, petite histoire que je peux vous raconter parce qu’elle ne prête pas à conséquence et qu’elle ne m’humilie pas beaucoup. Mais petite histoire révélatrice.

Révélatrice de beaucoup d’autres histoires plus graves, qui durent et dont je ne parlerai jamais, histoires qui font ma vie encore aujourd’hui. Histoires qui sont les miennes mais dont je sais qu’elles ressemblent beaucoup aux vôtres.

« …que nul en son cœur ne pense le mal contre son prochain… »

Facile à dire.

Facile à dire, impossible à faire, rajoutons nous immédiatement en considérant notre triste expérience. Avec même un brin d’agacement, nous nous apprêtons à crier à Dieu :

– Seigneur, si tu veux que je sois ainsi fais le, fais le toi-même parce que moi je ne peux pas.

C’est vrai après tout, comment lutter contre ses pensées, ses sentiments, ses émotions ? Contre mes pensées, je n’ai que mes pensées et ça ne marchera jamais, contre mon mauvais esprit, je n’ai que mon esprit et il ne vaut pas mieux.

– Seigneur je n’y peux rien, je pense ce que je pense, si tu veux que ça change, il faudra un coup de baguette magique.

Un miracle.

Un miracle que je n’arrive même pas à vouloir sincèrement.

Ce n’est pas ça, ce n’est absolument pas ça que le Seigneur nous dit aujourd’hui au travers de son prophète Zacharie.

Pour commencer, sur la voie de l’obéissance et donc de la victoire, il y a un ordre, un ordre répété :

– Fortifiez-vous ! Fortifiez vos mains…

Comme en écho, nous entendons Jacques renchérir :

« Nettoyez vos mains pêcheurs, purifiez vos cœurs hommes irrésolus… »

Le commencement de l’obéissance à Dieu qui nous recommande de ne pas penser le mal de notre prochain, c’est de chercher en nous la force de faire le bien. Cette force, nous ne savons peut-être pas que nous l’avons, nous n’imaginons même pas quelle forme, quelle intensité elle peut avoir. Mais, c’est par cela que tout doit commencer.

Si le Seigneur nous demande de nous fortifier, c’est qu’il sait que nous le pouvons. Cet ordre nous parle d’abord de notre ignorance, de l’ignorance de nos vraies limites. Nous ne pouvons pas nous complaire dans notre faiblesse parce-qu’en fait nous sommes plus forts que nous ne l’imaginons.

Dans notre vie spirituelle, bien souvent nous ressemblons à ces grand-pères qui au volant se traînent à quarante à l’heure sur les routes. Il suffirait qu’ils accélèrent, mais ils ne le font pas et les autres sont coincés derrière.

Accélérez ! Changez de vitesse, c’est l’ordre qu Dieu vous donne et vous répète aujourd’hui en disant :

– Fortifiez-vous…

En fait si le Seigneur peut exiger de nous que nous soyons forts, c’est qu’il a lui même placé en nous la force nécessaire. Sa force.

Notre esprit est faible, mais son Esprit est Saint, et cet Esprit habite en nous. C’est par lui que nous serons forts.

Ce miracle que nous réclamons pour pouvoir obéir aux attentes de Dieu, il a déjà eu lieu et il ne tient qu’a nous de le rendre effectif, actif, de le mettre en œuvre. Dieu a déjà fait, à nous de vouloir.

Suivez mon exemple nous dit Dieu.

L’histoire de mes mauvaises pensées à la caisse de Mr Bricolage est universelle, elle vous concerne vous mais plus surprenant , très surprenant même, c’est aussi l’histoire de Dieu :

«  Comme j’ai eu la pensée de vous faire du mal lorsque vos pères m’irritaient… ainsi je reviens en arrière et j’ai résolu en ces jours de faire du bien à Jérusalem et à la maison de Juda… »

Quelle révélation ! Quelle confidence de la part du Seigneur !

Vous vous rendez compte, il revient en arrière.

Heureusement parce que sinon il n’y aurait pas de salut. Le Seigneur a eu une pensée et il est revenu en arrière.

Qui êtes-vous vous qui prétendez ne pas pouvoir changer, ne pas pouvoir faire machine arrière quand vos pensées vous emportent ?

Quel est cet orgueil qui vous étouffe et vous empêche d’obéir à Dieu ?

Dieu est revenu en arrière, et il est revenu en arrière en ce qui vous concerne vous personnellement : Il a détruit l’acte qui vous condamnait. Vous n’avez pas d’autre choix, vous devez vous aussi revenir en arrière. Vous ne devez pas vous laisser emporter par vos pensées.

Vous devez obéir et ne pas vous laisser emporter par vos sentiments, vos émotions.

La voiture qui vous emporte sur le chemin de la vie, n’est pas une voiture folle, elle a aussi une marche arrière.

Sur cette route que nous avons à suivre, nous avons vu successivement que nous disposions d’un accélérateur et d’une marche arrière. Peut-être serait-il temps de nous préoccuper de la direction à suivre. Quelles-sont les vrais bonnes pensées qui doivent occuper notre esprit ? Une fois que nous avons chassé le naturel, par quel surnaturel devons-nous le remplacer ?

