Suis-je vraiment sauver. Comment en être sur?

Voici le message du 26 novembre 2017.

Introduction – Le salut une folie pour se monde.

L’évangile est clair, candide et il n’est pas toujours agréable. Il va à l’encontre de ce que prêche le monde. Bien sûr nous parlons souvent que la grâce de Dieu sauve, qu’il est amour, qu’il nous aime infiniment, qu’il a tout fait pour que nous soyons vraiment pardonnés, qu’il nous accompagne chaque jour, qu’il répond à nos prières et tant d’affiches commerciales que nous n’hésitons pas à placarder dès que le moment est propice. Mais soyons honnêtes, si tout était aussi rose, si Dieu était tout simplement amour et que tout le monde est beau et gentil, alors nous ne serions pas si peu nombreux dans cette église. Si Dieu sauve avec puissance, alors pourquoi nous retrouvons si souvent silencieux lorsque c’est le moment de le proclamer haut et fort. Pourquoi n’osons-nous pas parler de peur d’être rejetés, incompris, mal vus, ou tout simplement de se dire que de toute façon cela ne va rien changer, la personne en face de moi n’acceptera pas Christ ? Car l’évangile n’est pas aussi rose, pas aussi facile. La bonne nouvelle de Christ vient avec une clause complètement à l’opposé de ce que le monde propose. Ce point de contention est présent dans toutes les religions, mais la foi chrétienne est la seule à le gérer de manière différente et improbable. L’homme est mauvais, il n’est pas à son optimum, il a une nature qui le pousse à pêcher, l’homme est corrompu, il est séparé de Dieu, il s’est rebellé contre Dieu. Il a cassé la loi de Dieu et Dieu, parfaitement saint, créateur de toute chose, complétement juste a passé sa sentence : la mort, la mort physique et éternelle. Donc pour commencer l’histoire de Jésus Christ, nous sommes obligés de parler du mal qui nous environne si facilement, et du besoin que nous avons de nous repentir, de nous humilier, de déclarer notre besoin de Dieu et vouloir changer notre façon de vivre pour honorer Dieu. Et cela c’est beaucoup moins agréable à dire. Nous vivons en effet dans un monde où dire que cela ne va pas n’est pas tabou nécessairement, mais dire que le problème vient de moi, vient du plus profond du coeur de chacun, prendre ses responsabilités et s’humilier devant Dieu, abandonner sa vie pour le laisser nous donner une autre nature n’est pas facile. Satan s’est assuré que le monde sache qu’il ne va pas, mais il a construit un système complexe, où l’homme doit s’améliorer, prouver qu’il est meilleur que l’autre. L’homme rejette sa propre responsabilité pour blâmer l’autre. Et c’est en soi que la grâce de Dieu est unique à la foi chrétienne et va complètement à l’opposé du royaume de Satan qui est centré sur l’homme et ce qu’il peut faire. C’est la grâce de Dieu complète, efficace, assurée et permanente qui n’existe nulle part ailleurs. Dieu pardonne sans condition. Il pardonne, au début de notre route avec lui, il n’attend rien, il a payé le prix. Il nous prend tels que nous sommes, dans notre péché, notre violence, notre rébellion, notre dépression, notre faiblesse et il nous pardonne, c’est le commencement de notre vie avec Dieu. La grâce de Dieu est la solution de Dieu pour sauver les hommes, cet amour
sans condition qui marque le début de notre relation et non le but de notre service est unique et n’existe nulle part ailleurs. Satan, n’arrive pas à faire illusion de l’amour dans ce monde, cela ne vient que de Dieu, Satan ne peut pas imiter et corrompre cette notion. Dieu est amour, nous ne méritons rien et il a payé le prix il y a 2000 ans pour notre péché, sur la croix à Golgotha. Mais il faut reconnaitre notre besoin de Christ, notre mort et notre perte sans la grâce de Dieu pour couvrir nos fautes. Je ne vous apprends absolument rien, je pense, en citant cette petite introduction à vous qui êtes là, à vous qui avez accepté Christ et sa grâce, son pardon.

Qu’en est-il de mon salut ?

Mais là où je veux vous emmener ce matin, c’est répondre à une question qui, j’en suis convaincu, passe à un moment où un autre dans la tête du Chrétien. Une question personnelle, subjective, qui est propre à chacun, et que peu de gens, en effet, osent poser publiquement. Comment puis-je être certain que j’ai vraiment reçu le salut de Dieu ? Comment puis-je être certain que j’ai assez accepté Dieu, que j’ai assez cru, que ma repentance a été assez grande ou suffisante pour que Dieu fasse son oeuvre de grâce dans ma vie ? Alors pour les plus fins d’entre vous, vous aurez déjà remarqué que dans la question même il y a des fautes, s’assurer que nous avons fait quelque chose pour que la grâce de Dieu agisse est paradoxal en soi, l’évêque Augustin allait jusqu’à dire sur la grâce de Dieu que même choisir de suivre Dieu était une grâce et que cela ne venait pas de nous. Mais ce n’est pas le sujet ce matin. Je pars du principe que chacun d’entre nous ici sait ce que Dieu a fait, chacun d’entre nous connait l’oeuvre de Dieu pour pardonner nos péchés et tout et tout comme décris dans la Bible. Et je pars du principe que cela n’est pas remis en doute, nous savons que cela est vrai, je pars du principe que finalement tout ce que je viens de dire ce matin est redondant et que finalement, je viens de vous rappeler pendant 10 minutes déjà l’oeuvre du salut que vous avez tous accepté comme vrai dans votre coeur. La question de savoir si nous sommes vraiment sauvés, moi personnellement, pas mon frère ou ma soeur à coté de moi, mais moi, est complètement subjective. Elle n’a pas beaucoup de sens car notre raison le sait, mais notre coeur, à certains moments, se la pose. C’est la différence entre avoir la foi et être assuré que Dieu peut sauver et l’assurance, la foi, la confiance dans le fait que je suis sauvé par cette grâce en laquelle je crois. Comment puis-je être certain que j’ai vraiment cru en Christ et que je suis sauvé. Si nous sommes honnêtes ce matin, il y a des moments où cette assurance du salut n’est pas très claire. Oui nous savons que Dieu sauve, mais suis-je moi sauvé ?

Les réalités qui nous éloignent.

Il y a plusieurs choses qui peuvent affaiblir cette assurance de notre coeur en notre salut personnel. Une première réalité, le manque de résultats dans notre vie chrétienne, un impacte minime autour de nous. « J’ai été transformé, j’ai la puissance d’en haut qui vit en moi, mais si je regarde à ma vie, je ne vois pas grand-chose qui change, je ne vois pas de résultats. » Quelqu’un dans ce genre de situation peut devenir découragé et se demander si son salut est réel.

Une autre réalité qui peut venir voler l’assurance que nous avons d’être vraiment sauvés est la désobéissance. Nous sommes pris au piège dans notre péché, notre transgression, notre rébellion, même en étant chrétien nous rejetons certains aspects de la discipline de Dieu. Et à cause de cette désobéissance, qui est volontaire, on se pose naturellement la question : « suis-je vraiment un vrai croyant ?». Je ne parle pas ici d’un moment de faiblesse dans la vie du chrétien, mais bien de ce que nous réalisons que dans notre vie il y a encore quelque chose qui continue de désobéir à Christ, volontairement. On voit cela et on demande alors « suis-je vraiment sauvé ? »

Une autre chose, c’est d’être inconsistant. Il y a des moments où vous montez sur la montagne, nous levons les yeux au ciel, à l’église, au moment de la prédication, de la louange – je l’espère, où plus probablement en regardant une super vidéo sur YouTube qui nous encourage spirituellement. Et puis un jour plus tard, voir quelques heures plus tard, tout cela semble bien loin, bien confus, dans une situation dans laquelle nous ne voulons pas être et l’on se demande. Etre inconsistant dans ce qui nous attire, inconsistant dans nos émotions, nos désirs et on se demande si je suis vraiment sauvé.

Et la présence de ce péché dont vous n’avez jamais réussi à vous débarrasser, celui-là même que vous ne supportez plus, dont vous ne voulez plus. Celui-là qui vous suit depuis si longtemps, depuis des années et qui vous fait soupirer « si je suis vraiment un croyant, pourquoi ne puis-je pas avoir la victoire sur ce péché ».

La réalité de la tentation bien sûr. Satan nous tente à douter, nous doutons de la véracité des écritures, nous doutons de la gloire de Dieu, de la vérité de l’oeuvre de Christ, nous doutons finalement de l’existence de Christ et finalement parfois on se demande si on est vraiment sauvé, si tout cela n’était pas juste un rêve, une fable, une illusion. Cela est la tentation de Satan, mais pour certains, cela peut subvenir, à certains moments difficiles.