« Jugez dans vos portes selon la vérité et en vue de la paix… »

Voilà le programme, la direction, le principe, la route àa suivre. Un but est fixé : la paix. Le moyen d’y arriver nous est donné : la vérité.

Considérons d’abord le but : la paix. Il est important de savoir où l’on va pour considérer notre avancement. Dieu nous fixe comme but la paix. C’est important de savoir cela car ce but ne nous est pas naturel. Ce que nous cherchons nous, ce n’est pas la paix, c’est la victoire.

Nous cherchons à imposer notre point de vue. Nous n’avons pas de repos tant qu’il n’a pas triomphé.

Pas de repos, pas de paix.

En fait nous croyons que la paix ne pourra survenir qu’après notre victoire. Alors, nous faisons la guerre. Pour gagner, pour que notre victoire devienne notre paix.

Même si nous disons que nous cherchons la victoire de Dieu, c’est en fait notre victoire que nous désirons.

Aujourd’hui, Dieu ne nous parle pas de victoire, il nous parle de paix. Il nous dit de chercher la paix, d’aimer la paix. Cette paix sera notre victoire. Cette paix sera la victoire, parce que la paix, c’est la victoire de tous. Pour Dieu la paix précède la victoire et non l’inverse.

C’est parce que les hommes n’ont rien compris que leurs guerres sont toujours à recommencer. Dieu nous rappelle aujourd’hui qu’une victoire ne procure jamais la paix, mais que de la paix découle la vraie victoire, celle de tous.

« Si vis pacem parabellum » disait la sagesse des romains. Si tu veux la paix, prépare la guerre…

Faux nous dit Dieu. La guerre n’est jamais le chemin de la paix. Si il y a la paix après la guerre, c’est seulement parce qu’on ne peut pas se battre tout le temps. Fausse paix que celle construite sur l’épuisement de l’autre.

« Si vis pacem… », si tu veux la paix… Bien sur que je veux la paix, mais comment ? Le chemin de la paix, c’est la vérité.

« Que chacun dise la vérité à son prochain… » (v16)

Le chemin de la paix, c’est la vérité. Nous ne sommes pa pour la plupart d’entre nous des menteurs. J’entends par la des menteurs professionnels, en principe nous disons la vérité.

Nous disons la vérité et il y toujours la guerre, la défaite.

– Jurez-vous de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité ? Question rituelle posée par la justice aux témoins d’un procès.

Question rituelle mais question judicieuse, en effet il ne suffit pas de dire la vérité, il ne suffit pas de dire rien que la vérité, encore faut-il dire toute la vérité.

C’est là que cela devient dur.

Dire toute la vérité, c’est dire nos forces, ce qui nous conforte, mais aussi confesser nos faiblesses, les reconnaître. Dire que l’on est croyant, que Dieu agit, qu’il nous a fait des dons, qu’il nous a doté de qualités, mais reconnaître aussitôt que nous avons des défauts, des travers, des faiblesses. Cela aussi est la vérité.

Dire la vérité, c’est dire à quelqu’un que l’on ne le comprends pas, mais rajouter immédiatement que l’on est encore sous le coup des préjugés, de l’ignorance en ce qui le concerne.

ON ne dit la vraie vérité, celle qui mène à la paix que si l’on dit toute la vérité. Pour pouvoir dire la vérité encore faut-il l’accepter pour soi, la reconnaître.

Quelle est votre vérité ? Votre vraie vérité ? Êtes-vous capable de regarder jusqu’au plus profond de vous même et de l’assumer ? Si vous ne le faites pas, la vérité n’est pas en vous, et vous n’aurez pas la paix.

Je voudrais terminer ce message par une considération d’ordre tout à fait pratique. Je crois que vous avez compris, je crois que vous savez ce qu’il faut viser à tout prix : la paix et non la victoire. Vous avez aussi compris que le chemin de la paix, c’est la vérité. Non pas une petite vérité au rabais, mais la vérité vraie, la grande, la vérité qui est toute la vérité.

Il ne suffit pas de ne pas être menteur, il ne suffit de dire la vérité, encore faut-il aimer la vérité.

Il ne suffit pas de vouloir la paix, encore faut-il ne pas vouloir la guerre, encore faut-il aimer la paix. C’est alors et alors seulement que nous vivrons la victoire, la victoire sur nos mauvaises pensées, c’est à dire sur nos pensées de mal contre notre prochain. Vous avez compris aussi que ce chemin vous avez la force de l’emprunter.

Vous avez compris et vous voulez vous engager dans cette voix n’est-ce pas ?

Alors il va falloir en tirer les conséquences. Les conséquences pratiques. Il va falloir acheter d’autres chaises, compléter l’équipement de cette pièce parce que bientôt, nous serons plus nombreux, beaucoup plus nombreux, dix fois plus nombreux :

V23

 Ainsi parle l’Éternel des armées:

En ces jours-là, dix hommes de toutes les langues des nations

saisiront un Juif [ un membre du peuple de Dieu]

par le pan de son vêtement, et diront:

Nous irons avec vous, car nous avons appris que Dieu est avec vous.

Amen !

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