Une dernière chose que je mentionnerai, même si cette liste n’est pas exhaustive, c’est la sensibilité de chacun. Certaines personnes ont une personnalité qui les pousse à réfléchir sur eux-mêmes, à être craintives, à ne pas croire que de bonnes choses peuvent leur arriver. Et quand ces personnes regardent dans leurs pensées, leur esprit, alors elles se disent qu’avec tant de choses qui ne vont pas, avec cette peine constante et régulière, cette assurance que Dieu les a sauvés ne doit pas être réelle, pas pour elles. Non finalement, elles sont bien trop différentes du reste du monde pour que le salut, le pardon de Dieu, les vérités de la parole soient pour elles.

Il y a d’autres choses qui peuvent vous faire doutez d’être sauvés vraiment, se tenir éloigné du culte, ne venir qu’à certaines occasions, ne pas participer à la communion des frères et soeurs. Le manque de prières personnelles dans vos vies, ne pas lire la Bible et se ressourcer dans ce que Dieu veut dire, ne pas nourrir votre relation avec lui. Ne pas proclamer l’évangile de Christ autour de nous. Les tribulations qui vous tombent dessus, c’est horribles épreuves que l’on traverse parfois, la maladie, la mort d’un proche, un mariage qui ne marche pas. Toutes ces choses peuvent vous faire douter et vous poussez à vous demander si vous êtes vraiment sauvés. Cette question peut surgir dans un coin de votre esprit et vous déranger longuement.

Soyons clair, je ne dis pas que toutes ces choses, ces réalités vous font perdre votre salut. Votre salut est fixé par l’oeuvre de Christ et non par ce que vous faîtes ou non, c’était mon point de départ de ce message. Je parle de votre assurance à vous, votre pensée, votre confiance peut vaciller. Ce moment où chaque chrétien se demande. « Est-ce que je crois vraiment ? Suis-je vraiment sauvé ? »

L’assurance du salut: Abba Père !

Le passage d’aujourd’hui que je vais maintenant lire va donner une réponse merveilleuse et puissante à cette question.

Galate 4 : 1 à 7. Illustrons ce que je veux dire. Aussi longtemps que l’héritier est un enfant, il ne se distingue en rien d’un esclave. Bien qu’il soit le propriétaire de tout le patrimoine, 2 il reste soumis à l’autorité de tuteurs et d’intendants jusqu’au terme fixé par son père. 3 Nous aussi, lorsque nous étions des enfants, nous étions de même asservis aux principes élémentaires qui régissent la vie dans ce monde. 4 Mais, lorsque le moment fixé par Dieu est arrivé, il a envoyé son Fils, né d’une femme et placé par sa naissance sous le régime de la Loi, 5 pour libérer ceux qui étaient soumis à ce régime. Il nous a ainsi permis d’être adoptés par Dieu comme ses fils. 6 Puisque vous êtes bien ses fils, Dieu a envoyé dans nos coeurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, c’est-à-dire « Père ». 7 Ainsi donc, tu n’es plus esclave, mais fils, et, puisque tu es fils, tu es héritier des biens promis, grâce à Dieu.

Enormément de choses à dire dans ce passage, sur le fait que nous sommes adoptés dans la famille de Dieu, nous sommes fils et filles de Dieu. Dans Jean 8 Jésus dit « vous êtes incapables de recevoir mes paroles. Votre père, c’est le diable, et vous voulez vous conformer à ses désirs ». Nous ne faisons plus partie de cette famille nous qui avons accepté Christ, nous avons été voulus par Dieu et nous sommes maintenant des héritiers de sa famille. C’est tout de ce que j’ai déjà un peu touché et plus sur la grâce de Dieu et ce plan parfait du Seigneur. Mais l’heure tourne et je veux sauter directement au point qui nous intéresse. Le verset 6 que beaucoup connaissent, mais dont nous ne saisissons pas pleinement toutes ses implications :

« Puisque vous êtes bien ses fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, c’est-à-dire « Père » ».

Parce que vous êtes fils et filles de Dieu, Dieu envoie son esprit dans votre vie. Le fait est que vous êtes enfant de Dieu, dès que vous lui donnez votre vie, vous êtes enfant de Dieu. Comme je le disais au début, cela se fait au début du chemin, pas en cours de route, pas à la fin quand Dieu étale notre vie. Cela se fait au début quand on reconnait notre besoin du salut. Vous avez reconnu votre besoin d’être sauvé, vous avez accepté le sacrifice de Dieu pour vous, alors à ce moment-là, il y a quelques jours où plusieurs années votre position a changé de manière permanente et vous êtes devenus fils et filles de Dieu. Et à cause de cela Dieu vous a donné son Esprit.

Éphésiens 1 :13 : Et en Christ, vous aussi, vous avez entendu le message de vérité, cet Evangile qui vous apportait le salut ; oui, c’est aussi en Christ que vous qui avez cru, vous avez obtenu de Dieu l’Esprit Saint qu’il avait promis et par lequel il vous a marqués de son sceau pour lui appartenir.

On ne peut pas enlever un sceau, on ne peut pas revenir en arrière, parce que nous avons cru en lui, nous sommes scellés, nous sommes marqués. Parce que nous sommes à lui de manière permanente, alors il nous a donné le Saint Esprit. Comment savons-nous que nous avons l’Esprit de Dieu ? Vous êtes là ! Vous êtes ce matin à l’église, vous recherchez sa parole, vous n’êtes pas en train de dormir, de regarder la télévision, vous n’étiez pas dans une discothèque toute la nuit, non, vous avez fait le choix de venir ce matin pour écouter, pour obéir, pour chercher Dieu, pour le louer, pour l’adorer. Bien sûr un enseignement complet vous indiquerait beaucoup mieux pourquoi
vous pouvez être sûrs que l’Esprit de Dieu habite en vous, mais à partir du moment où vous faîtes le choix de vouloir le connaitre, alors cela ne peut venir que du Saint Esprit qui habite en vous.

1 jean 2 :27. Quant à vous, l’Esprit dont vous avez été oints par le Christ demeure en vous. Vous n’avez donc pas besoin que l’on vous instruise, car cet Esprit dont vous avez été oints vous enseigne tout. Et si vous avez l’Esprit de Dieu c’est parce-que vous êtes fils et filles de Dieu, adoptés dans la famille de Dieu, et que Dieu vous l’a donné. Vous êtes sauvés.

Toujours pas convaincu ? La deuxième partie de ce verset qui va compléter cette notion et la rendre irréfutable, quelque chose de très spécifique que Paul explique :

Puisque vous êtes bien ses fils, Dieu a envoyé dans nos coeurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, c’est-à-dire « Père ».

Votre coeur crie Abba ! Père ! Ce n’est pas une idée générique, c’est quelque chose de très spécifique. Le Saint Esprit crie en vous, fait crier votre coeur Abba ! Papa ! ce mot Abba qui veut dire papa c’est le diminutif araméen de papa. C’est ce qu’un enfant dit à son père quand il lui dit qu’il est spécial pour lui, quand il lui dit que cette relation est unique et que personne d’autre ne peut être appelé de la sorte : papa ! Et l’Esprit crie, votre coeur crie Abba, papa ! Quand tous les doutes vous assaillent que faîtes-vous ? Rejetez-vous Dieu ? Quand le péché reste collé à vous que faîtes-vous ? Vous éloignez- vous de ses paroles ? Quand vous êtes tentés, déprimés, tristes, que vous ne ressentez plus rien, que vous êtes déçus de vous-même et que vous êtes au fond du puits, que faîtes-vous ? Vous abandonnez tout et vous allez essayer autre chose ?

Non, vous êtes là ce matin et l’Esprit de Dieu qui habite en vous crie Abba ! Papa ! Père ! Si vous vous demandez si vraiment vous pouvez être sauvés malgré votre péché, vos faiblesses, si cela parait tellement improbable parfois d’être adopté, aimé, voulu, désiré, héritier dans le royaume de Dieu que vous en doutez mais que vous vous tournez alors vers votre Père pour avoir les réponses, pour avoir l’assurance, alors l’Esprit de Dieu qui habite en vous crie
Abba, Papa ! Alors il est en vous, alors vous êtes sauvés. C’est parce que nous sommes dans un monde que Satan a complètement perverti que nous sommes parfois si confus sur l’oeuvre de Dieu qui est une folie pour ce monde. C’est pour cela que nous nous perdons régulièrement et que tant de questions nous assaillent. Mais soyez sûrs d’une chose, c’est que si votre coeur cherche le Père, cela ne peut l’être que par l’Esprit de Dieu. Si vous criez Abba ! Père ! Si votre réaction est de vous tournez vers lui alors la Bible le dit c’est l’Esprit que Dieu a envoyé dans nos coeurs qui vous pousse car vous êtes tous fils et filles de Dieu, héritiers de son royaume.

Bénédiction

Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Car ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. En effet, vous n’avez pas reçu un Esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la crainte : non, vous avez reçu l’Esprit qui fait de vous des fils adoptifs de Dieu. Car c’est par cet Esprit que nous crions : Abba, c’est-à-dire Père ! L’Esprit Saint lui-même et notre esprit nous témoignent ensemble que nous sommes enfants de Dieu. Et puisque nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et donc cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour avoir part à sa gloire.

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